Mystica

Lectures de Sabbata

Dimanche 31 août 2014 à 12:33

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/logo11930.jpgCampbell a 17 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Cam ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Campbell retrouve une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir… Aidée d’Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles.

On découvre ici une jeune fille atteinte d’un cancer, qui décide de réaliser les souhaits qu’elle a inscrits sur sa liste Flamant rose. Tous les souhaits doivent être accomplis avant sa mort, qu’elle a accepté depuis longtemps, contrairement à sa mère et sa sœur qui décident de l’emmener loin, dans une ville magique, où elle pourrait guérir de sa maladie.

J’avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l’histoire au début, car le personnage principal, Cameron, semble hors de la réalité et en même temps, veut à tout prix contrôler ce qu’elle ressent, ce qu’elle vit, sans laisser de place aux émotions. Du moins, c’est le cas au début, mais arrivée, à Promise, la ville miracle, sa vie bascule doucement.

Je n’ai pas lu Nos Etoiles contraires, donc je ne peux pas comparer, j’ai néanmoins aimé l’histoire que j’ai trouvé touchante. Comme l’héroïne, on se met à oublier sa maladie jusqu’à la fin. L’auteur ellipse volontairement la mort, ce qui rend le roman plus beau et nous laisse avec nos émotions.

Niveau écriture, on ne peut pas dire que ce soit révolutionnaire, on lit surtout le roman pour l’histoire, à vrai dire. Après, le public visé à la base n’a pas besoin non plus d’un livre avec une écriture complexe, donc cela pourrait freiner les plus âgés, mais pas les autres.

Le cancer est un sujet qui prend de plus en plus de place car il peut toucher tout le monde, peu importe où il se manifeste. Il y a des luttes qui existent, des organismes pour aider la science à soigner les personnes touchées. Quand un auteur s’y intéresse, cela peut être à double tranchant. Ici, je trouve que l’auteur a su en parler sans que ce soit choquant ou mal placé.

En conclusion, je dirai que c’est une histoire émouvante qui traite avec une certaine légèreté voulue un thème difficile qui nous touche.

Vendredi 29 août 2014 à 11:47

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/lacroixdemorrigandenoraroberts.jpgIrlande, 1128. Hoyt Mac Cionaoith pratique la magie tandis que son jumeau, Cian, excelle dans l'art de l'épée. Les deux frères sont très unis, même si Hoyt est austère et posé alors que Cian est désinvolte. Lorsque la démone Lilith s'approprie l'âme de ce dernier, Hoyt refuse de devenir une créature diabolique et avide de sang comme son frère. La déesse Morrigan le charge alors de combattre les vampires qui répandent leur malédiction sur le monde. Hoyt accepte, obsédé par l'espoir de sauver son frère et se retrouve propulsé au XXIè siècle, où une belle sorcière aux cheveux de feu se dresse à son côté dans le combat.

Nora Roberts est sans aucun doute un des grands noms de la littérature dite « féminine », avec des histoires d’amour sous un fond de suspense et parfois de fantastique. Aussi, quand les éditions J’ai lu m’ont donné l’occasion de chroniquer un de ses romans, j’ai tout de suite pensé que c’était une bonne idée, et je pouvais par la même occasion enrichir ma culture générale.

De toute la sélection, c’est La Croix de Morrigan qui m’intéressait le plus, car l’histoire se passe en Irlande au XIIe siècle, avant de sauter quelques siècles, bien sûr. Plus que la magie, on retrouve des vampires, une prophétie, une joyeuse (ou pas) compagnie qui va se battre pour libérer les mondes de la folie de Lilith, considérée comme la reine des buveurs de sang.

Dans ce premier tome, on retrouve des références comme Buffy, qui peut faire sourire le lecteur. La mise en place de l’histoire se fait doucement, l’auteur arrive à faire évoluer tous les aspects en même temps, à savoir la recherche du groupe complet, une idylle qui voit le jour, les attaques des ennemis, si bien qu’il y a toujours quelque chose, toujours un événement pour ne pas laisser le lecteur s’ennuyer.

C’est un roman qui se lit rapidement, et la fin, ma foi, cela donne envie de savoir la suite, car rien n’est terminé et tout est à faire. Ce premier tome fait office de mise en place pour la guerre qui va arriver, qu’on attend. Je ne sais pas ce que l’auteur nous réserve pour la suite, mais j’ai envie de le savoir.

C’était une lecture agréable et je suis contente de connaître l’auteur avec ce roman, car j’ai envie de lire la suite de cette série, mais aussi de découvrir ce qu’elle fait d’autres.

Lundi 25 août 2014 à 12:53

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782266218023.jpgXIXe siècle, l'ère de la révolution industrielle. Après avoir reçu une lettre de son frère, Tessa quitte New York et débarque à Londres. À peine accueillie par une vieille dame et son cocher, Tessa tombe dans un piège et se retrouve enfermée dans la chambre d'une maison obscure... Durant plusieurs semaines, on va la forcer à développer des pouvoirs qu'elle ignorait posséder. Libérée finalement par Will, un Chasseur d'Ombres, Tess va découvrir un monde qui lui était totalement inconnu....

Attendant avec impatience le tome 6 de la série phare The Mortal Instruments, laissons-nous plonger un instant dans la série spin-off, à savoir Les Origines. L’univers est différent. Nous sommes à la fin du XIXe siècle, c’est l’ère victorienne, en plein cœur de Londres… et des créatures étranges se promènent dans la ville. Autant dire que ce livre était fait pour moi car l'époque et le style sont deux choses que j'adore et plus ça va, plus j'aime lire du Steampunk.

Nous suivons Tessa, une jeune américaine qui arrive dans la capitale anglaise pour retrouver son frère, mais à la place, elle se retrouve prisonnière afin de développer un pouvoir qu’elle ne savait pas posséder. Arrive alors Will, qui va l’emmener avec lui afin de la protéger et de découvrir sa véritable nature.

Comme dit précédemment, nous lisons du Steampunk (soit un mélange entre le fantastique et la science-fiction, bien qu'ici, la science-fiction est dominé par le fantastique), on retrouve des créatures issues de l’obscures avec une pointe de technologie et de mécanique, répondant tout à fait aux codes. Nous retrouvons les ancêtres des personnages phares de la série initiale, mais également Camille et Magnus, qui se fréquentaient à cette époque. Les descriptions nous permettent de suivre notre imaginaire sur leurs comportements, mais aussi leurs habits, complètement à l’opposé de leurs manières si britanniques.

J’ai aimé ce premier tome, mais, je ne comprends pas encore l’intérêt de créer cette série spin-off. Certes, nous en apprenons un peu sur le passé de Magnus Bane, sur Camille, mais après ? Pourquoi changer de style ? Pourquoi mettre l’accent sur le passé ? Que vont devenir ces créatures mécaniques et est-ce nécessaire de le savoir ?

Pour le moment, je ne sais pas à quoi m’attendre pour la suite. Je suis encore surprise de cette lecture, que j’ai toutefois appréciée. Je dois avouer que pour le moment, au niveau des personnages, il n’y a pas cette étincelle qu’il y a avec les autres. Je n’aime pas beaucoup Will pour le moment, Jem peut-être un peu, mais les autres me sont pour le moment insipides.

Ce fut en conclusion une bonne lecture, en espérant que la suite m’emmènera plus loin, car la fin du tome 1 me laisse perplexe et curieuse comme je suis, il ne me faudra pas longtemps avant de craquer et d’entamer le tome 2. Surtout que certaines questions de la série initiales commencent à avoir leurs réponses.

Vendredi 22 août 2014 à 10:45

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/Assassinscreedlacroisadesecrete.jpgNiccolò Polo, père de Marco, révèle enfin l'histoire qu'il a toute sa vie gardée secrète : celle d'Altaïr, l'un des Assassins les plus illustres qu'ait jamais compté la Fraternité.

Embarqué dans une aventure épique qui l'entraînera jusqu'en Terre sainte, Altaïr comprendra la véritable signification du Credo des Assassins... Pour prouver à tous son indéfectible dévotion, il accepte d'éliminer neuf redoutables adversaires dont le Grand maître Templier Robert de Sablé...

C'est la première fois qu'est contée la vie d'Altaïr, une épopée qui changea le cours de l'Histoire, de sa lutte éternelle contre la conspiration templière à son histoire familiale stupéfiante et tragique, ainsi qu'à l'ultime trahison de son plus vieil ami.


Troisième volée pour la série Assassin’s Creed, qui connaît un succès surtout en jeu vidéo, pourtant, les romans sont de qualité et peuvent plaire à un public très large, qui connaît ou pas le jeu sur console et PC. Ici, Ezio ne fait pas partie de l’histoire, puisque l’on fait un bond dans le temps d’environ deux cents ans afin de lire les aventures d’Altaïr, un maître assassin qui ne croit plus au credo de sa confrérie et doit se racheter afin de réintégrer les rangs. Mais quelque chose le chiffonne, et si l’ordre avait changé et non lui ?

J’avoue avoir une préférence pour Ezio et cela m’a fait bizarre au début d’être avec un autre assassin, cependant, l’histoire reste toujours aussi captivante. Altaïr est différent. Bien qu’Ezio prenne du plaisir entre deux missions, cet assassin est quant à lui concentré sur son objectif et on ellipse complètement son histoire d’amour afin de porter notre attention sur ses gestes, ses combats, ses pensées.

Son lien avec Ezio est au final la Pomme, que tous deux ont pu posséder, admirer, essayer de comprendre. C’est un tome qui peut se lire séparément, bien que la petite surprise de fin annonce clairement la continuité des deux tomes précédents. Il peut ainsi se lire après Brotherhood ou avant Renaissance, bien que cet ordre établi par l’auteur soit logique, à sa manière.

Bien que ce ne soit pas mon tome préféré, j’ai aimé replonger dans l’univers des Assassins, il y a toujours une grand part  historique et culturelle et cela renforce l’histoire. Si vous aimez les templiers et l’époque qui s’y rattache, vous n’allez pas être déçu, seule votre vision de l’Histoire risque de changer.

Mercredi 20 août 2014 à 22:50

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/617Ucr76WSLSL1122.jpgSa spécialité ? Fuir toute relation. Et on peut dire que Scarlett est docteur ès « disparition au petit matin ». Inutile de lui parler relation sérieuse, confiance et stabilité, elle en est incapable. Si investissement il y a, c est dans la société de décoration d intérieur qu elle vient de créer avec sa cousine, ancienne mannequin déjantée, et qui lui prend le plus clair de son temps. Pourtant, face à son nouveau client, le très entêté et séduisant M. Mufle-Connard, plus connu sous le nom d Aidan Stern, le savoir de Scarlett ne lui sera d aucun secours. Mais parviendra-t-il vraiment à guérir les blessures du passé ?

Quand j’ai su que l’auteur s’était inspiré du personnage de Loki pour interpréter Aidan, j’ai été très heureuse, car je pouvais mettre un visage sur ce héros de l’histoire (accessoirement, je suis aussi fan de Tom Hiddleston). Avant de commencer ma critique, je dois avouer que j’ai mis le temps avant de vouloir lire le livre, alors qu’en fait, j’adore l’auteur. Je vais devoir apprendre à lui faire confiance, c’est tout. On a toujours peur d’être déçu, et au final, j’ai adoré cette romance, donc allons-y pour l’avis.

Dire qu’on lit de la littérature sentimentale est souvent difficile car c’est, paraît-on, mal vu. A partir du moment où on a envie de lire, où est la honte ? Ce roman raconte l’évolution d’une relation complexe, les deux personnages étant complémentaires mais torturés, à leur manière. C’est une histoire d’amour qui nous prend aux tripes, qui est certes compliquée, mais très belle.

On arrive à comprendre Scarlett, pourquoi elle réagit aussi mal, mais c’est un plaisir de voir sa cousine s’en mêler pour la rendre heureuse quand celle-ci va trop loin. Quant à Aidan… grrrrrr mon imagination n’a jamais pris autant de plaisir.

C’est une histoire dont le thème a déjà été abordé,  un style littéraire en plus. Parfois, le langage un peu cru de Scarlett se mêle à la plume de Georgia Caldera, cela peut perturber le lecteur, mais l’auteur gagne toujours et c’est pour cela que le roman devient addictif, les scènes d’amour sont décrites de façon à ce que l’on croit être à la place de Scarlett. D’ailleurs, je ne comprends pas comment on peut lui reprocher une langue trop soutenue, car j’ai trouvé qu’au contraire, on s’éloignait de l’esthétique des Larmes rouges afin de créer une proximité avec le lecteur, le sujet étant plus festif pour Scarlett que pour Cornélia.

Bref, c’est pour moi une réussite, une de mes meilleures lectures en 2014 et promis, pour les autres livres de l’auteur, je n’aurais pas cette boule au ventre, je lui fais confiance.

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