Mystica

Lectures de Sabbata

Jeudi 18 décembre 2014 à 16:48

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782811213411.jpgAprès la mort tragique de son fiancé il y a trois ans, Lane Bishop pensait ne jamais plus confier son coeur à quelqu'un. Pourtant, elle ne peut résister au regard sulfureux de Dylan Brodie. Un homme aussi sauvage que son Alaska natal. Mais ce qui devait être un week-end paisible dans la cabane de pêche de Dylan va se transformer en cauchemar pour la jeune femme. L'inquiétant passé de ce lieu refait surface, un terrible danger guette le couple. Dylan devra tout risquer pour découvrir l'incroyable vérité et protéger la femme qui a ravi son coeur.

Ça m’arrive de lire de la romance, à condition qu’il y ait une intrigue un peu policière derrière (ou alors, on s’appelle Georgia Caldera et on écrit une histoire d’amour tellement passionnelle qu’on ne peut que succomber). Avec ce roman, inutile de dire que j’ai été servie, j’ai succombé et il fait dès à présent parti de mon top trois coups de cœur de l’année, sans aucune hésitation.

Dans ce premier tome d’une trilogie, l’auteur nous propose la rencontre entre un homme seul avec sa fille en Alaska et une jeune femme fraichement débarquée de Californie pour travailler dans son chalet. Bien entendu, il y a de l’électricité qui passe entre eux, on sent une certaine tension, une envie d’aller plus loin que le stade « je travaille pour vous ». Néanmoins, l’histoire ne s’arrête pas là. Le roman fait presque 500 pages, une simple romance ne m’aurait pas tenu en haleine bien longtemps. D’où le besoin d’une intrigue, d’un suspense pour continuer la romance.

En effet, Dylan veut rénover son chalet afin d’en faire des chambres d’hôtes, mais des années auparavant, il y a eu un double assassinat et on dit le lieu hanté. Réalité ou pure arnaque ? Lane se sait plus quoi penser, et c’est ensemble qu’ils vont découvrir la vérité, jusqu’à ce qu’une ancienne connaissance de Caleb, un ami de Dylan, ne sème la zizanie dans sa vie.

Vous l’aurez compris, il se passe beaucoup de choses dans ce roman, on n’a pas le temps de s’ennuyer et l’action débute dès les premières pages. Les personnages sont touchants, on s’attache à Emilie, cette petite fille qui refuse de parler après le départ de sa mère. C’est bien simple, c’est le genre de roman qu’on lit en une journée, sous la couette, un jour de pluie. C’est impossible de le lâcher jusqu’à la fin et le lecteur passe par divers sentiments et émotions : la joie, l’angoisse, le désir, la peur, l’amour, la colère, le chagrin…

Pour ma part, ce roman ne m’a pas laissé indifférente. Je suis effectivement passée par toutes ces sensations, j’ai aimé moi aussi Dylan, mais son aveuglement m’a énervé et je remercie la petite Emilie d’avoir été là, ce n’est pas rien de dire que les enfants sont malins.

Je ne connaissais pas l’auteur et je ne saurais dire ce qui m’a interpellé en lisant la quatrième de couverture, mais je peux vous affirmer que j’ai eu un bon feeling et je suis heureuse d’avoir eu la curiosité de lire ce roman. Comme je l’ai dit plus haut, il fait partie de mon top trois des « coups de cœur » de l’année. C’est une très belle romance sur fond de suspense et je vous le recommande vivement. Le dernier mot à l’attention des éditions Milady : vivement la suite !

Mercredi 20 août 2014 à 22:50

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/617Ucr76WSLSL1122.jpgSa spécialité ? Fuir toute relation. Et on peut dire que Scarlett est docteur ès « disparition au petit matin ». Inutile de lui parler relation sérieuse, confiance et stabilité, elle en est incapable. Si investissement il y a, c est dans la société de décoration d intérieur qu elle vient de créer avec sa cousine, ancienne mannequin déjantée, et qui lui prend le plus clair de son temps. Pourtant, face à son nouveau client, le très entêté et séduisant M. Mufle-Connard, plus connu sous le nom d Aidan Stern, le savoir de Scarlett ne lui sera d aucun secours. Mais parviendra-t-il vraiment à guérir les blessures du passé ?

Quand j’ai su que l’auteur s’était inspiré du personnage de Loki pour interpréter Aidan, j’ai été très heureuse, car je pouvais mettre un visage sur ce héros de l’histoire (accessoirement, je suis aussi fan de Tom Hiddleston). Avant de commencer ma critique, je dois avouer que j’ai mis le temps avant de vouloir lire le livre, alors qu’en fait, j’adore l’auteur. Je vais devoir apprendre à lui faire confiance, c’est tout. On a toujours peur d’être déçu, et au final, j’ai adoré cette romance, donc allons-y pour l’avis.

Dire qu’on lit de la littérature sentimentale est souvent difficile car c’est, paraît-on, mal vu. A partir du moment où on a envie de lire, où est la honte ? Ce roman raconte l’évolution d’une relation complexe, les deux personnages étant complémentaires mais torturés, à leur manière. C’est une histoire d’amour qui nous prend aux tripes, qui est certes compliquée, mais très belle.

On arrive à comprendre Scarlett, pourquoi elle réagit aussi mal, mais c’est un plaisir de voir sa cousine s’en mêler pour la rendre heureuse quand celle-ci va trop loin. Quant à Aidan… grrrrrr mon imagination n’a jamais pris autant de plaisir.

C’est une histoire dont le thème a déjà été abordé,  un style littéraire en plus. Parfois, le langage un peu cru de Scarlett se mêle à la plume de Georgia Caldera, cela peut perturber le lecteur, mais l’auteur gagne toujours et c’est pour cela que le roman devient addictif, les scènes d’amour sont décrites de façon à ce que l’on croit être à la place de Scarlett. D’ailleurs, je ne comprends pas comment on peut lui reprocher une langue trop soutenue, car j’ai trouvé qu’au contraire, on s’éloignait de l’esthétique des Larmes rouges afin de créer une proximité avec le lecteur, le sujet étant plus festif pour Scarlett que pour Cornélia.

Bref, c’est pour moi une réussite, une de mes meilleures lectures en 2014 et promis, pour les autres livres de l’auteur, je n’aurais pas cette boule au ventre, je lui fais confiance.

Mercredi 28 mai 2014 à 14:49

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/91ciD1lsfQLSL1500.jpgMeg Corbyn a vécu toute sa vie coupée du monde, traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules se servant de ses visions du futur pour s'enrichir. Lorsqu'elle s'enfuit, ils sont prêts à tout pour la récupérer, même à s'aventurer sur le territoire des Autres. Ces créatures de cauchemar prêtes à éradiquer l'humanité au moindre faux pas auprès desquelles Meg va trouver refuge. Mais si Simon Wolfgard, loup-garou et chef de la communauté, est d'abord intrigué par cette humaine intrépide, il pourrait à tout moment décider de simplement éliminer cette source de danger pour les siens...

Il y a eu un tel engouement pour cette nouvelle série qu’au début, j’appréhendais la lecture, de peur de mettre la barre trop haut et d’être déçue après. Au final, il n’en est rien, c’est d’ailleurs mon dernier coup de cœur en date.

Ça commence avec le prologue où l’auteure nous plonge dans un monde unique, nous dicte les règles, nous transporte dans un univers jamais vu auparavant. Une fois le décor planté, on peut accéder à l’histoire avec le premier chapitre. L’univers se rapproche de la fantasy urbaine au même titre que la série Mercy Thompson, bien qu’on ne puisse comparer ces deux séries.

Très étrange, mais le premier point que j’ai aimé dans ce roman est la librairie Au Bouquin Hurlant. Rien que le nom me donne envie d’y entrer car je m’attends à trouver de la littérature gore, du suspense, de la magie, un thriller à vous glacer le sang… Bon, je m’attends moins à trouver des clients dévorés par des loups, mais il faut bien un bémol.

Le fait de situer l’histoire dans un Enclos m’a beaucoup plu, car chaque espèce laisse libre-court à sa métamorphose, si bien que cela paraît normal que Simon, notre libraire et chef, se transforme partiellement ou totalement lors d’un excès de colère. On est également loin des lois humaines, donnant l’impression que chaque personne est libre et est régi par une autre législation. On oublie presque qu’ils sortent de l’imaginaire de l’auteure.

Quant à l’intrigue, je l’ai trouvée géniale. Les différents clans se complètent et peu importe les complots organisés par les humains, ceux-là doivent retenir une chose : les Autres gagnent toujours à la fin.

On remarque une évolution chez les personnages depuis l’arrivée de Meg, car elle intrigue, perturbe, appelle à la curiosité. Sa relation avec Simon est d’abord désastreuse, mais elle change, s’améliore, sans que les deux personnages ne se sautent dessus. Si un jour il y a romance, je ne doute pas que l’auteure saura l’amener comme il le faut.

Véritable coup de cœur, j’ai beaucoup de mal à me dire qu’il faille attendre la suite et j’ai l’impression que les autres lectures qui suivent sont fades à côté (pour les curieux : L’Etreinte des Ténèbres de Jeanniene Frost et Blood Song d’Anthony Ryan, soit les deux prochaines chroniques). Bref, si vous ne savez pas quoi lire et que vous désirez quelque chose d’unique, je vous conseille fortement ce roman.

Lundi 20 janvier 2014 à 17:56

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782811205171cg.jpgPour la première fois, l’édition intégrale de Favole, le classique de l’illustration gothique qui a fait de Victoria Francés un phénomène international. Un volume collector exceptionnel, entièrement revu et augmenté par l’artiste.
Favole est une ode au romantisme gothique, le récit de passions immortelles et de drames déchirants. Vampire amoureux, princesses de glace et spectres solitaires peuplent l’univers de Victoria Francés, dont la poésie mélancolique charmera les cœurs les plus endurcis.
Favole : un chef-d’œuvre d’ombres et de lumière.

Bien avant de connaître l’existence de ce recueil, j’étais déjà fan de cet univers, des dessins qu’elle faisait. Je suis incapable de me souvenir comment je l’ai connu, si c’est en entrant dans une boutique spécialisée ou en parlant avec des amis, en allant sur internet. Tout ce que je sais, c’est que j’ai depuis acheté des cartes postales de ses œuvres, jusqu’à maintenant. Après avoir parcouru ce recueil, je peux dire que cet ouvrage, comprenant les trois parties, va devenir un classique pour les amoureux du fantastique, de beaux livres.

Plus que des dessins mis ensemble, c’est une histoire que l’auteur nous raconte, celle de Favole, jeune demoiselle éperdument amoureuse d’un vampire qui ne veut la corrompre. S’ensuit alors un long parcours avant d’atteindre un bonheur éternel qui semblait pourtant inaccessible.

Le texte suit très bien les illustrations, quant à elles, je les trouve splendide. Cette femme possède un coup de crayon et une technique que je ne peux qu’admirer ou jalouser, au choix (je préfère admirer en toute franchise, en ouvrant bien ma bouche et mes yeux). Pour preuve, j’ai montré mon exemplaire à une collègue qui l’a de suite trouvé superbe.

Voilà, c’est encire un très court avis, mais franchement, que dire de plus ? Si vous aimez les histoires d’amour compliquées dans un style gothique avec un beau texte et de sublimes illustrations, n’hésitez plus et procurez-vous cet ouvrage, vous ne le regretterez pas.

Jeudi 17 octobre 2013 à 19:41

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/DLecossuARKEMTome42.jpg« Séquestrée dans la tour sombre de Ragnarok, Tahnee Sharn s'est de nouveau perdue. Elle n'est plus Yanis que les foules idolâtraient dans le temple de la mort. Elle n'est plus Sinièn à qui la vie souriait tant. Elle n'est plus Tahnee Sharn que suivait et protégeait une troupe hétéroclite et colorée de magiciens, elfes, nains, licornes, loups garous et démons. Elle est Morwen, qui ne veut plus que rattraper un amour qui la fuit, et qui parfois en le cherchant se trompe de visage. Dans la haute tour qui l'emprisonne elle va affronter l'innommable, voir derrière ses masques et entrevoir la vérité. Ce n'est qu'après cela que sa véritable quête pourra commencer, une quête qui devra faire d'elle une femme complète ou bien la voir périr. »

La série se termine. Comme à chaque fois, je ressens toujours une petite peur. Je regarde le livre et me dis : « Est-ce que je dois vraiment le lire maintenant, sachant qu’il n’y aura plus de suite après ? » « Est-ce que je vais être déçue ? » « Est-ce que je vais pleurer ? » (Oui, j’ai versé ma larme de temps en temps).

L’attente pour ce dernier tome fut longue, mais relative. En ouvrant le colis, j’ai presque ordonné à mon cœur de ralentir. Tant pis pour les trois autres livres commencés, Morwen devient prioritaire, surtout quand on voit comment se termine le tome 3.

Tout d’abord, notons que la couverture est superbe, cette réédition est une merveille. Quant à l’histoire… waouh, je ne sais pas quoi dire, quels mots utilisés.  J’ai enfin de l’estime pour Keo (bravo Valérie Simon, finalement, je l’aime bien), c’est son côté Innommable je pense qui me freinait, mais son « nouveau lui » purifié me va bien.

Morwen est forte jusqu’à la fin et se retrouve seule. Beaucoup de personnages n’apparaissent plus, on se concentre davantage sur notre héroïne, on ressent ses souffrances, ses doutes, sa puissance aussi. Elle était naïve et ignorante dans le premier tome, elle est prête à passer à autre chose dans celui-ci, à parcourir le monde afin de vivre une nouvelle aventure, commencer une nouvelle quête : devenir femme.

Encore une fois, le livre se lit vite car la déesse de l’amour nous envoûte à travers l’écriture. L’appréhension ressentie avant d’ouvrir le livre est depuis longtemps partie, place à une certaine plénitude.

Oui, cette série mérite pour moi d’être aussi connue qu’Eragon ou Le Seigneur des Anneaux. De plus, l’auteure est géniale et a toujours un petit mot gentil pour ses lecteurs. Voilà, l’aventure s’arrête ici. Je suis très heureuse d’avoir découvert les Editions du Riez, car les ouvrages publiés sont de qualités, peu importe le sujet. Et vivement d’autres publications de cette auteure.

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