Mystica

Lectures de Sabbata

Dimanche 30 mars 2014 à 15:03

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/newvictorialintegrale396723250400.jpgNew Victoria : une civilisation high tech obéissant aux codes et aux modes de l’ère victorienne, dont les frontières sont menacées par des rebelles curieusement difficiles à tuer. Bien loin des combats armés, Nora, jeune aristocrate en crinoline, a un destin tout tracé : épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal. Faire honneur à la mémoire de son père, l’éminent docteur Dearly. Rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle.
Et pourtant elle devra surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants… comme les morts.

En voyant ce livre pour la première fois, je me suis extasiée devant la couverture, car elle est sublime. On parle beaucoup de « Steampunk »  en ce moment et ce roman en fait partie. D’accord, mais c’est quoi au juste, le Steampunk ?  Dans ce cadre-là, j’ai envie de dire que c’est la rencontre entre la science-fiction de Bradbury et le fantastique de Wellington ou Brooks, avec une touche d’ambiance victorienne à la Jane Austen. Dans un sens plus large, j’ai l’impression que c’est une technologie anachronique (ou pas), dans un contexte qui est alors passé, mélangée aux mythes anciens, à la magie. C’est osé et j’adore !

Passons au roman, maintenant ! L’intégrale est publiée chez Bragelonne, mais j’ai cru comprendre qu’il avait aussi sa place en jeunesse chez Castelmore et je trouve ça dommage. Pourquoi partager une publication ? Beaucoup de Young Adult passe en SF et je ne pense pas que ce soit utile, ça embrouille les libraires et les lecteurs. Bref, cette double identité est perturbante, surtout qu’au final, j’ai trouvé que cette œuvre avait sa place en jeunesse.

L’histoire est recherchée et peut séduire un large public, car il y a de la technologie, une intrigue, des personnages qui se battent pour la liberté, une histoire d’amour,… c’est donc un roman qui peut plaire aux hommes comme aux femmes. Il y a rapidement de l’action, les bases sont très vite posées, mais il y a des longueurs au fur et à mesure de l’histoire. J’ai particulièrement aimé les points de vue de Bram et Nora, ils sont vite montrés comme les personnages principaux. De plus, c’est la première fois que je suis l’histoire d’un zombie sans ressentir du dégoût. Ou presque.

Dommage par contre que la narration soit à la première personne, même avec l’annonce de la personne qui prend la parole, on peut s’emmêler les pinceaux. J’ai aussi du mal à comprendre Pamela, l’amie de Nora. Au début, on la voit comme voulant s’intégrer dans la société, jusqu’à ce qu’elle se transforme en super guerrière, alors que son amie va rester en retrait après la tentative de sa capture, comme si les rôles étaient inversés.

La fin du premier tome n’en est pas une, surtout avec le titre du tome 2 : Rébellion. C’est tout un programme qui s’annonce. D’ailleurs, l’intrigue se complexifie, de nouveaux personnages arrivent, certains se rebellent, logique. En bref, le chaos s’installe dans une ville où l’ordre est censé être à l’honneur. On assiste à un désordre total, ça bouge dans tous les sens, on ne sait plus où donner de la tête.

Mon sentiment à la fin de cette intégrale ? Très heureuse d’avoir découvert cet univers. Bon, je continue à dire que sa place est en jeunesse, même si tout le monde peut lire cette œuvre. Je suis aussi fière d’avoir laissé de côté mon dégoût pour les zombies afin de suivre les aventures des différents personnages. Attention, cela ne veut pas dire que j’ai changé d’avis sur les morts-vivants, mais un premier pas est fait. Très bon moment de lecture, j’espère que cet avis vous donnera envie de vous plonger dans cet univers.

Note à moi-même : c’est la première fois que je fais un avis si long ! :D

Jeudi 27 mars 2014 à 17:47

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/71cllpvcgnlsl1500.jpgSuite à la mort prématurée de son mari, Robyn Peltier tente de refaire sa vie à Los Angeles. Quand sa célèbre cliente, Portia Kane, est assassinée dans une boîte de nuit, Robyn, suspectée du meurtre, est contrainte de fuir. Seule son amie Hope Adams semble de son côté, même si cette dernière sait que ce n'est qu'une question de temps avant que la jeune femme soit capturée. Ce n'est cependant pas la police qu'elle redoute mais bien pire : Robyn s'est retrouvée sans le savoir au coeur d'une guerre opposant la kumpania à une puissante Cabale. Le seul moyen de la protéger à présent, c'est de l'entraîner dans un monde peuplé de créatures surnaturelles que la simple humaine ferait mieux d'éviter...

On est loin des aventures d’Elena/Clay ou Paige/Lucas. Pourtant, c’est un roman qui se lit bien, où il y a de l’action. Pour une fois, on suit les traces d’une humaine, Robyn, qui se retrouve accusée de meurtre à tort alors qu’elle travaille pour une riche fille sans cervelle mais qui ne méritait pas de mourir pour autant.

Pourquoi ce changement de point de vue aussi soudain ? Pourquoi impliquer une humaine dans l’histoire ? Sans doute parce qu’elle est liée malgré elle au monde surnaturel en étant amie avec Hope, la semi-démone du tome précédent. A moins que le hasard mette son grain de sel : elle était au mauvais endroit au mauvais moment.

Quelque chose m’a pourtant chiffonné: on suit plusieurs personnages, c’est peut-être un peu trop, justement (même si je ne suis pas la mieux placée pour dire ça). Certains reviendront sans doute dans les prochains tomes, mais j’aurais préféré suivre deux voire trois personnages seulement. Cela reste délicat et au final, une fois qu’on connait les personnages, c’est plus facile à suivre. L’auteure ne pouvait sans doute pas faire autrement. Après cinquante pages, ça se lit tout seul peu importe le personnage. Donc bon, c’est un détail qu’on retient pour trouver un défaut.

Au final, j’ai passé un bon moment de lecture, cette série reste surprenante quoi qu’il arrive. J’espère juste qu’on va retrouver les personnages phares dans le prochain tome, car ils me manquent.

Mercredi 26 mars 2014 à 23:06

Ca ne vous est jamais arrivé de vouloir commencer un livre, mais d'avoir peur de ne pas pouvoir le lâcher pour aller dormir ? Eh bien voilà exactement ce que je ressens à cette minute.

Je vous explique : comme beaucoup, je me suis procurée la suite des Larmes Rouges de Georgia Caldera. Le tome 2 est donc en train d'attendre gentiment dans ma bibliothèque, en train de me supplier de le prendre pour être lu. Pourquoi est-ce que je ne réponds pas à son appel ? Tout simplement parce que je me connais très bien et je sais que si je commence le livre à 23h08, cela me laisse une heure de lecture avant d'essayer de dormir. Sauf qu'à 23h36, je vais commencer à me dire que je peux prolonger mon temps de lecture. A 23h58, je serai en plein milieu d'un chapitre que je finirai 4 min plus tard. A 00h03, je vais me dire que je dois atteindre une fin de chapitre "repos", c'est-à-dire que je vais attendre un moment où l'action est moins importante, mais tout est important dans ce roman, alors quand je poserai le livre sur ma table de nuit à 01h26 pour essayer de dormir, je vais éteindre la lumière, penser aux pages lues, imaginer qu'un séduisant vampire ne veut que moi, puis mélanger des détails de ma vie de tous les jours, qui m'emmèneront à penser au boulot, pour au final penser à plein de choses qui n'auront rien à voir avec le livre et finir sur une pensée du style : "je vais pas réussir à me lever tôt demain pour finir ce bouquin !" puis j'ouvrirai les yeux en m'apercevant que la matinée est déjà bien avancée, qu'il faut aller bosser et attendre avec impatience le soir pour continuer la lecture.

Bref, je suis dans le pétrin. Pour savourer pleinement ma lecture, je vais devoir attendre lundi, soit mon jour de repos, pour ne faire que ça : lire ce roman, en oubliant volontairement qu'il y a des corrections qui m'attendent ainsi qu'un peu de ménage.

Parfois, la vie paraît juste trop courte et les problèmes trop grands. Ce petit billet, inutile, certes, me fait du bien. Au final, je simplement commencer un autre livre, on verra lundi pour Les Larmes rouges.

Dimanche 23 mars 2014 à 16:10

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/tlp.jpg" Allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un joueur. " Amélie Nothomb

Troisième livre  que je lis de cette auteure, je vais finir par devenir accroc… ou pas. J’avais trouvé la Nostalgie heureuse touchant, car on pouvait s’identifier à l’auteure dans ses sentiments. Quelque part, elle a su partager ce que tout le monde a pu ressentir un jour. Avec Barbe bleue, on avait affaire à une discussion sur la vie, on est transporté dans une réflexion philosophique sur la vie. La vie. Et si c’était de ça qu’elle voulait parler, au final ?

Le point commun de ses œuvres serait alors la possibilité de vivre ses histoires, des événements d’une banalité enfantine et pourtant, toute sa force réside dans cette écriture. Il y a toutefois des passages qui nous font penser à de l’absurde, comme pour donner un sens à un passage imaginaire à travers une histoire plausible. C’est donc le mariage entre un bout de chemin parcouru avec un événement inventé.

On peut analyser longtemps ses œuvres, mais qu’est-ce réellement ressenti en lisant ce roman ?

Le titre du livre prend tout son sens à la fin, de manière métaphorique. Le fil conducteur est, encore une fois unique, intime, quelque chose d’impalpable. En somme, elle ne fait rien comme tout le monde. Certes, cela ne la concerne pas directement, si bien qu’on pense avoir affaire à un conteur, qui rapporterait l’histoire d’un homme, de sa mésaventure, au coin d’un feu, accompagné ou non de musique.

Au final, c’est un roman intéressant et divertissant qui se laisse lire, mais j’ai l’impression que c’est un fragment qu’il faut assembler avec les autres.

Mercredi 19 mars 2014 à 10:19

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/1743541598029520278445453581630n.jpgFlic et invocatrice de démons, Kara Gillian est chargée d’enquêter sur une série de meurtres abjects. Convaincue que le tueur a un rapport avec les arcanes, elle compte bien mettre à profit ses pouvoirs occultes pour l’arrêter. Pourtant, cet atout pourrait se retourner contre elle lorsqu’elle invoque sans le vouloir une créature d’une beauté surnaturelle dont le contrôle lui échappe. Kara n’a plus droit à l’erreur, d’autant plus qu’un agent du FBI soupçonneux surveille ses moindres faits et gestes.

J’ai cru comprendre que la série allait arrêter d’être publiée à cause des mauvaises ventes, ce que je trouve bien dommage, car je viens de finir ce premier tome et j’ai adoré. On retrouve un peu l’héroïne de base qu’on aime : forte, débrouillarde, unique dans son genre qui attire les créatures les plus sexy qu’on puisse imaginer. Elle ne se laisse pas faire par la gente masculine, est indépendante, c’est la femme moderne par excellence et surtout, elle est loin des héroïnes geignardes qui se plaignent tout le temps.

L’histoire est un mélange entre Morgane Kingsley et Anita Blake, pour le côté évocatrice d’un côté, inspecteur de l’autre, sans oublier que la série est aussi très addictive. C’est le genre de roman qu’on ne peut pas lâcher une fois qu’on le commence, qui se lit en deux jours sans problème, car il n’y a pas de temps mort, on veut connaître le fin mot de l’histoire, peu importe si on doit faire des nuits blanches pour ça.

Pour une fois, on ne voit pas venir le « méchant », il y a la surprise jusqu’à la fin et j’avoue que le monde des démons m’intéresse beaucoup. Très honnêtement, je vais me dépêcher de prendre la suite, car ce serait dommage de passer à côté.

Si vous n’êtes toujours pas conquis, sachez que l’héroïne vit pleinement ses aventures, c’est un format poche, il y aura pour le moment cinq tomes en français, ça change des vampires et des zombies qui font fureur en ce moment. Bref, laissez-vous tenter.

<< Page précédente | 1 | 2 | Page suivante >>

Créer un podcast