Mystica

Lectures de Sabbata

Jeudi 31 octobre 2013 à 14:56

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/35055781.jpg"Sonea a beaucoup appris depuis ses débuts. Elle a su gagner le respect des novices, et une place au sein de la Guilde des magiciens. Mais elle aurait aimé ne jamais découvrir certains secrets... Ce dont elle a été témoin dans la pièce souterraine du haut seigneur, ou l'existence d'un vieil ennemi de Kyralia, qui surveillerait la Guilde de près. Quand le haut seigneur lui dévoile son savoir, Sonea ne sait plus qui croire ou ce qu'elle craint le plus. La vérité est-elle aussi terrifiante ? Ou essaie-t-il de la tromper afin qu'elle l'aide à réaliser ses sinistres projets ?"

Lors de l’interview de Trudi Canavan, celle-ci nous avait révélé que son tome préféré était celui-ci, malgré les larmes versées pendant l’écriture, pendant les corrections. C’est pourquoi, j’ai mis plus de temps à le lire que les deux tomes précédents. A quoi devais-je m’attendre ? Allais-je être déçue, ou au contraire, transportée dans cet univers qui me plaît ? Peu importait l’issue, je ne voulais pas le terminer, jusqu’à ce que je prenne mon courage à deux mains.

Donc oui, la trilogie se termine. Il y a dans ce tome beaucoup, beaucoup d’actions. Sonea est toujours coincée sous la tutelle d’Akkarin, mais leurs rapports changent quand il s’ouvre à elle et lui explique le pourquoi et le comment de sa formation de mage noir. A partir de là, tout bascule. Qui croire ? Le Haut Seigneur est-il si mauvais que cela, ou au contraire, tente-t-il de sauver la guilde ? Cela s’agite dans tous les sens, y compris chez les voleurs. Pas de temps mort, l’enjeu devient de plus en plus important, jusqu’à la deuxième partie du livre, où Sonea décide d’apprendre aussi la magie noire afin d’aider son tuteur, jusqu’à ce qu’on les découvre.

Inutile de dire que les derniers chapitres se sont enchainés. Ma gorge s’est serrée à la lecture des dernières pages. Tant de personnages auxquels on s’attache et qui s’en vont, comme ça, parce que c’est la guerre et qu’il y a toujours des dégâts qu’on ne peut contrôler (je les comprends ces larmes versées, c’est cruel, mais on ne peut pas toujours tout contrôler).

J’ai eu l’impression que la fin était rapide, pourtant, la guerre a tout de même duré cinq jours. Il y a eu des traques, des assassinats, de la magie utilisée et transférée… d’ailleurs, si la magie de l’arène avait eu sa chance… enfin, bref, je ne vais pas tout dévoiler.

Mon avis sur cette trilogie est très favorable. L’histoire du début à la fin est logique, on a des réponses aux questions posées dans le premier tome, si bien que rien n’est laissé au hasard. Je recommande vivement cette série de fantaisie, car elle vaut le coup d’être lue et d’être appréciée. Merci à Trudi Canavan pour cette série.

Mardi 29 octobre 2013 à 15:38

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/lesevapores.jpg"Trois cartons et une valise, c est tout ce que Kaze a emporté avec lui cette nuit-là. Et, également, les raisons de sa fuite. Comment peut-on si facilement disparaître ? Ici, au Japon, on en a légalement le droit. D'un disparu, on dit simplement qu'il s'est « évaporé ». Mais Yukiko, elle, ne veut pas renoncer à chercher son père, un père qu'elle a pourtant quitté depuis des années pour vivre à San Francisco. Elle demande à Richard B., son ancien amant, de partir avec elle à la recherche de Kaze. Par amour pour elle, ce détective privé et poète à ses heures mènera l'enquête dans un Japon « parallèle », celui du quartier des travailleurs pauvres de San ya à Tokyo, repaire pour des milliers d'évaporés, et des camps de réfugiés autour de Sendai. Peut-on se débarrasser de son passé ? Refaire sa vie ? Ces questions sont au coeur de ce roman qui, sous ses dehors de roman policier et d'histoire d'amour, mène une véritable enquête existentielle. De façon poétique et sensible, Thomas B. Reverdy explore la part d'ombre en chacun de nous, cette tentation d'un « ailleurs si j'y suis » et met en scène toutes les variations possibles de notre désir de fuite."

Je ne connaissais pas l’auteur, ni son travail, jusqu’à ce qu’une collègue en parle lors d’une soirée littéraire. Puis, en lisant un extrait, je me suis dit qu’il fallait que je le lise.

Le sujet abordé ne pouvait que me plaire : un fait de société japonais. Comment peut-on croire une seule seconde que tout va bien dans ce pays qui est si loin du nôtre ? On dit ce pays sûr, organisé. La vie possède un rythme que nous ne pouvons comprendre.

Au-delà des recherches ou des témoignages, l’auteur écrit un roman où se mêle quatre vies différentes, liées d’une certaine manière, que ce soit les liens familiaux ou une caractéristique commune. Après la catastrophe de Fukushima, des japonais se sont mis à disparaitre, comme ça, sans qu’on ne les voie partir et c’est quelque chose de courant au pays du Soleil Levant. C’est parfois pour fuir une dette trop grande, des ennuis avec les Yakuzas ou tout simplement refaire sa vie,… toutes les excuses sont bonnes pour devenir un « évaporé ». C’est aussi le moyen d’être oublié, car on ne parle pas de ces personnes, croyant que cela porte malheur.

J’ai été conquise par l’écriture de ce roman, par l’histoire de Kaze, qui s’éloigne de sa famille et réussi à disparaitre, pourtant, ce n’est pas mon personnage préféré et d’ailleurs, je n’en ai pas. Je ne les déteste pas, mais je n’arrive pas à les aimer, comme si tout était calculé pour que le lecteur voie les agissements de très loin, ou c’est tout simplement mon regard européen qui le fait sans que je m’en aperçoive.

S’il y a une leçon à retenir ici, c’est qu’il faut savoir laisser les gens partir, peu importe comment. C’est pourquoi, j’ai été surprise de la fin, mais elle est logique avec le déroulement des événements et au final, après quelques interrogations personnelles, on l’accepte.

Je dois admettre que j’ai été perdue à certains passages, sinon, je trouve que c’est un très bon roman qui se lit avec facilité. Le dernier roman d’Amélie Nothomb est en lien également avec le Japon, je pense de plus en plus à le lire. En attendant, je conseille ce roman aux lecteurs aimant les livres bien écrit, les histoires qui vous transportent ailleurs.

Samedi 26 octobre 2013 à 14:30

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/904355gf.jpg"Tous les novices de la Guilde des magiciens viennent de familles puissantes... sauf Sonea. Mais elle sait bien qu'elle peut se tourner vers ses maîtres Dannyl et Rothen pour leur demander de l'aide. En tout cas, jusqu'à ce que d'infâmes rumeurs commencent à courir sur elle - et qu'Akkarin, le haut seigneur, intervienne. Nommé ambassadeur de la Guilde, le seigneur Dannyl part pour la cour d'Elyne où il entreprend une mission secrète : reprendre la quête que le haut seigneur lui-même entama puis abandonna il y a longtemps, à la recherche d'anciens savoirs magiques. Cependant, ignorant les motivations réelles de sa mission, Dannyl fait bientôt face à des dangers inattendus... Sonea, quant à elle, a presque oublié le sombre secret d'Akkarin ; mais cacher la vérité est peut-être une grave erreur..."

 La fin de ce tome donne encore envie de lire la suite, mais commençons par le début. Sonea intègre la guilde en tant que novice. Comme convenu dans le premier tome, Rothen  accepte de la prendre sous sa tutelle dès sa première année. On pense que le danger vient du haut seigneur, notamment à cause de son penchant pour la magie noire, mais la jeune fille va devoir faire face à un ennemi de son âge : Regin, novice arrogant qui va réussir à liguer toute la classe contre elle.

De son côté, Dannyl part à la recherche de la vérité sur Akkarin en retraçant son voyage parcouru des années auparavant. Quant à Lorlen, son malaise vis-à-vis de son ami se fait très vite ressentir. Nous sommes au cœur de la magie dans ce tome, au sein de la Guilde. On rencontre de nouveaux personnages, les intrigues mises en place s’accentuent, le voyage de Dannyl est au final le seul échappatoire, la seule liberté.

Sonea prend de plus en plus d’importance, sa magie se développe et la rend redoutable, si bien que son combat contre Regin suffit à lui donner  une légitimité au sein de la guilde. Comment cela va-t-il évoluer ? Nous verrons cela dans le tome 3.

Akkarin reste difficile à cerner. Il utilise la magie noire mais ne semble pas vouloir détruire la guilde… pour le moment. Il reste menaçant, c’est aussi à voir dans le dernier tome de la trilogie.

Lors de ma rencontre avec Trudi Canavan, j’ai appris  qu’elle avait beaucoup pleuré quand elle travaillait sur Le Haut Seigneur mais c’est son tome préféré, alors je recule un peu sa lecture, le temps de finir  un autre roman. Je sens qu’il va y avoir des larmes si je finis cette série.

Lundi 21 octobre 2013 à 14:04

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/livrelaguildedesmagiciens3741.jpg"Cette jeune fille est plus puissante que la moyenne de nos élèves, peut-être même plus que nos mages ! Elle est un danger. Il faut la trouver et l'arrêter. Si c'est une renégate, la loi nous oblige à l'amener devant le roi. Sinon, nous sommes tenus de lui enseigner le Contrôle. C'est encore une enfant, probablement une voleuse ! Mais elle pourrait devenir une grande magicienne... Comme chaque année, les magiciens d'Imardin se réunissent pour nettoyer la ville des indésirables. Protégés par un bouclier magique, ils avancent sans crainte au milieu des vagabonds, des orphelins et autres malandrins qui les haïssent. Soudain, une jeune fille ivre de colère leur jette une pierre... qui traverse sans effort le bouclier magique dans un éclair bleu et assomme l'un des mages. Ce que la Guilde des magiciens redoutait depuis si longtemps est arrivé : une magicienne inexpérimentée est en liberté dans les rues ! Il faut la retrouver avant que son pouvoir incontrôlé la détruise elle-même, et toute la ville avec elle. La traque commence..."

De temps en temps, pour se motiver à lire un livre qui se repose tranquillement depuis des années dans notre bibliothèque, il faut un petit coup de pouce. Celui-ci s’appelle Trudi Canavan. En effet, c’est le premier auteur international que je rencontre, alors autant avoir lu au moins un de ses livres. C’est chose faite, donc parlons-en.

Ce premier roman est en deux parties : la première s’apparente à la poursuite, les mages tentent comme ils peuvent de mettre la main sur une jeune fille, ignorante de son potentiel magique. Aidée de ses amis et des voleurs, elle réussit à leur échapper pendant un moment. Ainsi, nous avons la progression des mages, leur discussion sur une possible tutelle,… et celle de Sonea, encore jeune, cachée, qui essaie de maitriser seule son don à l’aide d’un vieux grimoire.

La deuxième partie se concentre sur l’apprentissage, l’éducation de cette jeune fille qui doit contrôler son pouvoir, mais c’est aussi une partie importante car l’intrigue se met lentement en place pour pouvoir continuer dans les tomes suivants. On commence à voir des complots, des menaces, le livre se termine sur la découverte d’un secret, d’une vérité qui ne peut pas plaire.

C’est un roman qui se lit très bien. Comme l’héroïne, on apprend au fur et à mesure la politique des mages, leurs manières de fonctionner, ce qui rend la lecture claire. On veut lire la suite, c’est indéniable. Le monde n’est pas trop complexe, il y a des explications historiques au bon moment pour mieux comprendre, notamment sur la Purge. Chaque personnage a son point de vue, modifiant la perception du lecteur quand il réunit les témoignages.

Le public pour cette série est large. Il est tout à fait possible de la lire dès l’adolescence, selon moi. La prochaine étape est de lire le tome 2.

Jeudi 17 octobre 2013 à 19:41

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/DLecossuARKEMTome42.jpg« Séquestrée dans la tour sombre de Ragnarok, Tahnee Sharn s'est de nouveau perdue. Elle n'est plus Yanis que les foules idolâtraient dans le temple de la mort. Elle n'est plus Sinièn à qui la vie souriait tant. Elle n'est plus Tahnee Sharn que suivait et protégeait une troupe hétéroclite et colorée de magiciens, elfes, nains, licornes, loups garous et démons. Elle est Morwen, qui ne veut plus que rattraper un amour qui la fuit, et qui parfois en le cherchant se trompe de visage. Dans la haute tour qui l'emprisonne elle va affronter l'innommable, voir derrière ses masques et entrevoir la vérité. Ce n'est qu'après cela que sa véritable quête pourra commencer, une quête qui devra faire d'elle une femme complète ou bien la voir périr. »

La série se termine. Comme à chaque fois, je ressens toujours une petite peur. Je regarde le livre et me dis : « Est-ce que je dois vraiment le lire maintenant, sachant qu’il n’y aura plus de suite après ? » « Est-ce que je vais être déçue ? » « Est-ce que je vais pleurer ? » (Oui, j’ai versé ma larme de temps en temps).

L’attente pour ce dernier tome fut longue, mais relative. En ouvrant le colis, j’ai presque ordonné à mon cœur de ralentir. Tant pis pour les trois autres livres commencés, Morwen devient prioritaire, surtout quand on voit comment se termine le tome 3.

Tout d’abord, notons que la couverture est superbe, cette réédition est une merveille. Quant à l’histoire… waouh, je ne sais pas quoi dire, quels mots utilisés.  J’ai enfin de l’estime pour Keo (bravo Valérie Simon, finalement, je l’aime bien), c’est son côté Innommable je pense qui me freinait, mais son « nouveau lui » purifié me va bien.

Morwen est forte jusqu’à la fin et se retrouve seule. Beaucoup de personnages n’apparaissent plus, on se concentre davantage sur notre héroïne, on ressent ses souffrances, ses doutes, sa puissance aussi. Elle était naïve et ignorante dans le premier tome, elle est prête à passer à autre chose dans celui-ci, à parcourir le monde afin de vivre une nouvelle aventure, commencer une nouvelle quête : devenir femme.

Encore une fois, le livre se lit vite car la déesse de l’amour nous envoûte à travers l’écriture. L’appréhension ressentie avant d’ouvrir le livre est depuis longtemps partie, place à une certaine plénitude.

Oui, cette série mérite pour moi d’être aussi connue qu’Eragon ou Le Seigneur des Anneaux. De plus, l’auteure est géniale et a toujours un petit mot gentil pour ses lecteurs. Voilà, l’aventure s’arrête ici. Je suis très heureuse d’avoir découvert les Editions du Riez, car les ouvrages publiés sont de qualités, peu importe le sujet. Et vivement d’autres publications de cette auteure.

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