Mystica

Lectures de Sabbata

Mardi 3 mars 2015 à 11:06

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2015/sauveteur.jpgJe suis le sauveteur de touristes. C'est mon métier, une sorte de détective privé ne travaillant que sur des affaires de touristes en perdition. Les cas les plus courants sont les emprisonnements pour trafic et consommation de drogues illégales, mais les plus intéressants sont les disparitions, volontaires ou non.
Cette histoire est celle de ma première enquête. Elle m'entraîne à New York, Bangkok, Goa, Tanger et Alice Springs, à la recherche d'Émilie. Émilie, la fille qui peut détruire notre monde. Si elle le veut.


Pour commencer, un grand merci aux éditions Taurnada pour leur confiance et ce partenariat qui me permet de découvrir des histoires hors du commun. Chaque mois, je peux ainsi découvrir une nouveauté dans un genre que je lisais rarement jusqu’à aujourd’hui : le roman policier ou thriller.

Pour ce roman, je dois par contre mettre un petit bémol, car le sujet est au final un sujet assez actuel, que j’ai pu voir dans un film, mais aussi dans un autre roman policier que j’avais beaucoup aimé. Je préfère ne pas en dire plus, car ce sujet apparaît assez loin dans l’histoire et c’est ce qui m’a permis d’apprécier le roman, car le début était assez difficile.

Pour être un peu plus claire, il y a un enchainement d’événements, le héros voyage énormément pour sa mission, c’est une sorte de chasse au trésor avec de nombreuses étapes. Ça me rappelle un peu les jeux d’enquêtes où il faut trouver le bon objet pour trouver l’indice qui va faire avancer l’histoire. A la moitié du livre, on comprend enfin que ça va plus loin que de retrouver une personne, on cherche une explication.

J’ai dit plus tôt que le début de l’histoire était difficile dans le sens où je me fichais un peu de ce qui arrivait au héros. J’avais vraiment envie de passer à autre chose et quand on lui propose de retrouver Emilie, j’avais encore l’idée d’avancer rapidement dans l’histoire pour la voir, comprendre où elle se trouvait. Quand tout se complique, c’est devenu intéressant, parce que le lecteur s’aperçoit que ce n’est pas aussi facile que ça. Elle est peut-être morte, cachée, les nombreuses aides sont parfois efficaces et parfois ne servent à rien. C’est dommage que ce côté « impossible à la retrouver » ne soit pas arrivé plus tôt, car j’ai aimé ce côté inaccessible qui s’est arrêté un peu trop vite.

Pour la fin, je suis assez partagée. Je ne pourrais pas dire si je l’ai aimé ou pas, parce qu’elle propose une suite qui ne verra peut-être jamais le jour, mais c’est ça qui est intrigant, car on peut imaginer ce qui va se passer après, comme on peut s’arrêter là.

Au niveau des personnages, je dois admettre qu’ils sont tous uniques. On a peu de descriptions, mais c’est amplement suffisant, car c’est l’aspect personnalité qui prend le dessus et pas le physique, ce qui donne une grande liberté d’imagination au lecteur. Certains n’aiment pas ça, moi, j’approuve.

Au final, c’était une lecture agréable. Ce n’est pas un roman qui sort de l’ordinaire pour moi, parce que j’ai eu d’autres références en tête, néanmoins, l’auteur a su attirer mon attention grâce à son écriture simple, sans fioriture, en allant à chaque fois à l’essentiel. Petit bonus pour les phrases en anglais et l’explication sous-entendue pour ne pas avoir besoin de traduire, c’était génial et j’aime ce genre d’initiative !

Vendredi 26 décembre 2014 à 16:15

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/imagehtml.jpgÀ sa sortie de l'hôpital psychiatrique, où il a séjourné un temps suite à une séparation douloureuse, Fred emménage dans une petite maison en arrière d'un immeuble, avec pour unique voisin Roland, ancien légionnaire d'une cinquantaine d'années.

Sur fond d'alcool et de rock'n'roll, une amitié trouble et déjantée va alors se nouer entre eux, dans le décor inamovible de leur cour commune que divise une vieille palissade en bois.
Jusqu'à ce que le passé s'invite à la fête…

C’est le second partenariat avec Taurnada Editions et on peut dire qu’au niveau originalité, ils sont forts ! Ce second roman que je vais chroniquer est une totale surprise à tous les niveaux.

L’auteur a opté pour la simplicité au niveau de l’intrigue, mais aussi dans le nombre de personnages. C’est une sorte de huit clos entre Fred, le nouveau voisin de l’immeuble, et Roland, un vétéran à la retraite. Mais que pourrait rapprocher un homme âgé et un quarantenaire sortant tout juste d’un hôpital ? Je vous le mets dans le mille : l’alcool et la musique, en particulier le rock and roll, qui vont aborder divers sujets en apportant leurs points de vue, leurs coups de gueule.

C’est un roman que l’on peut lire en écoutant les différents morceaux proposés par Fred, mais si vous êtes comme moi et que vous n’avez pas la patience d’aller chercher les références, vous pouvez imaginer les airs, à moins de connaître les morceaux et là, vous êtes au top.

Fred raconte donc sa nouvelle rencontre, sa vie après sa rupture difficile. Il a beaucoup de choses à dire, il pense beaucoup, et Roland n’arrange rien en voulant parfois imposer sa vision des choses. Il y a donc une sorte de combat de coqs qui s’installe de temps en temps, jusqu’à ce que le narrateur rencontre une nouvelle fois l’amour, mettant de la distance dans sa relation avec son voisin.

C’est un discours sur l’amitié, sur l’échange d’expérience. C’est aussi une recherche d’identité d’une certaine manière. Au début, j’ai trouvé ce roman divertissant sans voir où on allait. Et d’un coup, il y a eu LA révélation qui a tout changé. Et là, on ne peut s’empêcher de dire : « c’était ça ?! » jusqu’à ce qu’un nouveau rebondissement nous surprenne encore une fois.

Il y a du génie dans ce roman qui paraît simple alors qu’il est rempli de complexité. Je n’ai pas eu un coup de cœur pour ce roman, mais je dois admettre que je suis étonnée de sa portée qui ne peut pas vous laisser indifférent. La preuve, j’ai fini le livre il y a quelques jours et j’y pense encore. Une chose est sûre, vous n’allez plus regarder vos nouveaux voisins de la même manière après ça !

Samedi 13 décembre 2014 à 15:25

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782811213114175.jpgDruss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d'une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort. Dros Delnoch est une forteresse. C'est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l'Empire drenaï. C'est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l'envahisseur nadir.
Et le vieux guerrier est son seul espoir.


Pour les 30 ans de Légende, les éditions Milady ont décidé de marquer le coup en éditant une nouvelle fois ce roman avec une nouvelle couverture que je trouve sublime. Elle est sobre, le touché est agréable, ça donne envie de se plonger dans l’histoire.

J’avoue que c’est le premier roman de l’auteur que je lis (honte à moi, pas taper), car cela ne me disait rien avant. En commençant l’histoire, j’avoue avoir eu du mal au début, mais ne voulant pas lâcher l’affaire, j’ai continué. Il faut dépasser les 150 premières pages pour vraiment entrer dans l’histoire, suivre l’action. C’est aussi à peu près le moment où tous les personnages se réunissent, c’est pour cela que c’est plus facile, parce qu’au début, il y a des changements de personnages et de situations qui sont brutaux, il n’y a pas de réel transition et c’est perturbant. Puis ça va mieux.

Bon, très honnêtement, je n’ai pas réussi à retenir les noms de tous les personnages car il y en a beaucoup et très souvent, les romans de fantasy adoptent des noms parfois compliqués et difficiles à retenir, j’ai néanmoins bien aimé suivre les aventures de ceux qui m’ont marqué, à savoir Druss, Rek et Virae. Par contre, j’ai trouvé que la relation entre Virae et Rek s’était faite très rapidement, comme si c’était un coup de foudre, alors qu’ils ont du mal à s’entendre les premières heures. Après, je peux comprendre que dans un contexte comme la guerre, tout soit plus rapide, mais je tenais à le signaler car d’habitude, les personnages prennent le temps de se connaître (ou alors, on lit de la romance, mais c’est autre chose).

On est dans de la fantasy médiévale, c’est pour cela qu’il manque des créatures imaginaires, axant l’intrigue sur des hommes. Cela change des séries actuelles, qui aiment introduire des elfes ou des nains, néanmoins, j’avoue être la première surprise, car je suis habituée à lire ces séries qui mélangent différentes espèces, où la magie est monnaie courante. D’une certaine manière, c’est nouveau pour moi, j’ai appris ainsi qu’il y avait plusieurs style de fantasy.

La lecture a été longue, car je n’ai pas accroché à l’histoire de suite. C’est pas le genre de fantasy que j’apprécie en temps normal, mais il faut admettre que ce roman a quelque chose et au final, j’ai trouvé la lecture très agréable.

Mardi 25 novembre 2014 à 13:02

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782811208653.jpg1735, Londres. Haytham Kenway a appris à manier l'épée depuis qu'il est capable d'en tenir une. Alors, quand des hommes armés attaquent la demeure familiale, assassinent son père et enlèvent sa soeur, Haytham défend son foyer de la seule manière possible : il tue. Après ce drame, un mystérieux tuteur le prend sous son aile et l'entraîne pour faire de lui un assassin redoutable. Consumé par sa soif de vengeance, Haytham se lance dans une véritable vendetta.

Je suis contente de l’avoir terminé, parce que je suis surprise par ce tome. En effet, tout au long de ma lecture, je me suis demandée où voulait en venir l’auteur, le pourquoi de ce tome, le lien avec les personnages précédents, sans compter que je me suis aperçue qu’Ezio me manquait. La fascination première pour cette série est l’histoire des Assassins, leur parcours, leur crédo, leurs inventions et leur entraînement. Quand on change trop quelque chose, c’est risqué.

Pour commencer, c’est sous forme de journal que l’histoire prend forme. Nous suivons Haytham, un jeune anglais de bonne famille qui écrit depuis l’enfance. Il y a des sauts dans le temps de plusieurs années afin de le suivre tout au long de sa vie, mais du coup, où est l’intrigue ? Sauver sa sœur kidnappée le jour de l’assassinat de son père ? Décoder un livre qui livre les secrets d’une vie d’êtres supérieurs ? Pour faire quoi ? Et le personnage, est-il si aveugle que ça ?

J’avoue ne pas avoir compris l’intérêt de ce tome où beaucoup de choses sont prévisibles, de plus, pour la première fois, nous suivons les pas d’un templier et non d’un assassin. Certes, son père l’était, mais c’est son histoire à lui qui nous intéresse du coup (ce sera le cas dans le tome suivant : Black Flag).

Je suis donc déçue par cette histoire car elle ne suit pas la ligne directrice. On peut tout de même saluer l’ingéniosité de voir dans l’autre camp, mais c’est tout. Après, ça reste une histoire qui se laisse lire, mais ça ne va pas plu loin.

Ayant reçu Unity, je vais mettre de côté le sixième tome pour lire ce qui se passe en France. Pour le moment, le peu que j’ai lu est pas mal du tout. Sans doute qu’un point de vue féminin y est pour quelque chose.

Vendredi 21 novembre 2014 à 13:59

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/image.jpgLe psychiatre m’avait pourtant prévenu. Il ne fallait pas tenter cette plongée dans les abîmes, tout seul. Surtout pas ! Vouloir remonter le temps ou plutôt le dérouler sans l’aide d’un compagnon de route, d’un guide de haute montagne aguerri, grand connaisseur du terrain et de tous les pièges que représente cette virée dans les recoins de ma mémoire, c’était de la folie !

J’ai pris plaisir à lire ce thriller qui sort un peu du lot. Je n’en lis pas beaucoup dans ce registre, mais j’ai remarqué qu’il y avait une grande diversité dans ce domaine et c’est très plaisant. De plus, l’auteur a une affinité particulière avec le sujet, puisqu’il est avant tout psychiatre et psychanalyste, c’est intéressant de voir ce qu’un patient pourrait penser, pourrait ressentir.

C’est un livre qui se lit assez vite, il fait un peu moins de 200 pages, mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas de qualité, car il est bien écrit, j’ai trouvé que l’auteur avait des formulations travaillées, et comme l’histoire est racontée sous le point de vue du personnage principal, on sent une réelle réflexion du moment, à moins que ce ne soit de sa folie qu’il parle…

Le livre est perturbant. Pourquoi ? Parce qu’on ne sait pas vraiment de quoi il s’agit. Le narrateur explique qu’il est enfermé, puis il raconte la disparition de sa femme et sa fille, la dernière étant malade. Il ne sait pas où elles sont, s’il les reverra, sans compter qu’il part se reposer dans une sorte de camping qui lui rappelle un passé obscur. Il y a comme un malaise parce que le lecteur n’arrive pas forcément à suivre l’intrigue. Que veut nous raconter le personnage principal ? De quoi est-il question, au final ?

Puis la fin éclaircit tout. Le sentiment de malaise disparait peu à peu. C’est osé de faire ce roman sous le point de vue d’une personne folle, car il y a des moments de lucidité et des moments complètement surréaliste, me faisant parfois penser à Shutter Island. Mais pour tout comprendre, je pense qu’il faudrait écrire une sorte de suite sous le point de vue d’un autre personnage, néanmoins, la force de ce roman repose justement sur cette part obscure, qu’on ne comprend pas forcément.

Je ne dirai pas que c’est le roman de l’année, celui qui m’a transporté, par contre, je trouve que c’est une très bonne trouvaille et je suis heureuse d’avoir pu connaître ce roman.

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