Mystica

Lectures de Sabbata

Samedi 28 décembre 2013 à 21:55

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/lesattaquesdelaboulangerie356646250400.jpgSuperbement illustrées, deux nouvelles, dont une totalement inédite, pour découvrir autrement l'univers envoûtant de l'auteur de la trilogie culte 1Q84. Un homme et une femme dans un appartement de Tokyo. Ils ont faim. Pas une faim ordinaire. Une faim qui tenaille, qui prend aux tripes, qui obsède. Une faim comme le souvenir d'une faim antérieure. Une faim tellement forte, tellement impérieuse qu'elle va les pousser à commettre la plus absurde des attaques...

Premier cadeau de Noël que je lis. Je pensais au début que c’était un roman, mais c’est en vérité deux nouvelles, dont la première est traduite pour la première fois en français.

Celle-ci est d’ailleurs très courte et raconte l’histoire de deux hommes affamés qui veulent attaquer une boulangerie, mais leur plan change une fois sur place. La seconde concerne un des deux hommes, marié, encore une fois narrateur de l’histoire, qui va ressentir une nouvelle fois la faim brutale, celle qui lui fait perdre l’esprit.

Mises ensembles, on remarque que ces deux nouvelles forment une boucle, c’est un devoir qu’il faut terminer, ou ici, un délit. La faim devient un mal qui ronge les personnages, qui les change. Elle crée une violence dans le comportement, montre l’autre visage de l’homme.

Je préfère pour le moment ses romans, mais lire ce recueil de Murakami m’a permis de connaître davantage cet homme et son œuvre. J’ai mis peut-être une heure à lire ce livre, on peut donc le prendre comme une parenthèse aux lectures habituelles, une pause. Ça change un peu de ce qui est lu d’habitude, il y a un côté absurde, une personnification de cette faim, sans oublier les nombreuses métaphores et l’allusion à des visions pour mieux comprendre cet état qui devient, malgré lui, personnage essentiel de l’histoire.

Lundi 23 décembre 2013 à 17:36

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/gouffreslunepc.jpgAu xxie siècle, la Lune a été colonisée, et les touristes les plus aisés peuvent se payer le luxe d’une croisière sur la mer de la Soif. Pour cela, ils prennent place à bord du vaisseau Séléné, spécialement conçu pour glisser à la surface de la poussière – aux propriétés étonnantes – qui recouvre cette « mer ».
Mais cette fois-ci, un tremblement du sol entraîne l’engloutissement du Séléné, désormais incapable d’émerger à la surface ou de transmettre la moindre information sur sa position. Tandis que les voyageurs se trouvent emprisonnés dans ce qui pourrait bien devenir leur tombeau, à l’extérieur les secours s’organisent…

En m’y mettant vraiment, je me rends compte que comme pour le fantastique ou la fantaisie, il existe plusieurs sous-parties pour la science-fiction. En effet, il n’y a pas que de la dystopie, du roman qui va dénoncer un fait de société dans un monde futuriste ou complètement surréaliste, ou des histoires dont le héros se réveille d’une longue soumission gouvernementale. Parfois le héros prend les choses en mains, meurent pour ses idées ou échoue et redevient un pion.

Ici, on est loin de tout ça. Au contraire, nous lisons un roman dont l’histoire se passe dans le futur, avec des moyens technologiques avancées, puisque il s’agit d’une croisière qui s’effectue sur la lune. Nous avons donc ici les bases de la science-fiction. Par contre, il n’y a pas d’enjeux, de réflexion sur ce que doit faire l’homme dans la société, ou du moins, ce n’est pas mon ressenti en lisant le livre.

C’est suivre un événement surprenant, des personnes prises au piège lors d’une croisière lunaire. C’est assister à leur survie en attendant que les secours arrivent. En gros, il y a une catastrophe naturelle sur un fond de science-fiction.

Il y a beaucoup de personnages, peut-être un peu trop pour un roman en un tome, mais l’histoire est plaisante à lire. J’ai eu du mal lors des passages décrivant la technologie, car je ne suis pas fan de ce genre de description (en grosse partie parce que je ne comprends pas le langage technique). C’est très différent de mes lectures habituelles, mais cela fait du bien. Je pense continuer avec cet auteur le temps d’un autre livre.

Jeudi 19 décembre 2013 à 17:26

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/lafilledelanuit.jpgPour quelle raison Isabelle, cette orpheline qui avait fui des années auparavant, est-elle de retour au village de Beaufort ? Et qu'est-ce qui a pu la pousser à acheter la maison Grisard, une vieille bâtisse isolée et à l'abandon, que certains jureraient hantée ? Autant de questions qui, ajoutées à la pâleur maladive de la jeune femme, ne cessent d'alimenter les commérages.
Lorsqu'un troupeau de vaches est retrouvé exsangue, le doute n'est plus permis, il se trame quelque chose d'étrange...

C’est toujours un plaisir de retrouver cette auteure qui a beaucoup de talent, peu importe le sujet de son histoire. Je l’avais adoré pour ses Chroniques de la Tour, série qui m’a permis de la suivre. Connue pour écrire de la littérature de jeunesse, quelle fut ma surprise de voir ce roman en fantastique, chez les adultes. Inutile de lire la 4e de couverture, je prends le livre et le lis aussitôt. Je n’ai pas été déçue de suivre mon instinct, car ce roman est magnifique.

L’histoire se passe en plus dans la région (village de Beaufort), c’est donc avec plaisir que l’on suit les aventures d’un village français. Cela ressemble à Théophile Gautier, qui avait écrit une nouvelle dans ce style (il n’y a pas de comparaison possible, je le sais, mais poursuivons). On peut également citer Bram stoker et Paul Féval, qui abordent le thème du vampire au XIXe siècle.

Plus qu’une histoire de vampire, nous avons affaire à une histoire d’amour, qui surpasse la nuit, la malédiction. C’est l’histoire d’une jeune femme, qui par amour, est prête à faire des sacrifices. C’est aussi l’histoire d’un village, qui tente de percer les secrets les plus obscurs pour satisfaire une curiosité maladive, qui fera des erreurs à cause des croyances irrationnelles.

Même si la place de ce roman aurait été plus logique avec ses amis en jeunesse, il peut être lu à n’importe quel âge. Laura Gallega Garcia a encore su me séduire avec son histoire et j’espère la suivre encore longtemps.

Mardi 17 décembre 2013 à 16:31

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/loindetout.jpgUn aller simple pour nulle part… 
Camryn n’a jamais voulu se contenter d’une petite vie tranquille. À vingt ans, alors qu’elle croit que son avenir est sur des rails, elle perd son petit ami dans un accident de voiture.
Tout s’écroule. Cédant à un élan irrésistible, la jeune fille décide de tout plaquer pour aller voir ailleurs – et s’y perdre, avec un peu de chance.
C’est alors que son chemin croise celui d’Andrew, vingt-cinq ans, qui n’a pas été épargné par la vie lui non plus. Ces deux paumés font route ensemble et retrouvent ce qu’ils cherchaient sans le savoir : l’espoir. 
Camryn se sent vivre plus intensément depuis qu’elle a rencontré ce compagnon de route audacieux, drôle et incroyablement séduisant.
Ce road trip improvisé marque le début d’une nouvelle existence exaltante. Mais l’insaisissable Andrew cache un secret qui pourrait faire de ce voyage le dernier.

Je suis d’humeur à lire de la romance en ce moment, c’est pourquoi, je me suis empressée de lire ce livre après avoir accroché avec la 4e de couverture. Bilan des courses : je suis rassasié et lire autre chose après ça est difficile.

Je vais de suite donner les détails négatifs pour m’en débarrasser : le langage est parfois vulgaire et mettre la narration au présent de l’indicatif me dérange beaucoup, étant plus habitué aux temps imposés. Voilà pour le bémol.

Maintenant, l’histoire. C’est simple, j’en suis tombée amoureuse. J’ai adoré suivre cette romance que les personnages n’attendaient pas eux-mêmes. On suit donc deux personnes empruntant la même route, deux destins qui vont se lier. J’ai adoré alterner les points de vue, voir la vision d’Andrew sur Camryn et vice versa, quant à la fin de l’histoire,…

Bien entendu, il faut aimer lire de la romance, mais pour les fans de ce genre, ce livre est addictif, c’est difficile de le reposer une fois qu’on plonge dans cette lecture entraînante. J’adhère complètement et pense me remettre à la romance très prochainement.

Mercredi 11 décembre 2013 à 22:52

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/9782226249685j.jpg« Tout ce que l'on aime devient une fiction. »
Amélie Nothomb

Premier roman de cette auteure que je lis et je pense que je vais en lire d’autres par la suite, car j’aime la simplicité de ses mots, son choix pour aborder ses souvenirs, ses sentiments. Elle est de nos jours étudiée au collège, ce qui n’était pas le cas quand j’y étais (pourtant, je ne suis pas aussi vieille que ça !).

Il y a une impression de résumé de sa vie mais aussi de ses œuvres dans ce roman. Ainsi, même en ayant rien lu d’elle, je peux savoir de quoi elle a parlé lors de ses romans précédents et parfois, cela me donne envie de me plonger dans une de ses anciennes publications.

Pour les besoins d’un reportage, l’auteur part au Japon, là où sa vie a commencé, et peut-être aussi sans le savoir, son œuvre littéraire. Elle se livre sur tout, n’hésite pas à se confier, se lâche d’une certaine manière. Elle arrive à nous émouvoir, à comprendre sa vision des choses.

C’est un roman qui se lit simplement et rapidement. Les chapitres sont courts mais vont à l’essentiel. On se concentre sur l’auteur, mais aussi sur les personnes qui ont partagé sa vie dans le passé.

Autre livre de l’auteure dans ma PAL : Barbe bleue. A lire très bientôt, je pense !

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