Mystica

Lectures de Sabbata

Jeudi 26 juin 2014 à 9:57

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/51z6FHgfOoL.jpgFuneste hasard ? Macabre coïncidence ? Lorsque Joanne Walker, officier de police à Seattle, découvre le corps d'une jeune fille dans les vestiaires du gymnase universitaire, elle a bien du mal à garder son sang-froid. Ce n'est pourtant pas la première fois que la mort croise sa route mais, cette fois-ci, elle a l'étrange pressentiment d'être concernée de près... Et elle n'a pas tort. Car bientôt, les amis de la défunte, membres d'un puissant Cercle de sorcières, sollicitent son aide pour remplacer cette dernière dans leurs activités occultes. Et ce n'est pas à Joanne qu'ils font appel, mais à Siobhàn, la chamane qui sommeille en elle. Ils connaissent ses pouvoirs et ont besoin de son intervention pour libérer Virissong, un esprit amérindien emprisonné depuis des millénaires dans le monde du Dessous, et sauver ainsi la planète des catastrophes naturelles qui la menacent. Associée à des rituels magiques et des sacrifices d'un nouveau genre, confrontée à des monstres et des esprits peu familiers, Siobhàn n'a pas droit à l'erreur. Si elle veut s'en sortir vivante et mener à bien sa mission, il est temps pour elle de cultiver et d'assumer ses pouvoirs. Et surtout, d'apprendre à distinguer ses amis et ses ennemis. Car, être chamane, c'est aussi choisir son camp, sans se tromper...

On retrouve notre Joanne/Siobhàn dans un Seattle caniculaire, bien loin de sa lutte contre une divinité celte sous la neige. A présent chamane, notre héroïne a pourtant du mal à accepter ses dons, ce qui entraine des catastrophes naturelles.

Comme pour le premier tome, on commence fort, car Siobhàn découvre le corps d’une jeune femme dans les douches d’un gymnase et la cause de son décès, bien qu’inconnue, semble l’emmener tout droit vers une nouvelle mission magique.

Toujours accompagné par son ami Gary, elle évolue dans le monde réel et onirique, accepte petit à petit ses pouvoirs. Ce tome nous en apprend davantage sur elle, sur un bout de son passé. Autant le premier tome nous donnait quelques informations sur son enfance, autant celui-ci nous décrit des épisodes de son adolescence.

C’est ce que j’aime dans cette série : on prend son temps. Joanne est très bien entourée, même son chef est intrigant et promet d’être intéressant dans le tome trois. Elle peut bien évidemment compter sur ses amis qui ne veulent la lâcher pour rien au monde.

Le deuxième point que je trouve positif est qu’on suit l’histoire sous le point de vue de l’héroïne, découvrant en même temps qu’elle les événements, bons ou mauvais, ce qui nous incite à faire des choix comme si on nous les proposait.

Comme pour Chamane, ce fut une lecture agréable, un roman à lire l’été pour se détendre. J’ai toujours une préférence pour son autre série, mais celle-ci a du potentiel et une histoire très intéressante.

 

Vendredi 20 juin 2014 à 9:37

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/71dPHThUC9LSL1051.jpgJones prévoyait l'avenir. Non pas à la façon vague d'un diseur de bonne aventure, mais de manière précise, dans tous ses détails. Il se souvenait de l'avenir. L'ennui, c'était que son don était limité à une année. Et le drame, c'était qu'il ne pouvait rien changer à ce futur certain.
Il savait ce qui allait lui arriver. Et ce qui allait arriver à toute l'humanité en un temps où d'étranges créatures, les dériveurs tombaient de l'espace interstellaire sur toutes les planètes du système solaire, y compris la Terre.
De quoi devenir un Prophète, un Messie, bouleverser l'ordre déjà ébranlé d'une Terre mal en point et la charger des chaînes de l'avenir. Pour l'Eternité ?

C’est le deuxième roman de Philip K. Dick que je lis. Malheureusement, la magie ne prend pas avec moi pour ce roman, alors que j’avais trouvé Les Marteaux de Vulcain plutôt sympa. Sans le vouloir, je me rends compte que cet auteur aimait les planètes dont le nom est en lien avec les anciens dieux romains. De plus, c'est de la science-fiction facile d’accès, qui ne demande pas une grande connaissance de la technologie. Normalement, j’aurais dû aimer ce livre car l’humain est au cœur de l’histoire, ses choix, son libre-arbitre, un prophète qui peut devenir dictateur mais qui ne fera pas long feu. Enfin, ce livre fait à peine 200 pages, mais une semaine ne fut pas de trop pour le lire. Que s’est-il passé ? Est-ce qu’il faut un bon moment pour pouvoir lire cette œuvre, ou suis-je tout simplement pas faite pour lire du Dick ?

Prenons d’abord le thème : le libre-arbitre. Il est vu et revu dans la littérature à toutes les sauces, et ici, on le perçoit sur un fond de SF. C’est bien amené, il y a une réelle réflexion derrière, mais j’ai l’impression qu’on peut mieux le percevoir au cinéma, sachant que cet auteur a été plus d’une fois adapté au grand écran, je me demande si cela n’influence pas mon propos.

Ensuite, les personnages. Il y en a, on retient certains, mais c’est ambigu. Je n’arrivais parfois pas à faire le lien entre eux, comme s’ils venaient de dimensions différentes. Il y a une succession d’événements, on en voit certains, puis ils disparaissent un moment avant de revenir sur le devant de la scène, des décisions sont prises et elles ne semblent pas perturbés nos personnages. Au final, ils sont tous dans une fatalité insupportable.

Je pense aussi que le sujet est hors du temps, c’est presque obsolète pour un public actuel, peut-être est-ce là que ça bloque. Le fait de donner une date alors qu’on l’a dépassé, d’appeler des objets qui ont un nom bien défini (je prends l’exemple de la machine à écrire électronique que l’on connaît sous le nom d’ordinateur). C’est aussi pour ça que le Steampunk prend le pas sur la SF, car généralement, ce nouveau mouvement arrive à mêler tradition, création sans tomber dans le ringard, mais ceci est un autre débat.

En bref, un peu déçue de ma lecture que j’ai perçue comme un poids à soulager. J’ai l’impression d’avoir subi la lecture, alors que je devrais l’apprécier. C’est dommage, car je persiste à croire que l’auteur est un génie de son époque, on verra bien si j’ose lire un autre de ses romans.

Jeudi 19 juin 2014 à 10:03

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/22364447.jpgUn beau jour, Marvin pète un câble, dans le métro, et poignarde un mec qui l’a bousculé sans s’excuser. Ça lui donne des idées. Ce meurtre devient ainsi le premier d’une longue série.

Clairement, le prologue est une horreur. Le ton est donné, on a affaire à du langage parlé retranscrit, c’est donc difficile de décrypter certains passages. En quelques pages, on put avoir l’idée d’abandonner, mais les plus curieux résistent. Et là, tout commence.

On suit deux personnages : Marvin, habitué des transports dans Paris, qui tue après un ras-le-bol cumulé. Après son premier meurtre, d’autres victimes vont se succéder selon sa logique, à savoir que ses victimes sont coupables d’un crime, qu’il soit odieux ou pas. Logique que ne comprend pas Miles, notre second personnage, policier alcoolique qui ne semble pas totalement se préoccuper de cette affaire.

Par moment, on a du mal à comprendre qui parle, malgré certains indices, car on a l’impression que leurs pensées se déroulent de la même manière, le sujet change, mais la forme est quasi identique, y compris lorsqu’ils décrivent une situation quotidienne. Il y a également une volonté de donner un sens poétique aux pensées, mais pour certains lecteurs, cet aspect peut ne pas plaire, car il y a parfois un langage trop familier qui veut côtoyer un langage plus soutenue, mélancolique et honnêtement, on peut mal interpréter ce décalage.

En revanche, l’histoire a un potentiel énorme. Pour commencer, couper l’histoire à la manière d’épisodes est une très bonne idée, j’ai fait l’expérience de lire un épisode par trajet pour aller au travail et c’est génial, car entre l’attente du train et le trajet jusqu’à l’arrivé à destination, on a le temps de plonger dans un épisode et d’attendre jusqu’au suivant. Le récapitulatif est aussi une très bonne idée.

Pour les habitués des transports en commun en région parisienne et ailleurs, vous allez être surpris, car Marvin représente une partie de chaque voyageur. En effet, qui parmi vous n’a jamais eu l’envie de se retourner pour flanquer une bonne correction à la personne qui vous a bousculé, énervé avec sa musique trop forte, sa conversation partagée et j’en passe ? Bien évidemment, nous ne sommes pas prêts à passer à l’acte et le faire serait de la folie, mais voir un personnage littéralement péter un plomb permet de relâcher cette pression que nous vivons. On v=peut dire d’une certaine manière que l’auteur utilise la catharsis pour notre plus grand plaisir.

On est dans l’attente, est-ce que Marvin va se faire coincer ? Est-ce que Miles va arrêter de boire le temps de l’affaire ? Vont-ils se croiser ? Que veut dire cette fin que l’auteur nous a concocté ? Et si je vous disais que la suite est dans le prochain intégral ?

Malgré l’écriture, l’histoire est très intéressante et personnellement, j’aimerais bien savoir la suite. Cet intégral est trop court, j’espère que l’intégral 2 sera vite disponible.

Dimanche 15 juin 2014 à 18:45

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/MAISONOGRE4typo.jpg« Comme me l’avait dit Yannick, la nuit ne m’avait pas porté conseil. Tout au plus, elle avait failli me rendre dingue.
Dans mon cauchemar, le croquemitaine sans visage se rapprochait du manège et un enfant disparaissait à chacun de ses pas. Dès qu’un des chevaux de bois achevait un tour, un gosse se volatilisait, une lumière s’éteignait, des parents s’estompaient. Il ne restait plus que moi, perdu dans ma propre lueur et mes larmes brouillaient la figure du
croquemitaine… »

D’habitude, je n’aime pas faire mes avis à chaud après lecture, car j’apprécie le moment de réflexion qui peut parfois durer des jours. Pourtant, j’ai l’impression que pour me défaire de l’ambiance du livre, si je ne le fais pas tout de suite, je n’y arriverai jamais. Ou alors, je risque d’oublier de dire le plus important. Bref, mon équilibre en dépend.

Pour commencer, je dois dire que je suis complètement bluffée par l’histoire, car elle est surprenante dès le début. On pense commencer en douceur avec l’histoire d’un petit garçon qui marche dans la rue, jusqu’à ce que le coup de massue nous tombe dessus. C’est une histoire de dingue !

L’atmosphère est angoissante du début à la fin. On est happé par l’intrigue qui se met en place. Au début, c’est perturbant à cause des nombreux personnages qui se mettent en place, comme des pièces d’un échiquier. Bizarrement, ce roman m’a rappelé pleins de références complètement différentes, allant de Sire Cédric pour le côté parfois macabre, au clip d’Ayumi Hamasaki pour sa chanson Song for U (où on peut la voir interprétant plusieurs pièces du jeu d’échec, justement), sans oublier le psychiatre fou dans Batman… bref, ce roman m’a retranché dans mes connaissances, m’a fait participé à l’histoire (c’est grave, docteur ?).

C’est du roman noir, l’écriture est subtile, on ne tombe jamais dans la vulgarité, l’histoire est prenante, impossible de lâcher le livre, on en veut plus, comprendre ce qui se passe, qui est réellement le Roi Sombre, pourquoi il fait ça, l’angoisse monte et c’est la panique.

Très honnêtement, je ne conseille pas aux personnes sensibles de le lire le soir, à moins d’aimer se réveiller la nuit tout tremblant à cause d’un cauchemar. Par contre, c’est un livre qui vaut le coup, car il y a une réelle réflexion, un scénario complexe mais qui n’a pas de failles. Souvent, on lit un livre et on trouve des incohérences ou des invraisemblances, pas ici. Je me demande juste ce qui nous attend par la suite, si suite il y a. En tout cas, je serai ravie de continuer à lire cet auteur, car j’ai beaucoup aimé son roman.

Dimanche 15 juin 2014 à 14:41

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/51L8uVIvCwL.jpgLa guerre est terminée, et Clary Fray rentre à New York. Elle s’entraîne pour devenir Chasseur d’Ombres et utiliser au mieux son pouvoir. Mais la paix ne dure qu’un temps. Des Chasseurs d’Ombres se font assassiner, et la tension monte avec les Créatures Obscures. Une nouvelle guerre pourrait éclater à tout moment…
Au même moment, Simon se retrouve à la rue lorsque sa mère découvre qu’il est un vampire. Mais tout le monde le veut – lui et ses pouvoirs – de son côté. Et ils ne reculeront devant rien pour l’obtenir. Jace semble prendre ses distances avec Clary, qui s’aperçoit que son pire cauchemar devient réalité : elle a enclenché une terrible série d’événements qui pourrait lui faire perdre tous ceux qu’elle aime. Jace compris.



Pour le moment, mon tome préféré de la série est le tome 3, car on visitait Idris, la cité de verre des chasseurs d’Ombres, on se trouvait bien loin de la ville, du monde humain. On apprenait la vérité sur Jace, sa réelle filiation. Valentin était plus proche de son but que jamais.

Ce tome 4 n’est pas décevant pour autant, au contraire, il est rempli d’action, les personnages augmentent en maturité, mais la surprise de fin…

Concernant l’intrigue, Jace est revenu à New York avec des cauchemars, et quand on retrouve des chasseurs d’Ombres assassinés, une maitresse vampire mettre la pression à Simon, tous les moyens sont bons pour s’éloigner de Clary afin de vouloir la protéger. Notre couple phare a donc des difficultés à surmonter les problèmes qui s’accumulent. Le retour à New York est aussi annonciateur d’une bonne nouvelle : un mariage est vivement attendu, mais va-t-il avoir lieu avec tout ce qui se prépare ?

Au niveau des personnages, deux sont surtout présent à la fin et pour le coup, ils m’ont manqué. Il s’agit de Magnus et Alec, car contre toute attente, je crois que c’est mon couple préféré. Il y a une passion entre ses deux personnages que j’aime beaucoup, j’aime la jalousie que ressent Alec envers les anciennes conquêtes de Magnus, et le sorcier est attendrissant quand il pense, regarde son amant. Ne pas les voir m’a un peu déçu.

Au final, c’est un tome qui se lit bien. L’histoire est toujours aussi captivante, mais le dernier chapitre est tellement cruel, que je me demande ce qui m’attend dans le tome suivant. Je pense honnêtement que Clary va avoir des sacrées surprises. En tout cas, je réponds présente pour la suite, car il m’en faut plus pour lâcher cette série.

 

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