Mystica

Lectures de Sabbata

Vendredi 31 octobre 2014 à 18:08

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/animaetome2latraceducoyote495429250400.jpgLou, 22 ans, travaille au département de Recherche sur l’Inexplicable de la DCRI, les services secrets français. Ses collègues lui reconnaissent un instinct stupéfiant pour différencier les coups montés du surnaturel. Bien entendu, aucun ne sait la vérité : même si elle a l’air d’une jolie blonde un peu fragile, la vraie nature de Lou est animale, elle se transforme à volonté. En panthère, de préférence. Alors évidemment, pour repérer les trucs bizarres (à part elle-même, s’entend), ça aide... Lou est fiancée au beau Capitaine Joshua et le dîner de présentation officiel arrive enfin. Elle est aux anges, jusqu’à ce qu’une mauvaise ombre vient gâcher la fin du repas : les révélations de sa mère vont ouvrir le bal des festivités et une série de rebondissements à n'en plus finir !

On retrouve avec plaisir le duo Lou/Joshua qui a franchi une nouvelle étape importante : ils se sont fiancés ! Mais plus que leur histoire d’amour, le travail ne leur laisse aucun répit. En effet, un nouvel ennemi a fait surface, un chalcroc qui menace les Daïerwolfs dans Paris les soirs de pleine lune. Plus encore, bien que l’équipe ait déjoué un attentat, le groupe terroriste semble vouloir lourdement insister.

Dans ce second tome, l’histoire se complexifie avec des ennemis complètement différents. Lou est sur tous les fronts, on pourrait penser qu’elle perdrait vite pied, alors  qu’elle gère les deux situations très bien. Mais rien n’est rose. Le danger est partout, et Lou n’est pas prête de tout affronter.

Sa relation avec Joshua est au beau fixe. Il est accepté par les semblables de sa dulcinée, ce joli couple est toujours aussi attendrissant qu’au début. On sent vraiment qu’ils sont tous les deux faits pour être ensemble, même quand il faut affronter des problèmes qui vont au-delà de leur juridiction.

Au niveau lecture, c’est aussi agréable que le premier tome. On va rapidement à l’essentiel, sans superflu, ce qui est à double tranchant : soit on aime, soit on veut plus de descriptions. Un point fort est à souligner : la surprise ! Je préfère ne rien dire de plus, car l’auteur a su installer des indices tout le long du livre sans que le lecteur n’y fasse attention, jusqu’à ce qu’on soit confronter à l’événement.

Certes, certains diront que ce n’est pas la série qui sort du lot. De quel lot, d’abord ? On a une histoire bien écrite, une intrigue intéressante, des personnages touchants. C’est une lecture de vacances, celle qui ne prend pas la tête, qui vous remonte le moral. C’est le livre qu’il faut après une longue journée de travail, ou après un massage pour prolonger votre moment à vous.

Pour ma part, je lirai le tome prochain, car j’adhère complètement à cette série.

Mardi 28 octobre 2014 à 11:45

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/Mai6.jpg
Kara Gillian, flic et invocatrice de démons, essaie de remettre sa vie sur les rails de la normalité. Mais, découvrir que son collègue du FBI Ryan est connu parmi les démons et devoir enquêter sur l’assassinat de plusieurs personnes dont l’âme a été dévorée, n’est pas le meilleur moyen d’y parvenir. D’autant que Kara ne pense pas pouvoir résoudre ces meurtres sans l’aide du séduisant et insatiable seigneur Rhyzkahl. Entre paradis et enfer, homme et démon, elle est sur le point de faire face à la seule chose à laquelle elle ne pourra peut-être pas survivre.

Cela fait du bien de retrouver notre invocatrice préférée ! J’ai longuement attendu pour pouvoir me plonger à nouveau dans cette série que j’aime beaucoup, mais comme le tome 5 sort ce mois-ci, j’ai décidé de prendre un peu de temps pour pouvoir la continuer, et voici mon avis sur le tome 2.

Nous sommes tout de suite au cœur du sujet : il y a une scène de crime, c’est le flou total, une nouvelle enquête s’ouvre. Kara n’a pas vraiment le temps de respirer. Il y a de temps en temps des références au premier tome sans que cela n’alourdisse l’histoire, c’est une nouvelle intrigue qui découle, certes, du premier roman, mais on passe à autre chose, à une nouvelle menace.

Kara est exceptionnelle, très drôle mais aussi touchante. C’est une dur à cuir avec des doutes et son entourage ne l’encourage pas. Prenons Ryan, qui est intriguant. Qui est-il réellement ? Quelle relation veut-il entretenir avec Kara ? Est-ce un simple collègue voulant devenir son ami ou a-t-il autre chose en tête ? Si c’est la dernière réponse, pourquoi ne se manifeste-t-il pas ? Venons-en maintenant à Kehlirik, ce seigneur démon plus sexy que n’importe quel humain, qui semble s’attacher à Kara, bien qu’il ait sans doute des idées derrières la tête. Lui aussi est intriguant, on ne sait pas si on doit se méfier de lui ou lui accorder toute notre attention et notre personne. Heureusement, on peut compter sur Jill, une humaine des plus normales qui a les pieds sur terre. Sans elle, Kara pourrait risquer de perdre l’esprit.

Cette série est géniale à mon sens car elle met l’intrigue avant la relation « amoureuse » (si on peut parler de romance, ici), elle est addictive, je n’arrive pas à m’en défaire, sans oublier que le dénouement final est explosif, qui aurait pu penser à ça ? J’ai envie d’y retourner car ce n’est que le commencement d’une longue histoire. Comme j’aimerais que cette série continue à être traduite en français !

Vendredi 24 octobre 2014 à 18:55

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782253195030T.jpgJe m’appelle Lou, j’ai 20 ans, et dans quelques heures, je vais m’installer dans les bureaux de la DCRI, les services secrets français. Mon job ? Officiellement, je suis consultante au département de recherche sur l’inexplicable. En réalité, je traque une bizarrerie qui rôde dans la nuit parisienne et qui fait hurler de rage mon instinct de panthère. Oh, je ne vous ai pas dit ? Comme tous ceux de ma race, ma vraie nature est animale, et je me transforme à volonté. Nous, les Daïerwolfs, formons un peuple très puissant, mais contraint de se cacher des faibles humains. Enfin, faibles... L’officier qui m’a recrutée, le capitaine Sylvain Levif, pourrait me vaincre d’un seul regard tant il me plaît ! À cette heure, je n’ai pas encore décidé si cela va rendre ma mission plus agréable ou plus compliquée. Ou les deux. Et zut. Pourquoi ces choses-là n’arrivent-elles qu’à moi ?

Quand je l’ai vu en librairie, j’ai tout de suite pensé que c’était un roman qui allait me plaire et je suis très heureuse car je ne me suis pas trompée. Comme quoi, j’ai parfois une bonne intuition.

J’ai trouvé que c’était très original de situer l’histoire à Paris, car on a souvent une histoire qui se passe à l’étranger, et cela fait toujours plaisir de voir des scènes qui se passent en plus dans notre belle capitale, même si au final, on explique que ça craint d’y vivre car il y a aussi des attentats qu’on tente de cacher à la population. Mais j’aime bien. On découvre les coulisses de Paris et quelque chose me dit qu’on ne va pas en rester là avec cette ville.

L’histoire se lit très rapidement, ce qui m’a un peu choqué au début, car en fait, on laisse de côté le superflu pour aller droit au but et ça, c’est une brillante idée. On ne perd pas son temps, on va dans le vif du sujet pour laisser aux lecteurs imaginer les décors, les personnages.

Il y a une vraie intrigue, l’histoire tient la route. Lou est attachante et très drôle, j’adore ses listes et ses analyses et sa façon de parler à ses collègues. Il y a donc beaucoup d’humour dans ce roman, c’est une vraie bouffée d’air frais ce roman, mais il y a aussi beaucoup de charme, de sensualité. Joshua est à croquer, je comprends totalement pourquoi Lou à craquer sur lui et j’espère que ce couple va bien évoluer à l’avenir, ils sont tellement chou ensemble.

On lit une histoire simple mais intéressante, alors allez-y !

Mardi 21 octobre 2014 à 13:46

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/Electre97828462680359782846268035.jpg" J'aimais les mythes. Ils n'étaient pas des histoires d'adultes et ils n'étaient pas des histoires d'enfants. Ils étaient mieux que cela. Ils étaient, tout simplement. " De retour dans la maison de sa famille pour des obsèques, un homme encore jeune, sombre et nostalgique, retrouve les lieux de son passé et des images qu'il croyait oubliées. Le suicide d'un locataire dans une voiture au bout d'un chemin, sa rencontre avec une petite voisine, Lettie, qui affirmait alors que l'étang de derrière la maison était un océan.
Et les souvenirs de l'enfance, qu'il croyait enfuis, affluent alors avec une précision troublante... Ce sont les souvenirs d'un enfant pour qui les histoires existent dès qu'on les croit et qui se réfugie dans les livres pour échapper aux adultes, un enfant pour qui les contes sont sa réalité. Gaiman nous plonge ainsi l'univers de l'enfance en même temps que dans celui des contes anglo-saxons, dont il a une connaissance érudite.
Mais plus encore, il nous convie à une relecture de l'influence des contes sur notre enfance, une réflexion sur la mémoire et l'oubli, et ce qui demeure d'enfance en nous. Fidèle à son imaginaire féérique, Neil Gaiman est un créateur d'archétypes que Stephen King qualifie de "trésor d'histoires ". Il épure ici sa phrase et ses possibilités narratives pour nous procurer une émotion toute nouvelle, inédite, dans ce roman court, très personnel, qui dévoile sans doute beaucoup de lui et démontre tout le génie littéraire qui lui a valu le convoité Book of the Year décerné à ce roman par les lecteurs anglais.


Quand on referme ce roman, on ne peut s’empêcher de pester contre les parents, contre leur aveuglement face au mal. On se demande comment il est possible de ne pas remarquer à quel point ils se font manipuler, jusqu’à commettre l’irréparable, devenir une personne abjecte. On comprend alors que l’âme d’un enfant est si pure qu’elle permet d’avoir cette vision développée. Au final, il est plus sage que le père adultère ou la mère aveugle. Enfin, bon.

Nous sommes témoin d’une rupture entre deux mondes, une frontière s’ouvre et ce qui en sort n’est pas du tout amical. Mais à l’issue de cette découverte, une amitié va se développer entre l’enfant/héros et sa voisine, qui est tout sauf une humaine normale. Nous ne savons pas au final ce qu’elle est, mais c’est peut-être aussi bien ainsi.

Il y a plusieurs aspect du merveilleux : c’est sombre, mystique, dangereux, mais aussi réconfortant, protecteur, apaisant. On voit dans l’écriture une dualité, un affrontement, sans savoir qui est le vainqueur et pour le savoir, il faut lire jusqu’au bout. Tout comme il y a besoin d’un sacrifice pour ouvrir le portail, il en faut un autre pour le refermer. Ainsi, la boucle est bouclée, les oppositions se retrouvent.

C’est un roman angoissant qui retrace les peurs enfantines avec brio et qui distingue l’enfance liée à l’innocence à âge adulte qui préfère oublier.

Bien qu’il y ait comme souvent des détails qui me chiffonne, j’ai trouvé ce roman très bien écrit, les fans de l’auteur sauront apprécier ce roman, et peut-être que comme moi, ils se révolteront de certaines choses, mais je laisse là planer le mystère pour mieux apprécier la lecture.

Dimanche 19 octobre 2014 à 18:11

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/22672724.jpgVous tenez entre les mains un essai sur la littérature Tagueuliste, genre proprement jubilatoire. Sans danger pour les cons, neurones, dès lors qu'il y en a plus de deux et qu'ils se connectent, ce texte part du postulat audacieusement joyeux que l'homme a encore un cerveau et que, s'il n'a pas toujours le sens de l'amour, il a au moins un certain sens de l'humour.

J’admets que ce n’est pas du tout mon genre de lecture à la base, c’est peut-être même la première fois que je lis un livre humoristique. Pourquoi me suis-je arrêtée dessus ? C’est très simple, j’ai été piégée par la couverture. Eh oui ! Parce qu’une petite souris toute blanche avec des ailes et un bonnet de Noël, ça me fait craquer, je suis preneuse, je suis cliente de ce genre de choses.

En revanche, je ne sais pas quoi dire après la lecture, à part que cela fait du bien. Il y a pas mal de jeux de mots, un détournement de références cultes, c’est un livre qui est complètement barré, rempli d’humour et de bonne humeur.

Il est impossible de faire une bonne chronique sur cet ouvrage, car je n’ai pas de références pour m’appuyer et c’est difficile de donner le positif et le négatif du livre. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il m’a permis de passer un bon moment, j’étais complètement détendue. Cela m’a fait du bien, j’ai retrouvé le goût à la lecture grâce à cette pause, cette parenthèse inattendue.

Un grand merci ! (C’est sans doute la chronique la plus courte, mais je m’en fiche ^^).

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