Mystica

Lectures de Sabbata

Dimanche 26 janvier 2014 à 17:31

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782253038757.jpgCatastrophe ! Le père d'Octave veut le marier à une jeune fille de son choix alors qu'Octave en a déjà épousé une autre. Heureusement, Scapin, valet ingénieux et rusé, promet à Octave de le tirer de ce mauvais pas. En matière de fourberies, Scapin n'a pas son pareil. Surtout s'il peut en profiter pour régler ses propres comptes aux dépens de son maître !

Dernière pièce de Molière que je lis pour mon challenge, mais sans doute pas la dernière que je lirai par la suite (j’en ai encore à lire, sans l’obligation d’en faire une chronique). Effectivement, je préfère mille fois Molière à Aristophane, car ses pièces sont des farces ambulantes, où tout est exagéré pour permettre aux spectateurs qui ont la chance de voir une bonne mise en scène de rire un bon coup. Elles sont également plus accessibles, peut-être parce que les sujets abordés sont plus d’actualité que ceux d’Aristophane.

Dans cette pièce, Scapin est un personnage au cœur de l’histoire malgré son statut de serviteur, de plus, il n’embrouille pas un, mais deux pères, réalisant un combo parfait. Deux intrigues liées, l’amour au cœur des hommes, tout est double, donc on s’attend à deux beaux événements : deux beaux mariages.

Comme souvent, le quiproquo embrouille les personnages et parfois le lecteur s’il n’est pas suffisamment attentif. Pour moi, ce n’est pas la meilleure pièce de Molière, mais elle est divertissante, drôle et bien menée. Je commence à être à court d’argument pour cet auteur, il aurait mieux fallu que je fasse un résumé des trois pièces dans un seul avis, j’y penserai une prochaine fois.

A la lecture suivante !

Lundi 20 janvier 2014 à 21:00

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/femmesobscures.jpgLorsque les rayons du soleil n’illuminent plus la vie de leur réalité claire et évidente, certaines femmes se révèlent dans l’ombre. Sortant de leurs recoins sombres à l’abri des regards, elles peuvent prendre vie à partir de vos rêves les plus fous. Ou de vos pires cauchemars…
Femmes Obscures est un recueil de nouvelles fantastiques à plusieurs facettes. Chacune d’elles est un bijou obscur qui vous emportera là où la réalité s’arrête, où les barrières s’estompent.
Il comprend les nouvelles suivantes:

Le voile immaculé
Le songe d’une nuit d’automne
Le murmure de la mer
Le rosier grimpant
Le marc de café
Baiser mortel
Mastabas


 

 

Tout d’abord, un grand merci à Lire ou Mourir, car depuis que je fais quelques chroniques pour ce site, je découvre de nouveaux auteurs par les chroniques déposées, mais aussi par les demandes d’auteurs, dont Angélique Ferreira, qui a l’air d’être une personne très sympathique. Mais plus que sa personne, c’est sa plume qui m’a plu. Honnêtement, sans le côté fantastique, on pourrait classer ses nouvelles dans « roman historique », car on sent que des recherches ont été effectuées, chaque nouvelle est travaillée au niveau de l’écriture et de la cohérence historique, tout en restant fictif.

Comme beaucoup, certaines nouvelles m’ont émerveillée, d’autres un peu moins, bien que je les ai déjà trouvées bien. Mais en nouvelles qui sont dans le bas de mon classement personnel, il y a « Le Voile immaculé », « Le Songe d’une nuit d’automne » et « Baiser mortel ». Elles sont remarquables pour leur contenu, seulement, j’ai été moins transporté par les thèmes comme le viol, la prostitution et la nécrophilie. La première nouvelle citée ouvre en plus le bal, donc il y a un côté très froid quand on rentre dans le recueil, mais au fur et à mesure de la lecture, cela va mieux.

En montant dans le petit classement, j’ai été émue par « Le Murmure de la mer » et « Le Rosier grimpant » pour la pureté de l’amour qui triomphe de la Mort, la dernière citée ressemble à un subtil mélange entre Anne Rice et Victoria Francés tout en ayant le style bien particulier d’Angélique Ferreira. « Le Marc de café » m’a fait sourire, car le véritable manipulateur n’est pas celui qu’on pense.

Enfin, ma préférée est en toute logique la dernière nouvelle « Mastabas » pour son Histoire et son sujet. Je trouve cela toujours très difficile d’écrire une fiction dans un cadre antique, ici égyptien, et j’ai été touchée par cette histoire que je trouve MAGNIFIQUE.

Très honnêtement, je vous recommande ce recueil, mais surtout cette auteure, c’est rare de lire de telles choses de nos jours dans ce genre. Jusqu’à présent, seule Georgia Caldera pouvait le faire à mes yeux, mais je revois mon jugement avec cette auteure et j’espère pouvoir très vite lire un de ses romans.

 

Lundi 20 janvier 2014 à 17:56

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/9782811205171cg.jpgPour la première fois, l’édition intégrale de Favole, le classique de l’illustration gothique qui a fait de Victoria Francés un phénomène international. Un volume collector exceptionnel, entièrement revu et augmenté par l’artiste.
Favole est une ode au romantisme gothique, le récit de passions immortelles et de drames déchirants. Vampire amoureux, princesses de glace et spectres solitaires peuplent l’univers de Victoria Francés, dont la poésie mélancolique charmera les cœurs les plus endurcis.
Favole : un chef-d’œuvre d’ombres et de lumière.

Bien avant de connaître l’existence de ce recueil, j’étais déjà fan de cet univers, des dessins qu’elle faisait. Je suis incapable de me souvenir comment je l’ai connu, si c’est en entrant dans une boutique spécialisée ou en parlant avec des amis, en allant sur internet. Tout ce que je sais, c’est que j’ai depuis acheté des cartes postales de ses œuvres, jusqu’à maintenant. Après avoir parcouru ce recueil, je peux dire que cet ouvrage, comprenant les trois parties, va devenir un classique pour les amoureux du fantastique, de beaux livres.

Plus que des dessins mis ensemble, c’est une histoire que l’auteur nous raconte, celle de Favole, jeune demoiselle éperdument amoureuse d’un vampire qui ne veut la corrompre. S’ensuit alors un long parcours avant d’atteindre un bonheur éternel qui semblait pourtant inaccessible.

Le texte suit très bien les illustrations, quant à elles, je les trouve splendide. Cette femme possède un coup de crayon et une technique que je ne peux qu’admirer ou jalouser, au choix (je préfère admirer en toute franchise, en ouvrant bien ma bouche et mes yeux). Pour preuve, j’ai montré mon exemplaire à une collègue qui l’a de suite trouvé superbe.

Voilà, c’est encire un très court avis, mais franchement, que dire de plus ? Si vous aimez les histoires d’amour compliquées dans un style gothique avec un beau texte et de sublimes illustrations, n’hésitez plus et procurez-vous cet ouvrage, vous ne le regretterez pas.

Mardi 14 janvier 2014 à 17:51

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/1458662697076.jpgAh ! l'odieux vieillard ! Donner est un mot pour qui il a tant d'aversion qu'il ne dit jamais : "Je vous donne", mais : "Je vous prête le bonjour". Avare jusqu'au ridicule puisqu'il fait même comparaître en justice le chat d'un de ses voisins pour lui avoir mangé le reste d'un gigot ! Avare jusqu'au sordide aussi. Ne cherche-t-il pas à prêter à un taux usuraire l'argent qu'il refuse à son fils ? N'est-il pas prêt à vendre sa fille à qui offre de la prendre sans dot ? Quant à sa prétendue attirance pour Mariane, elle ne résiste pas à sa fascination pour l'or. Mais à chacun son trésor.

Jamais lu jusqu’à aujourd’hui, mes souvenirs de cette pièce vue à la télévision avec Louis de Funès dans le rôle de Harpagon m’a suffi à voir une mise en scène au fil de la lecture. J’avais ainsi l’image en même temps que la lecture, et je dois avouer que c’est agréable, ça permet de suivre sans problème et d’être un minimum concentrer.

A premier abord, on découvre une pièce burlesque, du Molière tout cracher, le mariage est au cœur de l’intrigue. Pourtant, il y a également le vol de la cassette qui donne de la matière, cela rajoute au rire, car les personnages grossissent tous les détails, les sentiments. On assiste à de la ruse, de la séduction, on a même parfois l’impression d’assister à une vente, car Mariane est quasiment vue comme un objet à acquérir. On ressent aussi beaucoup de déplacement dans la mise en scène, les dialogues s’enchainent, la pièce est tout simplement vivante (heureusement, vu que c’est de la comédie, si c’est plat, ça n’ira pas bien loin).

Harpagon est égoïste, avare, peu soucieux des sentiments des autres, de sa famille. Il n’aime qu’une chose : son argent. Au final, c’est son seul compagnon. Une fois de plus, les amants se retrouvent sur une note joyeuse, l’orphelin retrouve sa famille.

J’aurais mis le temps pour lire cette pièce, comme quoi, rien de mieux qu’un petit challenge personnel  pour avancer dans mes lectures. L’autre pièce de Molière que j’ai prévue de lire attendra un peu. L’année commence à peine et d’autres livres me font de l’œil, notamment un acheté très récemment.

Dimanche 5 janvier 2014 à 12:42

http://mystica.cowblog.fr/images/lectures2014/10396813013575.jpgLe dieu Jupiter est, une fois de plus, amoureux. Mais comment séduire la fidèle Alcmène ? En prenant les traits de son mari ! Son serviteur Mercure, quant à lui, se fera passer pour le valet Sosie. Mais voici qu Amphitryon et Sosie reviennent de la guerre... Quiproquos, malentendus, rebondissements, Molière manie la fantaisie mythologique avec brio !

Amphitryon ou l’une des pièces de Molière les moins étudiées. Il y a pourtant quelques jours, quelqu’un entre dans la librairie où je travaille et la demande pour un cours de français. Au final, il a fallu la commander, car il n’y avait que L’Ecole des Femmes, Le Malade imaginaire, L’Avare… Bref, c’est sans doute une bonne chose que cette pièce soit dans mon challenge, car je ne l’aurais peut-être pas lu, sinon.

Après lecture, je comprends mieux pourquoi. Molière est connu pour ses pièces inspirées des farces médiévales et de la Commedia dell’ Arte, il dénonce aussi certaines habitudes de l’aristocratie avec humour, avec des bons mots, mais raconter l’histoire d’un héros antique… qui l’eut cru ?

L’intrigue est très simple : Amphitryon apprend que sa femme Alcmène l’a trompé, alors qu’elle persiste à dire que c’est bien son époux qui fut dans leur lit conjugal, jusqu’à ce que la supercherie éclate et que Jupiter arrive pour se dénoncer, car il veut mettre au monde le plus grand de tous les héros : Hercule.

Sous le ton de la comédie, Molière nous montre un mari trompé, personnage qu’il affectionne et que l’on retrouve dans d’autres pièces. C’est sous un quiproquo que le rire arrive, car il y a du déguisement, de l’absurde, c’est efficace. Au final, c’est sous l’inspiration de la mythologie qu’il crée cette pièce, si différente des autres et pourtant très proche.

C’est assez sympa à lire, mais je peux comprendre pourquoi les professeurs n’osent pas l’étudier en classe, car où pouvons-nous classer cette œuvre dans les différents sujets abordés pendant la scolarité ? Pour ma part, j’ai passé un bon moment, c’est certes classique, mais Molière est sans contester un auteur que l’on peut lire sans prise de tête.

1/26

<< Page précédente | 1 | 2 | Page suivante >>

Créer un podcast