Mystica

Lectures de Sabbata

Vendredi 13 février 2015 à 15:09

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2015/81Sdqwn7XfLSL1500.jpgOn ne devient pas le tueur parfait par hasard.
 
Gaelan Feu du Ciel est un fermier, un époux heureux et un père de famille ; bref, un homme simple et discret. Pourtant, il est aussi immortel, et d’un talent inégalé pour les arts de la guerre. À travers les siècles, il a arboré de nombreux visages, mais bien trop souvent les événements l’ont sorti de l’ombre pour faire de lui un héros, portant ses différents noms à la postérité. Cette fois-ci, sa nouvelle mission commanditée par la dangereuse courtisane Gwinvere Kirena pourrait bien détruire tout ce en quoi il a toujours cru.


La série initiale comporte trois tomes mais cela se fait de plus en plus de publier une nouvelle pour raconter l’origine de la série. Milady en est friand et il faut dire que les auteurs anglophones adorent faire ça.

C’est donc une courte nouvelle que j’ai pu rapidement lire… ou rapidement expédié, au choix. Si la question se posait, non, je n’ai pas accroché à cette histoire pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, bien que ce soit une nouvelle, je n’ai pas trouvé l’histoire utile, on a plus l’impression que c’est une excuse pour avoir oublié d’écrire le passé du personnage principal dans la série. Peut-être que les tomes ont une façon propre de traiter l’histoire et que ça convient aux fans de la série. Passons.

Mais il y a un problème avec cette nouvelle. Déjà, elle se passe avant la série, jusque-là, tout va bien, sauf quand on rajoute en plus des flashbacks, sans réel indications au niveau de la forme, il n’y a pas de dates donnés, on dirait des pensées désorganisées. Si le lecteur a une seconde d’inattention, il est perdu.

Enfin, je dirai que je ne comprends pas bien le but de cette nouvelle. Vous pourriez me dire : « bah c’est simple, lis la série et tu comprendras. » Eh bien non, ce n’est pas aussi simple. Pour moi, une nouvelle doit donner envie de découvrir la suite, comme ce fut le cas pour la série Alpha et Oméga de Patricia Briggs, ou Yasmine Galenorn avec les Sœurs de la Lune, et j’en passe.

Un dernier point plus personnel. Je lis peu de fantasy en ce moment, mais à chaque fois, il est question d’assassin et je dois avouer que depuis avoir lu Robin Hobb, j’ai du mal à trouver mieux. C’est donc cette auteure que je vais suivre.

Mardi 23 décembre 2014 à 18:48

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/lesloupsderiverdancetome1lucas535345.jpgLucas parcourt les États-Unis sans jamais oser poser ses bagages. Le jeune homme se sait traqué. Pourtant, lorsqu'il s'installe dans cette petite ville des North Cascades, il ne peut s'empêcher d'espérer autre chose de la vie. Au point de baisser sa garde. Jusqu'au jour où les ténèbres de son passé le retrouvent et commencent à massacrer méthodiquement son entourage. Son salut viendra de Marcus. Un homme beau, fort, plus âgé, qui fait battre le coeur de Lucas. Mais Marcus est avant tout un loup-garou et la nature même de Lucas est pour lui une abomination...

Pour commencer, il faut signaler que la couverture est très attirante, j’aime beaucoup les couleurs et je trouve que l’ensemble forme quelque chose d’harmonieux. Mais passons à l’avis après lecture.

Nous suivons un jeune homme nommé Lucas, un personnage perdu qui va de ville en ville, qui tente de se protéger de tout, de faire profil bas. Il ne veut blesser personne, ne cherche pas à nuire, par contre, il tente du mieux qu’il peut de se préserver, tout en demandant de l’attention et un peu d’amour. On sent dès le début que sa vie passée n’a été que souffrance et c’est possible qu’il attire le malheur malgré lui.

C’est un personnage qui aurait pu se montrer attachant… s’il n’était pas aussi étrange, complexe et contradictoire avec ses propos, ses envies et ses actions. C’est un jeune homme qui ne s’assume pas entièrement, qui a peur, ne s’affirme pas. Parfois, j’ai même l’impression qu’il aime donner le bâton pour se faire battre. Quant à ses histoires d’amour, je ne les trouve pas… épanouissantes, on joue avec lui, il n’est pas aimé pour ce qu’il est. Même quand enfin, il trouve quelqu’un de bien en la présence de Marcus, le comportement de ce dernier ne me plait pas du tout. C’est quoi cette manie de partir pour mieux revenir comme si de rien n’était ?

L’histoire est intéressante, mais pour une série qui se nomme « Les Loups de Riverdance », je ne trouve pas qu’on en parle beaucoup, peut-être qu’il aurait mieux fallu changer le nom de la série pour qu’elle soit en accord avec ce premier tome. Après, je conçois qu’il est difficile de trouver quelque chose d’adéquate et peut-être que ce premier roman est une sorte de mise en place.

Je suis partagée sur cette lecture. Lucas est quelqu’un qu’on a envie de voir s’épanouir, mais il a un comportement qui m’énerve, un peu comme ces héroïnes en manque d’amour dans les séries américaines à succès. C’est dommage, car cette lecture changeait un peu de la bit-lit classique, et pourtant, il y a comme un goût d’inachevé. Je tenterai de relire ce roman quand j’aurais l’esprit un peu plus tranquille.

Dimanche 21 décembre 2014 à 16:11

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/CVTLessorcieresdeNorthHamptontome2Ledouxba5858.jpgJoanna et ses deux filles, la sage Ingrid et l’impétueuse Freya, savourent la paix retrouvée dans leur petite ville de North Hampton. Quand Freddie, le frère jumeau de Freya, réapparaît soudain après des siècles d’emprisonnement, la jeune fille commence par se réjouir. Car son frère adoré est forcément innocent. Mais c’est Killian, le fiancé de Freya, que Freddie accuse… Ingrid, de son côté, est amoureuse de Matt Noble, le séduisant inspecteur de police. Mais entre une sorcière et un mortel qui ne croit pas à la magie, une histoire d’amour est-elle possible ? Joanna, quant à elle, est contactée par l’esprit d’un mort et forcée de se replonger dans de douloureux souvenirs. Les trois femmes pourront-elles préserver leur équilibre, et sauver ceux qu’elles chérissent ?

Autant le premier tome était sympa à lire, autant celui-ci est assez… nunuche par moment (oui, c’est le mot que je cherchais). Pourquoi nunuche ? Eh bien, commençons par le début.

Dans le tome 1, nous suivions les aventures d’une mère et de ses deux filles, une totalement libérée, une autre un peu coincée. Au final, elles vivent pleins de choses, il y a des rebondissements et on est content, ou presque.

Dans ce second volet, un nouveau personnage entre en jeu. Il est différent du trio et semble d’une certaine manière les diviser. Une autre chose, freya, la plus libérée, est folle amoureuse de son bel amant qu’elle a retrouvé, mais un grain de sable s’immisce dans le couple parfait, tandis qu’Ingrid sort de ses gongs un peu pour un rien.

Bref, la magie ne prend pas avec cette lecture. Je ne sais pas si c’est parce que ce n’est pas le moment pour moi de lire ce genre de roman, ou si c’est tout simplement le fait que je ne supporte plus vraiment l’écriture de cette auteure. Il y a de l’idée dans ce roman, beaucoup de choses se passent, l’histoire pourrait être très intéressante s’il n’y avait pas quelque chose de niais dans le style.

Ce n’est pas un avis très développé, j’en suis désolée, mais honnêtement, je ne sais pas quoi dire de plus. Je suis sceptique sur l’avenir de cette série, et ce n’est peut-être pas si mal que la série TV ait changé de direction. A voir avec le temps.

Vendredi 17 octobre 2014 à 16:07

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/lredesmiraclestome1lchiquierdesdieux495539.jpgSuite à l'échec de sa dernière mission quelques années auparavant, Justin March, enquêteur du Bureau de surveillance des sectes et cultes, s'est exilé au Panama où il a sombré dans les addictions qui l'ont toujours tourmenté. Mais à présent la République le rappelle à son service pour enquêter sur une série de meurtres rituels. Aidé dans sa tâche par une Prétorienne, Mae Koskinen, combattante invincible à la beauté surnaturelle, Justin va devoir affronter des forces bien plus redoutables qu'il ne l'imaginait. Car dans l'ombre, des puissances se regroupent, prêtes à reprendre le contrôle de ceux qu'ils ne considèrent que comme des pions sur leur échiquier.

Mon avis pour ce roman est difficile à donner car je dois avant tout comprendre de quoi on parle, de quoi il est question, or, dès la première page, je n’ai absolument pas compris l’histoire. Il y a beaucoup de personnages, certains sont quasi inaccessible pour l’imagination, on ne sait pas d’où ils sortent, comme le monde dans lequel ils vivent. On comprend que c’est dans un futur plus ou moins proche, avec un système particulier, mais on est lâché sans explication, un peu comme certains romans de science-fiction, mais est-ce de la science-fiction ? Je m’attendais à de la Bit-lit, au final, je ne sais pas vraiment ce que je lis. Mae est un personnage intriguant, que j’ai tout de suite aimé, contrairement à Justin que je trouve étrange, il ne m’inspire pas beaucoup, d’ailleurs.

Il y a une intrigue qui se met en place, des dieux mélangés à de la science, les idées fusent et vont dans tous les sens. S’il y a bien quelque chose qu’on ne peut reprocher à l’auteur, c’est son imagination, sa manière d’allier plusieurs thèmes et de casser les codes. Le seul souci, c’est d’adhérer depuis le début.

J’ai eu du mal à le lire, pourtant, je suis mécontente de ma lecture car j’ai l’impression de passer à côté de quelque chose. Faut croire que la rentrée ne me réussit pas. C’est certainement un livre que je tenterai de relire dans un futur plus ou moins proche, mais pour le moment, je ne continuerai pas cette série. Ne vous découragez pas pour autant, car c’est une histoire qui a du potentiel, je n’ai juste pas été capable de le voir lors de cette première lecture.

C'est une nouvelle fois une lecture qui me met mal à l'aise. Décidément, je m'interroge peut-être un peu trop sur mes choix de lectures, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi je passe d'un roman qui me ravit à un autre qui me laisse perplexe. Si ça continue, je vais finir par croire que j'ai besoin de consulter quelqu'un, ou de changer radicalement mes genres de lectures. A méditer.

Vendredi 20 juin 2014 à 9:37

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/71dPHThUC9LSL1051.jpgJones prévoyait l'avenir. Non pas à la façon vague d'un diseur de bonne aventure, mais de manière précise, dans tous ses détails. Il se souvenait de l'avenir. L'ennui, c'était que son don était limité à une année. Et le drame, c'était qu'il ne pouvait rien changer à ce futur certain.
Il savait ce qui allait lui arriver. Et ce qui allait arriver à toute l'humanité en un temps où d'étranges créatures, les dériveurs tombaient de l'espace interstellaire sur toutes les planètes du système solaire, y compris la Terre.
De quoi devenir un Prophète, un Messie, bouleverser l'ordre déjà ébranlé d'une Terre mal en point et la charger des chaînes de l'avenir. Pour l'Eternité ?

C’est le deuxième roman de Philip K. Dick que je lis. Malheureusement, la magie ne prend pas avec moi pour ce roman, alors que j’avais trouvé Les Marteaux de Vulcain plutôt sympa. Sans le vouloir, je me rends compte que cet auteur aimait les planètes dont le nom est en lien avec les anciens dieux romains. De plus, c'est de la science-fiction facile d’accès, qui ne demande pas une grande connaissance de la technologie. Normalement, j’aurais dû aimer ce livre car l’humain est au cœur de l’histoire, ses choix, son libre-arbitre, un prophète qui peut devenir dictateur mais qui ne fera pas long feu. Enfin, ce livre fait à peine 200 pages, mais une semaine ne fut pas de trop pour le lire. Que s’est-il passé ? Est-ce qu’il faut un bon moment pour pouvoir lire cette œuvre, ou suis-je tout simplement pas faite pour lire du Dick ?

Prenons d’abord le thème : le libre-arbitre. Il est vu et revu dans la littérature à toutes les sauces, et ici, on le perçoit sur un fond de SF. C’est bien amené, il y a une réelle réflexion derrière, mais j’ai l’impression qu’on peut mieux le percevoir au cinéma, sachant que cet auteur a été plus d’une fois adapté au grand écran, je me demande si cela n’influence pas mon propos.

Ensuite, les personnages. Il y en a, on retient certains, mais c’est ambigu. Je n’arrivais parfois pas à faire le lien entre eux, comme s’ils venaient de dimensions différentes. Il y a une succession d’événements, on en voit certains, puis ils disparaissent un moment avant de revenir sur le devant de la scène, des décisions sont prises et elles ne semblent pas perturbés nos personnages. Au final, ils sont tous dans une fatalité insupportable.

Je pense aussi que le sujet est hors du temps, c’est presque obsolète pour un public actuel, peut-être est-ce là que ça bloque. Le fait de donner une date alors qu’on l’a dépassé, d’appeler des objets qui ont un nom bien défini (je prends l’exemple de la machine à écrire électronique que l’on connaît sous le nom d’ordinateur). C’est aussi pour ça que le Steampunk prend le pas sur la SF, car généralement, ce nouveau mouvement arrive à mêler tradition, création sans tomber dans le ringard, mais ceci est un autre débat.

En bref, un peu déçue de ma lecture que j’ai perçue comme un poids à soulager. J’ai l’impression d’avoir subi la lecture, alors que je devrais l’apprécier. C’est dommage, car je persiste à croire que l’auteur est un génie de son époque, on verra bien si j’ose lire un autre de ses romans.

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