Mystica

Lectures de Sabbata

Mardi 29 juillet 2014 à 13:20

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/1406auguresorg.jpgLe monde d’Olivia Taylor-Jones, fille unique d’une riche et célèbre famille, bascule lorsqu’elle apprend qu’elle a été adoptée… et que ses vrais parents sont un couple de tueurs en série ! Une nouvelle qui jette son entourage dans un indésirable tourbillon médiatique.
Contrainte de fuir, Olivia se retrouve à Cainsville, une mystérieuse petite ville dont les habitants semblaient attendre sa venue. Elle y rencontre l’ancien avocat de sa mère, qui souhaite l’aider à découvrir la vérité sur ses origines. Mais alors qu’ils commencent à enquêter, Olivia se surprend à utiliser des capacités enfouies depuis son enfance, des dons qui font d’elle un apport précieux pour cette communauté recluse…



Je dois avouer que j’ai mis le temps pour lire ce roman, alors qu’au final, il m’aura fallu deux jours pour le boucler, comme si je l’avais démarré à un mauvais moment. De plus, j’ai vraiment aimé cette histoire, Kelley Armstrong nous montre une autre facette de son écriture et cela est plaisant.

L’histoire est complètement différente de sa série phare Femmes de l’Autremonde, bien qu’on retrouve une petite touche de surnaturel, mais  celle-ci s’apparente davantage à de l‘instinct qu’à de la magie. Il y a beaucoup de suspense, un plan machiavélique qui est mis en place, des personnages secrets que l’on veut connaître plus. Dans la façon dont l’histoire est tournée, on peut retrouver la plume de l’auteure, mais il faut y être attentif.

On suit donc l’histoire d’une femme, qui ne demande rien à personne et qui va voir sa vie basculer en apprenant que non seulement d’avoir été adoptée, elle est également fille de tueurs en série. Plutôt joyeux comme nouvelle, non ?

A la fin de la lecture, de nombreuses questions se posent et l’on veut lire la suite pour retrouver ce duo qui s’accorde à merveille, à savoir Olivia/Gabriel. On veut voir leur relation évoluée, on espère quelque chose qui n’est pas encore fait, peut-être dans le tome 2, qui sait ?

Je reste toujours perplexe par rapport à mon temps de lecture sur ce roman, car j’ai aimé l’histoire et c’est une auteure que j’adore, donc j’espère que ce sera la dernière fois. Encore une semaine avant un peu de vacances, je vais revoir mes futures lectures pour le coup.

Dimanche 27 juillet 2014 à 14:32

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/larmeedesmortseclipsepaninibookscover.jpgLes morts se relèvent et errent dans les rues en traquant les derniers survivants. Christopher Golden, auteur américain à succès, rassemble dans ce recueil 19 nouvelles de zombies par les plus grands auteurs d'aujourd?hui : Joe Hill, Max Brooks, Kelley Armstrong,Tad Williams, John Connolly et bien d'autres.

Je ne suis franchement pas fan de zombies, mais en voyant les 19 auteurs qui composaient cette anthologie, je me suis dit que ce serait pas mal d’enrichir ma culture sur cette créature. Le moins que l’on puisse dire est que c’est une véritable surprise, car il y a de tout ! Des nouvelles franchement cauchemardesques et d’autres plus soft.

Pour commencer, je dois avouer que certaines d’entre elles m’ont donné une impression de malaise. Il y a des points de vue qui se discutent, des images franchement horribles une fois que l’imaginaire se met en place : « Ce que savait Maisie », « Piège fantôme », « La porte des orages », « Les gosses et leurs jouets ». La dernière citée est sans doute celle qui m’a le plus empêché de dormir, tellement la cruauté est présente, alors que les protagonistes sont des enfants.

Je n’ai pas compris la présence de la nouvelle « Partie de billard » ici, comme si on voulait faire patienter le lecteur jusqu’à la fin, mais il n’y a aucun zombie et rien ne nous annonce ce que va devenir la victime. Je me demande encore si je n’ai pas raté quelque chose.

Le thème étant le zombie, certaines nouvelles sont conformes et exploitent le sujet sous toutes les coutures, retrouvant avec plaisir ou non cette créature qui nous dégoûte ou qui peut fasciner certains : « Cuivre », « Lazare », « Poussière », « Le zombie qui tomba du ciel », « Le cirque des morts en 140 caractères ».

Ensuite, il y a celles qui vont au-delà de ce qu’on attend du zombie, introduisant de la psychologie, des sentiments, des questionnements aussi. Ce sont des nouvelles qui donnent envie de s’intéresser à ce genre de littérature : « CPM », « Parmi nous », « Tournez la page », « Second souffle », « Ma Dolly ».

Enfin, il y a celles qui sont émouvantes, qui vous touche, donnant une nouvelle vision de cette créature détestée : « Sentence de vie », « Délice », « Les sanglots du vent ». Sans oublier le coup de cœur du recueil qui se nomme « Une affaire de famille », qui m’aura arraché quelques larmes, car la nouvelle est poignante, demande au lecteur une attention toute particulière et au final, on ne regrette pas d’avoir insisté pour lire le recueil.

Malgré des inégalités, c’est en général un bon recueil. Il est possible que certaines nouvelles ne soient pas au goût des lecteurs, mais chacun devrait y trouver son compte. Ce fut pour moi une bonne lecture, le genre de livre que l’on peut lire toute l’année, même si j’aurais bien vu cette lecture pour fin octobre.

Vendredi 18 juillet 2014 à 10:45

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/71moVJugIL.jpgJeune chercheur de la "bande à Pasteur", Alexandre Yersin rêve de nouveaux horizons. A l'image de Livingstone, il veut être savant et explorateur. De la rue d'Ulm à l'Indochine, il découvre le monde en même temps que le bacille de la peste, loin du brouhaha des guerres. Marin, médecin, baroudeur, cet oublié de l'histoire aura fait de sa vie une folle aventure scientifique et humaine.

Le temps d’un livre, j’ai décidé de changer de registre, afin de voir si cela me plaisait de m’ouvrir à la littérature en général. Bien entendu, je ne ressens pas les mêmes émotions qu’avec du fantastique, mais ce livre m’a permis de m’ouvrir sur l’histoire d’un homme, que la grande Histoire a omis d’évoquer dans nos manuels scolaires.

Patrick Deville a entrepris d’écrire sur la vie d’Alexandre Yersin, il y a donc le fond historique avec parfois une référence d’événements qui se passeront par la suite, aidant le lecteur à se retrouver au niveau du temps. Mais il y a aussi des sauts temporels avant de revenir sur un événement en particulier, provoquant une impression de déjà-vu.

On se focalise essentiellement sur les découvertes de cet homme, ses voyages, une vie unique qu’il a menée. L’auteur est en retrait pour nous laisser apprécier cette vie simple, et pourtant si remplie. Cet homme de science a tout de même fait partie de l’institut Pasteur, a trouvé des remèdes à des maladies graves, sans recevoir une seule fois le prix Nobel. C’est donc un homme hors du commun que nous suivons ici.

Il a fallu se plonger dans la lecture et le début fut difficile, car il y a de nombreuses personnes qui sont citées, certaines connues, d’autres un peu moins, pourtant, même si le sujet concerne au final l’évolution scientifique grâce à Yersin et d’autres hommes, l’auteur a préféré donner le change en se concentrant sur les incidences que les découvertes ont provoqués dans un monde où la guerre est dominante mais où Yersin est loin, se concentrant sur sa vie.

J’ai aimé lire cette biographie que je recommande. On en apprend beaucoup, c’est plus facile à lire que des dossiers faits par des historiens, cela ne prend pas beaucoup de temps car c’est un livre relativement court. Je pense continuer à lire cet auteur qui m’a permis de m’intéresser à l’histoire française à travers la vie d’un homme  hors du commun.

Mercredi 9 juillet 2014 à 9:47

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782207117972.jpgLagash est une planète extraordinaire dont les habitants ne voient jamais la nuit puisque leur système solaire est composé de six soleils. Or, voici venir un événement terrifiant : le crépuscule tombe sur Lagash. Des six soleils, il ne reste plus que Bêta à briller, lequel commence à faiblir singulièrement. Dans quelques heures, les ténèbres viendront, et avec elles la fin de la planète, prétendent les savants. Mais pourquoi les habitants de Lagash ne supporteraient-ils pas la nuit? Auraient-ils si peur des étoiles?

Voici, pour la première fois en France, l'édition intégrale en un seul volume de Nightfall and Other Stories, souvent considéré comme le meilleur recueil d'Isaac Asimov. Une somme qui permet de découvrir ou redécouvrir l'extraordinaire talent de ce géant de la science-fiction.

Tout d’abord, je tenais à remercier les éditions Denoël pour leur rapidité, j’ai reçu le livre si vite que je me suis plongée tout de suite dans le recueil. « Quand viendront les Ténèbres » est à la base une nouvelle qu’a écrite Isaac Asimov et aujourd’hui, elle est connue comme étant sa meilleure. On peut toutefois lire ses autres nouvelles, qui sont toutes très bien.

Ce que l’on peut retenir de cet homme est qu’il a une imagination sans fin, il dit d’ailleurs dans la présentation d’une de ses nouvelles que l’« on peut tirer une idée de n’importe quoi, pourvu qu’on veuille bien y penser assez fort et assez longtemps. » Ainsi, l’on remarque une abondance de thème, revu à la sauce science-fiction que l’auteur maîtrise. Plusieurs thèmes phares sont abordés, à savoir la technologie, le voyage spatial, la relation humain/intelligence artificiel,…

On ressent également un grand savoir dans le domaine scientifique, mais aussi dans le domaine privé. Chaque nouvelle est contrôlée, du début à la fin, est parfaite, il n’y a généralement rien à ajouter. La nouvelle « Sally » mériterait une suite, c’est ce que j’ai ressenti en la lisant, mais d’un autre côté, je la trouve très bien comme ça.

On ressent souvent un besoin de retour en arrière, à la nature, comme peut nous le démontrer « Quelle belle journée ! » qui fut ma nouvelle préférée. Il y a également de l’humour, très subtil, souvent du second degrés. On se permet de sourire à la fin de certaines nouvelles, parce qu’elles nous font réagir, nous apaise aussi, ce fut le cas pour « Et si… », magnifique nouvelle parlant d’amour prouvant que pour certains couples, c’est une évidence. Il y a également des chutes inattendues, laissant le lecteur surpris, mais jamais choqué.

Pour un recueil de science-fiction, j’ai trouvé l’écriture d’Asimov très positive, comme si l’auteur voyait la bonté dans l’humanité ou dans la robotique. Il nous permet de nous évader mais aussi de nous questionner, de réfléchir à cette relation que nous avons installé depuis des années. Ce recueil nous permet également d’en apprendre plus sur cet auteur, sur sa vie, le comment et le pourquoi de son écriture, on rentre vraiment dans son intimité et certaines nouvelles prennent alors tout leur sens. Aucune n’est à jeter, elles ont toutes cette étincelle qui peut plaire à chaque lecteur.

Je voulais lire du Asimov depuis longtemps, ce recueil m’a conquise et me donne envie de me plonger plus sérieusement dans ses œuvres, car si ses nouvelles sont très bonnes, je ne doute pas que ses romans doivent être excellents. Un recueil à mettre entre toutes les mains.

Dimanche 6 juillet 2014 à 14:43

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/lavoixdesangesannerice.jpg1750. Tonio, héritier d'une riche famille vénitienne, spolié et castré à l'âge de quinze ans, vit désespéré à l'idée de ne plus être " un homme ". Il trouvera le salut dans la musique et sa force dans la haine des siens. Guido, fils de paysans calabrais, lui aussi castré enfant, perd sa belle voix à dix-huit ans et devient compositeur. Guido rencontre Tonio et devient son professeur. À eux deux, ils pourront avoir le monde à leurs pieds et enfin mettre en ?uvre leur vengeance à l'encontre de ceux qui les ont amputés de leur virilité.

C’est officiellement mon premier pavé de l’été, mais aussi un des romans qui fait partie de mon challenge perso 2014. Parfois, il faut savoir faire une pierre deux coups. Je réduis ainsi ma pile de l’auteur, Anne Rice, qui m’a fait aimer la littérature fantastique, les vampires. Cela fait maintenant une décennie que je la connais à travers ses œuvres et je ne suis pas prête de la lâcher (j’ai encore 9 livres à lire, j’ai de quoi faire).

Ici, pas de fantastique, ce roman s’apparente davantage à un roman historique, prenant comme sujet les castrats italiens de la Renaissance. On peut y voir une sorte d’envoûtement grâce à l’écriture, la description des opéras, de la voix de Tonio, car c’est un personnage qui séduit, charme les spectateurs par sa beauté, mais aussi par son incroyable chant.

Il y a une grande recherche historique qui a été faite au préalable, mais aussi au niveau musical. En effet, l’auteur ne se contente pas d’écrire avec son imagination seule, elle nous prouve encore une fois qu’elle maîtrise son sujet, cela tourne parfois au documentaire, on apprend des choses insoupçonnées, j’étais parfois surprise d’apprendre des aspects de la vie des eunuques que je pensais impossible.

Trahisons, amour, loyauté, revanche, ce sont les mots que je retiendrai pour cette lecture. Nous suivons la vie de deux personnages qui vont se croiser, s’unir, afin de prouver qu’ils ont leur place dans la société, qu’ils sont essentiels, peuvent être au-dessus de tous, contrôler leurs ennemis. On ressent beaucoup de peine pour eux, on veut absolument qu’ils réussissent leurs projets, surtout celui de Tonio, coupé de sa famille, castré parce qu’il existe et dérange.

Je ne lis pas de romans historiques, j’ai toujours du mal à retourner dans le passé et apprendre des choses qui rompent avec mon idéal, ma vision scolaire de l’histoire, car on ne nous dit pas tout, et apprendre par les livres une certaine vérité me fait toujours quelque chose. C’est donc loin d’être mon roman préféré, pourtant, je suis très heureuse d’avoir lu La Voix des Anges, car l’écriture est toujours aussi sublime, je pense qu’il y a vraiment une très bonne traduction qui retranscrit ce que veut faire passer l’auteur.

Si vous aimez les romans bien écrits, une histoire qui se met en place doucement et qui prend le temps d’avancer, je vous le conseille vivement.

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