Mystica

Lectures de Sabbata

Lundi 23 février 2015 à 20:10

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2015/9782290313237.jpgFitz, le bâtard royal, a survécu à sa première mission meurtrière, mais son contact avec la mort lui a laissé d’inaltérables séquelles. Revenu à Castelcerf, il retrouve celle qu’il a aimée, mais ne peut lui déclarer sa flamme sous peine de la condamner irrémédiablement. Car autour de lui, la Cour fourmille d’intrigue, les menaces se resserrent, la mort rôde. Il a pourtant quelques alliés dans la place : un prince qui lui fait découvrir les mystères d’une magie toute puissante, un maître assassin qui lui veut malgré tout du bien, et un loup, avec qui il partage lien étrange et périlleux...

J’ai pensé qu’il serait plus simple de donner mon avis sur chaque roman de Robin Hobb malgré l’intégrale que j’ai acheté il y a peu. Et pourtant, j’avoue ne pas savoir quoi dire sur ce second tome qui est très bien, mais qui me laisse comme un goût d’inachevé.

Fitz a survécu à la tentative d’assassinat de son oncle Royal, bien qu’il lui reste des séquelles. Sa relation avec Vérité s’intensifie, tandis qu’il s’éloigne de son ancien mentor Burrich. Quant à son amour pour Molly, il s’accentue davantage, si bien qu’on aimerait bien les voir finir ensemble, ces deux-là.

J’ai l’impression d’avoir manqué l’intrigue, parce que je ne sais pas quoi dire. Des complots se mettent en place, on découvre des alliances, des répercussions après des paroles ou des actes. On ressent une atmosphère très lourde, on sait que quelque chose d’énorme se prépare et pourtant, j’ai l’impression d’avoir laissé passer quelque chose, comme si je n’avais pas été assez attentive à l’histoire.

L’écriture est toujours aussi agréable et on sent que l’auteure sait où elle veut nous mener. Je vais sans doute faire une petite pause avant de lire le tome trois, parce que j’ai envie de finir cette intégrale, mais j’ai aussi une grosse envie de lire du steampunk et il y a un roman notamment qui me fait de l’œil en librairie.

Voilà, ce fut un court avis, mais je n’arriverai pas à faire mieux, ce soir.

 

Samedi 21 février 2015 à 12:11

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2015/love10.jpgDrew, la trentaine irrésistible, est associé dans une grande banque d'investissement new-yorkaise. Le pouvoir, l'argent, les femmes, absolument tout lui réussit. Très sûr de lui et arrogant, il assume son statut de beau gosse et enchaîne les aventures sans lendemain. Jusqu'au jour où une femme lui résiste. Kate Brooks est sublime, brillante, et ambitieuse... mais fiancée et inaccessible. Lorsqu'il la rencontre dans un bar et tombe sous son charme, il ignore encore qu'elle deviendra sa collègue quelques jours plus tard... Bouleversés par le magnétisme sexuel qui les aimante et engagés dans une rivalité professionnelle diabolique, ils vont jouer avec leurs sentiments, s'aimer et se détester. Drew, le séducteur invétéré, nous prend à partie et nous décrit la façon dont il tombe amoureux. Il nous confie avec autodérision et cynisme ce que les hommes pensent vraiment...

Pendant que beaucoup se ruent au cinéma pour aller voir le dernier film à la mode, j’ai décidé de lire un roman New Romance et de voir ce que ça donne, car il m’intrigue beaucoup depuis l’avis d’une cliente qui me l’avait recommandé pour son côté drôle et original.

Niveau originalité, je suis servie car nous suivons une romance sous le point de vue d’un homme, allant jusqu’à découvrir ses pensées les plus secrètes, sa manière de procéder, de combler le manque, ses réactions face à la gente féminine. Au début, je me suis dit que c’était osé de la part d’une femme de décrire quelque chose qu’on ne pouvait pas expérimenter, un peu comme Gilles Legardinier quand il donne le point de vue féminin dans Demain j’arrête alors que c’est une succession de cliché, mais après avoir parlé avec des hommes, il s’avère qu’il y a beaucoup de vrai dans ce qu’elle écrit.

Je n’ai pas bien compris la mise en page du roman qui faisait des blocs avant de sauter des lignes, est-ce que c’est pour montrer la succession d’idées masculines qui se succèdent au fur et à mesure ou est-ce simplement la maison d’édition qui a voulu inscrire une nouvelle forme ? Je ne saurais pas répondre à cette question et vous me direz sans doute qu’on s’en fiche, seule l’histoire compte. D’accord, mais j’essaie de voir tous les aspects.

Au niveau de l’histoire, j’étais contente qu’il n’y ait pas de succession de scènes hot, bien que la vie de Drew soit faite de luxure à tout bout de champ avant de se consacrer à une femme. Sa façon de décrire la vie est intéressante et j’adore le voir avec sa nièce, c’était les moments tendres de l’histoire qui lui donnaient plus de charmes encore que son physique avantageux.

Kate est le genre de femmes qu’on aime. Indépendante, sûre d’elle et ambitieuse, on est loin de la parfaite nunuche qui ne s’affirme pas. Au contraire, elle s’impose, sait ce qu’elle veut et même dans ses moments de fragilités, elle reste forte à sa manière.

Voir ces deux personnages se combattre pour un contrat était une très bonne idée, leur idylle a mis du temps à voir le jour, mais on ne tombe pas dans l’histoire d’amour facile et même quand on pense que c’est acquis, un grain de sable arrive pour tout remettre en question. J’ai également aimé l’évolution de Drew. En effet, même s’il change pour sa dulcinée, son côté très masculin reste toujours là, on ne passe pas du maître au toutou à sa maitresse.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé que c’était une romance qui marchait bien et qui se lisait très vite quand on était pris dans l’histoire (pour ma part, une journée, parce que je voulais absolument savoir comment ça allait se terminer) et ce roman m’a donné envie de lire d’autres livres de ce genre. Bien que la suite me tente, j’ai aussi envie d’essayer Dublin Street de Samantha Young. Si certains l’ont lu, je suis preneuse de vos avis J.

Lundi 29 décembre 2014 à 14:34

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/1053316gf.jpgAprès quelques années passées à enseigner à Baltimore, Shane Abbott est de retour à Sharpsburg, le village de montagne où elle est née, pour réaliser son rêve de toujours : restaurer la maison familiale et la transformer en boutique d'antiquités. Pour redonner vie à cette demeure qu'elle adore, Shane recrute Vance Banning, un menuisier qui vient de s'installer dans la région et dont elle ignore tout. Dès le premier instant, une irrésistible attirance entraîne Shane vers cet homme mystérieux au regard tourmenté. Mais elle est tenue à distance par Vance qui semble n'aspirer qu'à la tranquillité et au silence, loin de toute présence féminine. Partagée entre l'intensité de son désir et la peur de souffrir, Shane savoure la complicité qui s'instaure malgré tout lentement entre eux. Jusqu'au jour où, aspirée par le feu ardent de la passion, elle devient sa maîtresse. Mais pourra-t-elle véritablement, au-delà des étreintes enflammées, s'immiscer dans ce coeur meurtri et panser les blessures secrètes de Vance ? Pourra-t-elle le convaincre qu'à l'approche de Noël, un amour authentique et sincère est la plus merveilleuse des promesses ?

S’il y avait un livre à lire en ce moment, c’était bien celui-ci, le seul bouquin qui fasse parti de ma PAL en lien direct (ou pas) avec la saison. Par contre, à part le titre et la toute fin du livre, j’avoue que le côté Noël n’est pas très présent. Mas bon, c’est l’histoire qui compte, non ?

On va commencer par le petit bémol pour rattraper avec ce qui va bien. Oui, parce qu’une grande auteure qui sort fréquemment des livres ne peut avoir de livres parfaits complètement différents les uns des autres. En effet, même si ici on lit une romance des plus simples et des plus efficaces, il faut admettre qu’il y a de grandes similitudes avec le roman La Maison du Mystère, chroniqué il y a quelques temps déjà. Pour commencer, on a affaire à un homme qui veut quitter la ville, s’enfermer dans un coin reculé pour être tranquille (comme l’héroïne du livre précédent), sans compter qu’il y a une maison, même deux, à retaper (Nora aime bien le côté manuel) et que les deux personnages ne s’apprécient pas vraiment au début, jusqu’à succomber.

La vraie différence est dans la psychologie des personnages, avec une héroïne complètement en dehors du temps, à des années lumières de nous, mais ça la rend tellement drôle et touchante. Sans oublier cet homme mystérieux qui a un répondant mordant, on a envie de le frapper avant de l’embrasser, les nuits doivent être mouvementées avec lui…

Pas d’intrigue policière ici, on lit simplement de la romance pour de la romance, on revient aux bases de la littérature sentimentale, le genre « Harlequin » que j’aimais bien lire plus jeune, trouvés très souvent dans la collection de ma mère. C’est tout de même plaisant, ça fait du bien, c’est de la détente assurée.

Ce n’est pas de la littérature prise de tête. On lit, on se sent bien, c’est tout. Un pur moment de lecture sous la couette, sur le canapé, avec un thé fumant, une musique assez légère. Et vous, que lisez-vous pour vous détendre ?

Dimanche 28 décembre 2014 à 16:12

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782207116685.jpgBienvenue dans le monde jubilatoire et déjanté de Laura Fernández.

Dans la ville fictive d’Elron, à la fin des années 90, une poignée d’élèves et de professeurs se préparent au célèbre bal des Monstres du lycée Robert-Mitchum. Erin, seize ans, se réveille un matin et découvre avec effroi que ses cheveux sont pleins de vers, que ses doigts tombent les uns après les autres… Tout semble indiquer qu’elle est morte… Pourtant, malgré son odeur pestilentielle et sa chair en lambeaux, Erin doit quand même aller en cours. Elle cache son corps putréfié de zombie derrière des vêtements informes et du maquillage, et personne ne semble s’apercevoir de son état.

Derrière un récit survolté et gorgé de références à la Pop culture se dessine une description juste de l’adolescence, entre exploration de soi et désir de se fondre dans la masse. Le tout servi par un style vif et original, un ton irrévérencieux et des rebondissements tout à fait loufoques.


Dans ce roman espagnol, on suit la vie de quelques personnes d’un lycée, soit quelques élèves et personnes du corps enseignant. Ces personnages sont nombreux dans ce livre, néanmoins, on arrive très facilement à tous les suivre, à faire des liens entre eux et je trouve ce point très fort, car on a souvent du mal à comprendre qui est qui, quand on change de scène, le lecteur est vite perdu parce qu’il a oublié la moitié des noms. Ce n’est pas du tout le cas ici, j’aimerais bien savoir faire comme l’auteur.

Au niveau de l’histoire, c’est parfois assez cru. On suit tout de même des lycéens en pleine puberté, je vous laisse imaginer à quoi ils peuvent penser, ce qu’ils planifient,… C’est aussi une histoire originale, il y a une touche de fantastique qui aide à aborder des sujets de société sans que cela choque. En effet, nous sommes nombreux à être allé au lycée et nous savons que ce n’est pas uniquement un lieu d’étude, d’autres choses s’y passent et il y a parfois une impression de tabou, comme si on voulait fermer les yeux. Ici, c’est donc une vision romanesque mais aussi journalistique, d’une certaine manière. On implante ainsi du second degré, des références de science-fiction, une élève zombie et le tour est joué, ça marche, on a envie de lire et de connaître la fin.

Mais la fin, justement, quel dommage ! Pourquoi est-elle aussi rapide ? J’ai l’impression d’avoir loupé un épisode. J’aurais tellement aimé lire un peu plus, je suis sûre que quelques pages en plus aurait suffi pour vraiment tout boucler correctement, même vingt pages, c’était bon. De plus, le dernier chapitre se concentre sur un personnage qu’on a à peine vu. C’est comme si on partait sur autre chose.

Bon, il faut aussi se dire qu’à part ce point, ce roman est très bien. C’est le premier roman de cette auteure et si elle corrige ce petit défaut, elle pourra assurer pour ses autres projets (si elle en a).

Malgré ce petit bémol, j’avoue avoir bien aimé ce roman. Je serai ravie de lire d’autres romans de Laura Fernandez si elle continue à écrire.

Samedi 29 novembre 2014 à 14:07

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/ob1602c1sixieme.jpgAprès" Le Troisième Pôle", Smila Sibir et Ethan Terrel vivent de nouvelles aventures dans "La Sixième extinction".
Ce duo très spécial, aux prises avec une société secrète hors de contrôle, affronte tous les dangers aux quatre coins du monde. Alors que la paléoclimatologue Smila Sibir et Ethan Terrel, un agent de la DCRI, sont en Antarctique pour tenter de sauver la base Concordia d'une attaque à grande échelle, la Centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi est ébranlée par un puissant séisme de magnitude 9 au Japon. Le même jour, la famille d'Hidehiko Nishiyama, ingénieur pour l'entreprise en charge de la centrale, est attaquée. Puis, à Séoul, le dirigeant d'un puissant empire industriel est la cible d'une exécution dans les règles, tandis que les ingénieurs d'un laboratoire de l'Environnement sont éliminés froidement à Grenoble. Machinations, meurtres, spectre d'une extinction massive qui mettrait fin à l'espèce humaine. Quelles informations détenaient ces personnes pour qu'on veuille les faire taire ? Qui tire les ficelles du complot mondial auquel s'attaquent Smila et Ethan? Quelles sont leurs chances de survie ?



Le réchauffement climatique est au cœur de tous les sujets depuis quelques années, et la littérature n’échappe pas à ce sujet gravissime. Pourtant, le piège est de tomber dans la facilité ou la politique. Néanmoins, c’est loin d’être le cas dans ce roman. Explications.

Ce roman est très documenté, j’ai adoré voir des liens se former entre événements de ces dernières années et des organismes de différentes nationalités. C’est bien simple, Ethan et Smila ne savent plus à qui se fier et doivent pourtant coûte que coûte régler eux-mêmes les problèmes qui s’accumulent. C’est la suite du roman Le Troisième Pôle, que je n’ai pas lu. Cela aurait pu être problématique, mais il y a des retours sur ce qui s’est passé dans ce roman, le lecteur n’est donc pas jeté dans l’inconnu. Au contraire, on pourrait penser que c’est un tome unique, car l’intrigue n’est plus la même, il y a des révélations tout au long de la lecture.

J’adore la relation Ethan/Smila, qui n’est pas aisée. On ne tombe pas dans le cliché « on s’entraide et on couche ensemble ». Même si un lien se noue, la situation est trop compliquée pour qu’ils tentent quelque chose, c’est trop tôt. Quant aux autres personnages, on ne comprend pas bien leur lien avec ce couple atypique, mais tout se met rapidement en place et ils sont au final tous liés.

L’écriture est simple mais efficace, le timing du moindre événement est maitrisé. C’est une histoire prenante du début à la fin. J’ai trouvé un petit bémol concernant un épisode dans le dernier chapitre avant le prologue. Je ne voudrais pas spoiler, mais Ethan arrive à retourner la situation de manière étrange. Il n’y a aucune explication, mais ça me parait un peu gros, à moins qu’on ait l’explication dans un autre roman ?

En tout cas, j’ai passé un très bon moment de lecture. C’est un roman policier séduisant, complexe et intrigant. Laissez-vous tenter sans aucune hésitation !

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