Mystica

Lectures de Sabbata

Mardi 30 décembre 2014 à 22:02

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782253195146T.jpg«Vous ai-je déjà parlé de mon talent pour me fourrer dans des situations invraisemblables ? Eh bien, ça se confirme. Il y a 48 heures, une folle m'attachait sur une table de dissection, et voilà qu'aujourd'hui je découvre des Chalcrocs, nos ennemis ancestraux, en train de repérer les adresses parisiennes de tous ceux de mon peuple. Nous sommes en danger. Les plus faibles d'entre nous vont être évacués. Du coup, le jour je bosse sur une de mes enquêtes étranges pour les services secrets et, la nuit, je pars en chasse ! Est-ce qu'un jour je pourrai passer une soirée tranquille avec mon fiancé '»

J’ai tardé à le lire, mais au final, il vaut le coup, comme les tomes précédents, sauf que celui-ci a un petit plus.

Les tomes se suivent, l’intrigue principale continue, peu de temps s’écoule entre chaque roman, si bien qu’il faut avoir les derniers événements en tête si on ne veut pas être perdu. Mais le plus de cette série, c’est la logique des événements, des ennemis qui se suivent. Tout est calculé depuis le premier tome, l’auteur sait vraiment où elle va et comment enchaîner les différents retournements de situation.

Lou me fait triper, tout simplement. Elle a une façon bien à elle d’être chou, je l’imagine presque faire les grands yeux avec une petite bouille et j’adore la voir aussi complice avec Joshua. D’ailleurs, ce dernier est juste exceptionnel dans ce tome. Il y a une fameuse scène qui m’a surprise. J’avais envie de l’embrasser moi-même ! Dans les deux précédents tomes, on le voyait sérieux, il se relâchait rarement, mais là… OMG !!!!!!!!!!!! Honnêtement, j’aurais bien aimé qu’il me fasse la scène qu’il a fait à Lou, car j’aurais eu l’excuse de lui sauter dessus.

On ne vous cache rien, ça risque d’être compliqué par la suite. Les chalcrocs sont de plus en plus féroces et difficiles à maîtriser… parce qu’ils évoluent. Notre petit couple a du souci à se faire, mais ce sera un réel plaisir de lire la suite.

On peut dire que je finis bien cette année grâce à cette lecture ^^.

Lundi 29 décembre 2014 à 14:34

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/1053316gf.jpgAprès quelques années passées à enseigner à Baltimore, Shane Abbott est de retour à Sharpsburg, le village de montagne où elle est née, pour réaliser son rêve de toujours : restaurer la maison familiale et la transformer en boutique d'antiquités. Pour redonner vie à cette demeure qu'elle adore, Shane recrute Vance Banning, un menuisier qui vient de s'installer dans la région et dont elle ignore tout. Dès le premier instant, une irrésistible attirance entraîne Shane vers cet homme mystérieux au regard tourmenté. Mais elle est tenue à distance par Vance qui semble n'aspirer qu'à la tranquillité et au silence, loin de toute présence féminine. Partagée entre l'intensité de son désir et la peur de souffrir, Shane savoure la complicité qui s'instaure malgré tout lentement entre eux. Jusqu'au jour où, aspirée par le feu ardent de la passion, elle devient sa maîtresse. Mais pourra-t-elle véritablement, au-delà des étreintes enflammées, s'immiscer dans ce coeur meurtri et panser les blessures secrètes de Vance ? Pourra-t-elle le convaincre qu'à l'approche de Noël, un amour authentique et sincère est la plus merveilleuse des promesses ?

S’il y avait un livre à lire en ce moment, c’était bien celui-ci, le seul bouquin qui fasse parti de ma PAL en lien direct (ou pas) avec la saison. Par contre, à part le titre et la toute fin du livre, j’avoue que le côté Noël n’est pas très présent. Mas bon, c’est l’histoire qui compte, non ?

On va commencer par le petit bémol pour rattraper avec ce qui va bien. Oui, parce qu’une grande auteure qui sort fréquemment des livres ne peut avoir de livres parfaits complètement différents les uns des autres. En effet, même si ici on lit une romance des plus simples et des plus efficaces, il faut admettre qu’il y a de grandes similitudes avec le roman La Maison du Mystère, chroniqué il y a quelques temps déjà. Pour commencer, on a affaire à un homme qui veut quitter la ville, s’enfermer dans un coin reculé pour être tranquille (comme l’héroïne du livre précédent), sans compter qu’il y a une maison, même deux, à retaper (Nora aime bien le côté manuel) et que les deux personnages ne s’apprécient pas vraiment au début, jusqu’à succomber.

La vraie différence est dans la psychologie des personnages, avec une héroïne complètement en dehors du temps, à des années lumières de nous, mais ça la rend tellement drôle et touchante. Sans oublier cet homme mystérieux qui a un répondant mordant, on a envie de le frapper avant de l’embrasser, les nuits doivent être mouvementées avec lui…

Pas d’intrigue policière ici, on lit simplement de la romance pour de la romance, on revient aux bases de la littérature sentimentale, le genre « Harlequin » que j’aimais bien lire plus jeune, trouvés très souvent dans la collection de ma mère. C’est tout de même plaisant, ça fait du bien, c’est de la détente assurée.

Ce n’est pas de la littérature prise de tête. On lit, on se sent bien, c’est tout. Un pur moment de lecture sous la couette, sur le canapé, avec un thé fumant, une musique assez légère. Et vous, que lisez-vous pour vous détendre ?

Dimanche 28 décembre 2014 à 16:12

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782207116685.jpgBienvenue dans le monde jubilatoire et déjanté de Laura Fernández.

Dans la ville fictive d’Elron, à la fin des années 90, une poignée d’élèves et de professeurs se préparent au célèbre bal des Monstres du lycée Robert-Mitchum. Erin, seize ans, se réveille un matin et découvre avec effroi que ses cheveux sont pleins de vers, que ses doigts tombent les uns après les autres… Tout semble indiquer qu’elle est morte… Pourtant, malgré son odeur pestilentielle et sa chair en lambeaux, Erin doit quand même aller en cours. Elle cache son corps putréfié de zombie derrière des vêtements informes et du maquillage, et personne ne semble s’apercevoir de son état.

Derrière un récit survolté et gorgé de références à la Pop culture se dessine une description juste de l’adolescence, entre exploration de soi et désir de se fondre dans la masse. Le tout servi par un style vif et original, un ton irrévérencieux et des rebondissements tout à fait loufoques.


Dans ce roman espagnol, on suit la vie de quelques personnes d’un lycée, soit quelques élèves et personnes du corps enseignant. Ces personnages sont nombreux dans ce livre, néanmoins, on arrive très facilement à tous les suivre, à faire des liens entre eux et je trouve ce point très fort, car on a souvent du mal à comprendre qui est qui, quand on change de scène, le lecteur est vite perdu parce qu’il a oublié la moitié des noms. Ce n’est pas du tout le cas ici, j’aimerais bien savoir faire comme l’auteur.

Au niveau de l’histoire, c’est parfois assez cru. On suit tout de même des lycéens en pleine puberté, je vous laisse imaginer à quoi ils peuvent penser, ce qu’ils planifient,… C’est aussi une histoire originale, il y a une touche de fantastique qui aide à aborder des sujets de société sans que cela choque. En effet, nous sommes nombreux à être allé au lycée et nous savons que ce n’est pas uniquement un lieu d’étude, d’autres choses s’y passent et il y a parfois une impression de tabou, comme si on voulait fermer les yeux. Ici, c’est donc une vision romanesque mais aussi journalistique, d’une certaine manière. On implante ainsi du second degré, des références de science-fiction, une élève zombie et le tour est joué, ça marche, on a envie de lire et de connaître la fin.

Mais la fin, justement, quel dommage ! Pourquoi est-elle aussi rapide ? J’ai l’impression d’avoir loupé un épisode. J’aurais tellement aimé lire un peu plus, je suis sûre que quelques pages en plus aurait suffi pour vraiment tout boucler correctement, même vingt pages, c’était bon. De plus, le dernier chapitre se concentre sur un personnage qu’on a à peine vu. C’est comme si on partait sur autre chose.

Bon, il faut aussi se dire qu’à part ce point, ce roman est très bien. C’est le premier roman de cette auteure et si elle corrige ce petit défaut, elle pourra assurer pour ses autres projets (si elle en a).

Malgré ce petit bémol, j’avoue avoir bien aimé ce roman. Je serai ravie de lire d’autres romans de Laura Fernandez si elle continue à écrire.

Vendredi 26 décembre 2014 à 16:15

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/imagehtml.jpgÀ sa sortie de l'hôpital psychiatrique, où il a séjourné un temps suite à une séparation douloureuse, Fred emménage dans une petite maison en arrière d'un immeuble, avec pour unique voisin Roland, ancien légionnaire d'une cinquantaine d'années.

Sur fond d'alcool et de rock'n'roll, une amitié trouble et déjantée va alors se nouer entre eux, dans le décor inamovible de leur cour commune que divise une vieille palissade en bois.
Jusqu'à ce que le passé s'invite à la fête…

C’est le second partenariat avec Taurnada Editions et on peut dire qu’au niveau originalité, ils sont forts ! Ce second roman que je vais chroniquer est une totale surprise à tous les niveaux.

L’auteur a opté pour la simplicité au niveau de l’intrigue, mais aussi dans le nombre de personnages. C’est une sorte de huit clos entre Fred, le nouveau voisin de l’immeuble, et Roland, un vétéran à la retraite. Mais que pourrait rapprocher un homme âgé et un quarantenaire sortant tout juste d’un hôpital ? Je vous le mets dans le mille : l’alcool et la musique, en particulier le rock and roll, qui vont aborder divers sujets en apportant leurs points de vue, leurs coups de gueule.

C’est un roman que l’on peut lire en écoutant les différents morceaux proposés par Fred, mais si vous êtes comme moi et que vous n’avez pas la patience d’aller chercher les références, vous pouvez imaginer les airs, à moins de connaître les morceaux et là, vous êtes au top.

Fred raconte donc sa nouvelle rencontre, sa vie après sa rupture difficile. Il a beaucoup de choses à dire, il pense beaucoup, et Roland n’arrange rien en voulant parfois imposer sa vision des choses. Il y a donc une sorte de combat de coqs qui s’installe de temps en temps, jusqu’à ce que le narrateur rencontre une nouvelle fois l’amour, mettant de la distance dans sa relation avec son voisin.

C’est un discours sur l’amitié, sur l’échange d’expérience. C’est aussi une recherche d’identité d’une certaine manière. Au début, j’ai trouvé ce roman divertissant sans voir où on allait. Et d’un coup, il y a eu LA révélation qui a tout changé. Et là, on ne peut s’empêcher de dire : « c’était ça ?! » jusqu’à ce qu’un nouveau rebondissement nous surprenne encore une fois.

Il y a du génie dans ce roman qui paraît simple alors qu’il est rempli de complexité. Je n’ai pas eu un coup de cœur pour ce roman, mais je dois admettre que je suis étonnée de sa portée qui ne peut pas vous laisser indifférent. La preuve, j’ai fini le livre il y a quelques jours et j’y pense encore. Une chose est sûre, vous n’allez plus regarder vos nouveaux voisins de la même manière après ça !

Mardi 23 décembre 2014 à 18:48

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/lesloupsderiverdancetome1lucas535345.jpgLucas parcourt les États-Unis sans jamais oser poser ses bagages. Le jeune homme se sait traqué. Pourtant, lorsqu'il s'installe dans cette petite ville des North Cascades, il ne peut s'empêcher d'espérer autre chose de la vie. Au point de baisser sa garde. Jusqu'au jour où les ténèbres de son passé le retrouvent et commencent à massacrer méthodiquement son entourage. Son salut viendra de Marcus. Un homme beau, fort, plus âgé, qui fait battre le coeur de Lucas. Mais Marcus est avant tout un loup-garou et la nature même de Lucas est pour lui une abomination...

Pour commencer, il faut signaler que la couverture est très attirante, j’aime beaucoup les couleurs et je trouve que l’ensemble forme quelque chose d’harmonieux. Mais passons à l’avis après lecture.

Nous suivons un jeune homme nommé Lucas, un personnage perdu qui va de ville en ville, qui tente de se protéger de tout, de faire profil bas. Il ne veut blesser personne, ne cherche pas à nuire, par contre, il tente du mieux qu’il peut de se préserver, tout en demandant de l’attention et un peu d’amour. On sent dès le début que sa vie passée n’a été que souffrance et c’est possible qu’il attire le malheur malgré lui.

C’est un personnage qui aurait pu se montrer attachant… s’il n’était pas aussi étrange, complexe et contradictoire avec ses propos, ses envies et ses actions. C’est un jeune homme qui ne s’assume pas entièrement, qui a peur, ne s’affirme pas. Parfois, j’ai même l’impression qu’il aime donner le bâton pour se faire battre. Quant à ses histoires d’amour, je ne les trouve pas… épanouissantes, on joue avec lui, il n’est pas aimé pour ce qu’il est. Même quand enfin, il trouve quelqu’un de bien en la présence de Marcus, le comportement de ce dernier ne me plait pas du tout. C’est quoi cette manie de partir pour mieux revenir comme si de rien n’était ?

L’histoire est intéressante, mais pour une série qui se nomme « Les Loups de Riverdance », je ne trouve pas qu’on en parle beaucoup, peut-être qu’il aurait mieux fallu changer le nom de la série pour qu’elle soit en accord avec ce premier tome. Après, je conçois qu’il est difficile de trouver quelque chose d’adéquate et peut-être que ce premier roman est une sorte de mise en place.

Je suis partagée sur cette lecture. Lucas est quelqu’un qu’on a envie de voir s’épanouir, mais il a un comportement qui m’énerve, un peu comme ces héroïnes en manque d’amour dans les séries américaines à succès. C’est dommage, car cette lecture changeait un peu de la bit-lit classique, et pourtant, il y a comme un goût d’inachevé. Je tenterai de relire ce roman quand j’aurais l’esprit un peu plus tranquille.

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