Mystica

Lectures de Sabbata

Lundi 28 avril 2014 à 13:57

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782754723039.jpgTorfa, jeune montagnard, mène une existence paisible jusqu'au jour où son destin bascule. Il doit aider un jeune dragon à recouvrer le trône qui lui a été usurpé. Armé de sa vieille épée et de son courage, il plonge dans une aventure épique.

En lisant le résumé, j’ai tout de suite aimé le point de vue que prenait l’auteur, à savoir qu’un dragon voulait reprendre sa place sur le trône et pour cela, il a besoin de l’aide d’un humain. Le dragon n’est donc pas ici une créature qu’il faut tuer pour la gloire, au contraire, il est ici respecté (ou en partie) et plusieurs alliés vont se réunir afin de soutenir Torfa (un montagnard du Nord au destin exceptionnel) dans sa tâche.

Certains événements sont très rapides, Torfa prend rapidement des décisions sans prendre le temps de réfléchir et cela, même si c’est parfois gênant pendant la lecture, nous ramène aux héros antiques comme Ulysse.  C’est comme si une voix intérieure poussait notre personnage vers sa destinée. Mais les références ne s’arrêtent pas là. En effet, nous pouvons lire le roman comme pourrait se dérouler un jeu de rôle, lent au début pour mettre en place les différentes stratégies et l’histoire, puis plus rapide pour les batailles, je n’ai pas pu m’empêcher de penser également aux œuvres  de Tolkien, notamment avec le personnage du nain Röllgard.

J’ai eu parfois du mal à me plonger dans l’histoire, mais au final, j’ai aimé ce roman qui possède de nombreuses références tout en étant singulière. Je trouve également que cette œuvre pourrait très bien être raconté à haute voix autour d’un feu de camp ou même joué au théâtre, car les images viennent rapidement en tête, ou qui sait, certains pourraient  s’inspirer de ce roman pour un futur jeu de rôle.

Vendredi 25 avril 2014 à 10:46

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782221125793.jpgTomàs est un déserteur sentimental. N'ayant aucune confiance en lui, terrifié à l'idée de souffrir, il est incapable de s'impliquer dans une véritable histoire à deux. Amoureux fou d'Ariane, il est soulagé d'apprendre qu'elle annule leur premier rendez-vous. Mais ce soir-là, alors qu'il se promène en bord de mer, il est agressé et se retrouve catapulté dans un lieu inconnu, « Les Thermes de l'Âme ». Est-il mort ? Dans le coma ?
Ses hôtes, à la fois bienveillants et mystérieux, lui expliquent qu'il lui faudra braver plusieurs épreuves avant d'être libéré. Tomàs s'engage alors dans un long voyage spirituel pour réapprendre à s'aimer et à se faire confiance.
Au bout de ce parcours initiatique, affrontant les traumatismes de son enfance et sa terreur de l'abandon, peut-être retrouvera-t-il Ariane... Et peut-être pourront-ils écrire ensemble la dernière ligne de leur propre conte de fées...



Non, je n’essaie pas de combler un manque de féérie après ma dernière lecture, malgré le titre qui évoque des princes et princesses ayant droit au happy end. Je suis juste tombée sur ce roman par hasard, le titre m’a interpellé, alors je l’ai pris et voici mon avis.

Tout d’abord, il faut savoir que ce roman possède une spiritualité étonnante qu’on ne devine pas en regardant le titre. On est persuadé d’avoir une revisite d’un conte, ou une sorte de thèse sur les fins de contes de fées. Mais ce n’est rien de tout ça.

Tomàs, le personnage principal, se retrouve dans un voyage onirique où il doit sauver son âme, il subit une rééducation pour pouvoir aimer librement dans le monde des vivants. A la manière de Dante, son âme suit un parcours précis dans ce lieu métaphorique où il n’est pas seul. Comme lui, d’autres âmes demandent à se libérer de leurs problèmes humains.

Le titre prend tout son sens une fois l’âme du héros prête à retourner dans son corps.  En effet, tout au long du roman, il y a de nombreuses références aux contes de fées, mais l’un d’eux se montre plus important aux yeux de Tomàs, si bien qu’on découvre une part de son passé qui est, au final, le cœur de l’histoire.

C’est donc un roman que j’ai bien aimé. Au début, seul le titre m’intriguait, j’ai donc bien fait de le prendre. Il est vrai qu’on s’éloigne de mes lectures habituelles, mais ce break m’a permis  de passer à autre chose et de revoir mes prochaines lectures.

Dimanche 20 avril 2014 à 12:14

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/1403poisonorg.jpgBlanche-Neige revisité, dans une magnifique édition illustrée : prenez tous les éléments du conte de fées classique que tout le monde connaît (le beau prince, la reine jalouse, la belle princesse, et bien sûr l'empoisonnement) et ajoutez un côté moderne à tous les personnages, à leurs motivations et leurs désirs. Drôle, contemporain et sexy.

En le finissant, je me suis demandée ce qui pouvait bien se passer dans la tête de l’auteure. Elle a l’air charmante et très accessible, mais je ne peux pas mentir : son roman ne m’a pas enchantée.  Sans doute ai-je mis la barre très haute et cela m’apprendra à suivre le mouvement bêtement.

On retrouve dans cette nouvelle vision du conte une Blanche-Neige naïve (un peu rock & roll aussi), la méchante reine n’est pas aussi cruelle, j’ai même l’impression qu’elle peut se montrer attachante, il n’y a pas tous les nains (et les noms, c’est quoi ces noms ?), quant au prince… n’en parlons pas.

Ce n’est pas convaincant, la fin n’en est pas une. Alors il y a des indices pour la suite, on sent que quelque chose se prépare pour le tome 2. Cependant, je suis fâchée pour le moment, car le début était prometteur, mais plus j’avançais dans l’histoire, plus j’étais surprise et franchement pas séduite.

Je sais que la réécriture d’un conte n’est pas chose aisée et que cela ne peut pas plaire à tout le monde. C’est tout de même original tout en restant très proche du conte, mais par moment, on a l’impression de lire un roman de jeunesse puis de passer à des scènes très adultes, comme s’il y avait un déséquilibre dans l’écriture.

Pour le moment, la suite ne me tente pas et pourtant, je suis curieuse de savoir comment tout ça va finir et j’ai le souhait secret d’avoir eu tort de m’emporter ainsi dans cet avis, mais à condition que le final soit à la hauteur, bien sûr. Nous verrons bien. Pour le moment, je vais me plonger dans d’autres récits. De la littérature italienne est au programme.

Mercredi 16 avril 2014 à 22:32

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782290033517.jpg  L'intelligence artificielle appelée Vulcain III dirigeait la race humaine. C'était plus qu'une machine et moins qu'un dieu. Il avait sorti le genre humain de l'âge sombre qui avait précédé le machinisme. Il avait mis fin à la guerre, au chômage et à la pauvreté... mais il n'avait pas mis fin à la plus corrosive des craintes, celle de Vulcain III lui-même. Au début, ceux qui avaient peur de lui étaient écartés comme fanatiques religieux. Puis les implacables et brillants messagers de la mort apparurent, montant en flèche dans les airs pour redescendre frapper de la même manière amis et ennemis de Vulcains III.
   Qui les dirigeaient ? Quelle était la force étrange qui maniait ... les marteaux de Vulcain ?

Dick est un grand nom de la science-fiction, de nombreuses œuvres de cet homme ont même étaient adaptés en film et d’ailleurs, je trouve que ce roman serait plus accessible en visuel.

Le roman est intéressant, car il aborde une dictature bienveillante, si bien qu’on remarque des personnages sur la défensive mais attachés à leur système. On peut toutefois penser que ce roman est obsolète, car il a été écrit il y a des années, pourtant, on a l’impression qu’il s’adresse à un public actuel, c’est une œuvre intemporelle qui aborde l’intelligence artificielle, Big Sister de Jérôme Leroy pourrait être l’héritier de ce livre.

On remarque qu’il y a peu de personnages mais qu’ils sont tous liés, de plus, ce lien se ressent au fur et à mesure de l’histoire. Roman de 200 pages, il est difficile de voir le but de l’œuvre pendant une bonne partie de la lecture. Puis on perçoit le discours « revenir aux valeurs manuelles », « laisser l’homme diriger son avenir », mais est-ce tout ? Il faut sans doute voir plus loin, mais d’un autre côté, ce livre fut écrit en 1960, c’est un pur roman de SF qu’on doit avant tout lire pour le plaisir, non ?

Personnellement, j’ai trouvé que c’était un roman divertissant. Ce n’est pas le meilleur du genre et sans doute pas le meilleur de Dick, mais c’est agréable à lire et j’espère pouvoir découvrir d’autres œuvres de cet auteur.

Samedi 12 avril 2014 à 10:49

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/cvtLesChroniquesdeGyeonTempetedefeu3957.jpgAnnée du dragon rouge - Pays de Koro

Choisir le futur roi, voilà la responsabilité de la princesse Aijee. La jeune femme doit échanger sa liberté contre un époux afin d'assurer la pérennité du trône. Quatre candidats sélectionnés parmi les notables devront la conquérir même si un seul fait battre son cœur : cet homme ténébreux qui l'attire à en oublier la raison. Clans, combats, complots, guerres et amour. Ouvrez la porte du pays des pluies et vivez son histoire.

Tout d’abord, je tiens à remercier Céline Mancellon pour avoir proposé son roman dans le concours Masse Chronique qu’ont organisé les éditions Sharon Kena car sans cela, je serai passé à côté de ce roman. Merci également à Marion Obry qui s’est chargée de cet événement. Maintenant, la chronique.

La chose qui me vient en premier après la lecture de roman est la capacité de l’auteure à jouer avec nos nerfs. En effet, j’ai essayé de le lire de loin, de ne pas trop m’approprier l’histoire pour ne pas tomber de haut quand je m’y attends le moins. Râté. Les éditions Sharon Kena ont le chic pour publier des auteures sadiques, ayant une imagination sans limite et le problème, c’est que ça devient vite addictif, cela prouve bien qu’il y a un public en demande de sadisme.

J’ai beaucoup aimé le contexte, peu de monde s’intéresse à l’histoire coréenne et je trouve ça oser d’essayer de raconter une histoire d’amour, mais aussi d’honneur, de complots et de stratégie dans un tel décor que l’on retrouve souvent dans les fameux dramas. Cela donne un côté exotique à la lecture et je n’ai pu me retenir de mettre des visages sur certains personnages (si je vous dis Lee Donghae, vous voyez de qui je parle ?).

Il y a de nombreux rebondissements, tous plus surprenants les uns que les autres, si bien que je me suis ridiculisée dans le train plus d’une fois. Les personnages sont attachants ou détestables et même s’il y en a beaucoup, on les distingue facilement. C’est une histoire passionnante qui se lit très bien. C’est tout public et même si la romance est à l’honneur, elle ne monopolise pas toute l’intrigue. On sent une mise en place pour d’autres personnages, pour une suite qui promet d’être captivante.

Bon, je ne spoilerai pas, mais j’ai trouvé la dernière scène brutale, presque irréelle et même si elle m’a moins choqué que d’autres révélations (j’ai eu le temps de m’habituer, d’où ma quasi non réaction à cette fameuse scène, c’est comme si je l’attendais en fait), je dirai que l’auteure a coupé à un moment qui aurait pu  être un peu plus développé et en même temps,  je la trouve bien écrite cette fin.

Mon ressenti final ? J’ai aimé ce roman. Je connaissais seulement les nouvelles de Céline que j’avais déjà bien aimées, notamment celle dans le recueil Romances fantastiques. Maintenant, je vais relever sa playlist, car je veux m’imprégner des chansons qui l’ont aidée à se plonger dans cet univers très plaisant.

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