Mystica

Lectures de Sabbata

Mercredi 26 juin 2013 à 18:09

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/alphaomegatome2terraindechasse174861250400.jpg"Anna et Charles viennent d'être réquisitionnés pour assister à un sommet, afin de présenter la proposition de Bran : faire en sorte que les loups finissent par révéler leur existence aux humains. Mais l'Alpha le plus redouté d Europe, la bête du Gévaudan, est tout à fait contre ce projet... rien d'étonnant. Mais manifestement il n est pas le seul. Car, quand Anna est attaquée par des vampires qui usent de la magie de la meute, Charles et elle doivent unir leurs forces pour traquer celui qui est derrière tout cela..."
 

Après la lecture d’un roman de Patricia Briggs, je me demande toujours : pourquoi ne l’ai-je pas lu avant ? C’est vrai, que ce soit sa série Mercy Thompson ou Alpha et Oméga, le sujet me passionne, la lecture est agréable, les personnages sont hauts en couleur… bref, c’est presque me faire du mal de les laisser traîner dans ma bibliothèque sans y toucher.

Donc, pour ce second tome d’Alpha et Oméga, on retrouve une Anna plus sûre d’elle, qui n’hésite pas à revendiquer son époux devant une ancienne amante Fae. Plus encore, malgré des petits moments de panique, elle réussit à se montrer brave face à des loups plus puissants qu’elle.

Charles reste, quant à lui, fidèle à lui-même. Il reste stoïque, dangereux, dominant, mais n’hésite pas à baisser son bouclier face à sa femme pour la rassurer.

Dans ce roman, on se concentre sur la politique des loups-garous : faire le coming out devant le monde entier comme ont pu le faire les Faes des décennies plus tôt. Une grande réunion  est donc prévue pour rassembler les loups d’Europe et des Etats-Unis pour savoir si, éventuellement, certains clans seraient aptes à migrer  vers l’Ouest.

Magie, enlèvements, meurtres,… le livre ne manque pas d’actions en tout genre. Les moments tendres et câlins du couple phare se font rares, l’histoire d’amour, même si elle est présente, ne domine pas l’intrigue, permettant ainsi d’apprécier la lecture d’une histoire qui vaut le coup, qui est solide.

Il est donc évident que j’enchaîne avec le dernier tome de la série.

Dimanche 16 juin 2013 à 17:21

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/harukimurakamiundergroundfrancecouverture.jpg"Livre d'entretiens, mais aussi réflexion philosophique et autobiographique, un essai indispensable pour décrypter l'oeuvre de l'auteur de 1Q84, la trilogie au succès planétaire. Le 20 mars 1995 se produisait l'attentat le plus meurtrier jamais perpétré au Japon : en pleine heure de pointe, des adeptes de la secte Aum répandent du gaz sarin dans le métro de Tokyo, tuant douze personnes, en blessant plus de cinq mille. Très choqué, mais aussi révolté par le traitement médiatique par trop manichéen de la tragédie, Murakami va partir à la rencontre des victimes et de leurs bourreaux : rescapés du drame et adeptes de la secte. Au fil des entretiens apparaissent tous les grands thèmes chers à Murakami : l'étrangeté au monde, l'impossible quête d'absolu, le mal venu des profondeurs, ces little people présents en chacun de nous, incarnations des forces destructrices qui nous lent basculer parfois vers l'irréparable..."

On pourrait penser que lire l’explication d’une série est sans intérêt, surtout si celle-ci est implicite, car avouons-le, ce n’est pas un roman que nous avons dans nos mains à proprement parlé mais une sorte d’essai ou un documentaire relatant les témoignages des « victimes » de l’attentat au sarin (gaz toxique qui peut s’avérer mortel si un traitement n’est pas donné rapidement) de 1995 et de certains membres de la secte d’Aum, responsable de cet attentat. Pourquoi lire alors ce livre ?

Parce qu’il est passionnant. L’auteur arrive à intéresser le lecteur, bien que l’écriture ne porte pas sur lui mais sur une population qui a vu sa vie changée après cet événement. De plus, pour un œil européen, cela nous permet d’apprendre davantage sur ce pays qui fascine et qui paraît très loin de nous. Il y a un vrai travail de recherches, on sent l’investissement de l’auteur et on apprend sa fascination pour le souterrain, qu’il compare à un autre monde, d’où ce besoin d’écrire ce livre.

Les liens avec 1Q84 restent flagrantes, il doit aussi en avoir avec des œuvres antérieures (je le saurai le jour où je les lirai). Ainsi, la présence de sectes est très présente, notamment à travers le personnage d’Aomamé qui en faisait partie enfant et qui s’apprête dans le livre III à tuer le chef des Little People, alors que Tengo semble être l’image romancé de l’auteur.

Loin d’être une œuvre ennuyeuse, Underground est l’exemple même du rapport d’un événement tragique que l’on veut suivre, sans qu’on force le lecteur à prendre parti. C’était bien vu d’introduire le récit des membres d’Aum afin d’avoir un point de vue interne de cette « religion » qui a aidé des gens à s’élever spirituellement parlant, malgré le traitement infligé à certains qui semble extrême, voire dangereux pour la vie (cf voir certains témoignages).

De là, c’est au lecteur de voir s’il veut continuer à s’interroger sur le sujet ou à passer à autre chose en fermant ce livre.

Mardi 11 juin 2013 à 12:34

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/ARKEMTome3.jpg« Loin de la mort qu’elle dispensait, loin de la vie qu’elle découvrait, elle n’est plus Yanis ou Sinièn. Elle est Tahnee Sharn, celle qui rassemble, réunissant autour d’Arkem une troupe hétéroclite dont les membres ont tout pour se détester et s’entre-tuer. Magicien de Lannilis et magicienne d’Oonagh, prince humain et seigneur nain, licorne et loup-garou, elfe de Teisha et démon de Rhynantes, ils la suivent seulement parce qu’ils espèrent avec elle sauver leur monde. Mais Tahnee Sharn a ses propres doutes, sur ce qu’elle est ou sur ce qu’elle veut, elle qui de deux races ennemies est à la fois l’héritière et l’avenir. Elle n’a qu’une certitude : loin, très loin, de la sombre tour de Ragnarok, les forces issues des ténèbres s’apprêtent à déferler. Et Raban Siwash l’Innommable n’aura de cesse d’éliminer le danger qu’elle constitue pour lui et ses créatures d’outre-monde. Alors elle va conduire ses amis dans une quête impossible pour détruire Arkem, la Pierre maléfique qu’elle porte sur sa gorge, à la recherche du feu éternel qui brûle seulement au fin fond du pays des Dragons. »


Notre héroïne aux noms multiples continue sa quête, entourée d’un groupe très hétérogène partageant le même but : anéantir une fois pour toute l’Innommable qui semble gagner en force.

Lors de ce voyage, Tahnee Sharn, qu’on retrouve encore sous l’identité de Sinièn, gagne en maturité, malgré sa jalousie maladive qui la poursuit quand une femme offre sans vergogne ses plaisirs à Keo, toujours aussi imbécile, inconstant, à mes yeux. Si on devait faire une comparaison, celle-ci serait peu flatteuse pour ce personnage, car son esprit répond aux abonnés absents quand il s’agit de coucher avec tout ce qui bouge. Il surprend cependant dans les derniers chapitres quand enfin, il se dévoile à celle qu’il dit aimer et qu’il appelle Morwen. Espérons qu’il se rattrapera dans le dernier tome, car je ne l’apprécie toujours pas et j’ai vraiment peur de le détester à tout jamais.

En revanche, j’ai adoré la rencontre avec des dragons et le lien qui se crée, celle d’un lutin, mais j’ai retenu mon attention sur Innis, une démone qui se rapproche de Tahnee Sharn et que je ne peux m’empêcher d’apprécier, allez savoir pourquoi.

De l’action, encore et encore, le pouvoir de l’héroïne augmente à chaque instant, et les dernières pages promettent une bataille gigantesque qui aura lieu dans le dernier tome. Le seul souci ? Attendre jusqu’à octobre pour savoir la suite.

Mon appétit pour cette série s’est transformé en boulimie, la lecture de ce tome n’aura duré que quelques heures, laissant défiler en moi divers sentiments, preuve que l’auteur arrive grâce à sa plume à nous surprendre, à nous transporter dans son univers. Ça va être long jusqu’à octobre !


Jeudi 6 juin 2013 à 16:16

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/CourtingDarkness.jpg"Nous sommes les sœurs D’Artigo : mi-humaines, mi-faes, ex-agents de la CIA d’Outremonde. Menolly est une vampire, Delilah un chat-garou… Et moi ? Je suis Camille, prêtresse de la Mère Lune, mariée à trois hommes merveilleux. Bien que mon dernier beau-père en date ne m’accueille pas à bras ouverts dans sa famille… Il me retient prisonnière dans les royaumes du Nord et est fermement déterminé à briser non seulement mon corps, mais aussi mon esprit."

Avant de poursuivre la lecture, sachez qu’il y a des risques de spoil dans ce que je m’apprête à écrire.


J’ai mis le temps avant de lire ce tome de la série Sœurs de la Lune car le sujet abordé me faisait un peu peur et quelque part, le lire en anglais n’est pas une si mauvaise chose, car ça semble atténuer les souffrances de Camille, ou du moins, la perception, le ressenti du lecteur son atténués, puisque la lecture ne se fait pas dans la langue maternelle.

Comme on s’en doute, son beau-père Hyto (soit le père de Flam) est un sadique de première et son traitement pour sa belle-fille est à souhaiter pour personne. Une partie de l’histoire raconte donc la violence que subit la prêtresse, une autre démontre le but de tuer ce dragon, qui a déjà tenté de tuer sa femme dans un tome précédent.

Toujours aussi captivant, Camille se montre forte face à son agresseur mais aussi face à sa famille même quand son père lui rend visite pour lui apporter une lettre de sa tante alors qu’il la bannit quelques temps auparavant.

On en apprend encore sur Flam, sur ses frères et sœurs. Indirectement, on en apprend aussi sur Shade, nouvel ami de Delilah. Le dragon est au cœur de ce roman, la volonté et le pouvoir de Camille augmentent toujours. Bien qu’il y ait quelques dialogues avec Menolly, celle-ci n’est pas très présente, ce qui est dommage, car il manque son franc-parlé qui apporte du punch à l’histoire.

Au final, la lecture s’est bien passée et le dernier chapitre redonne le sourire. Camille se livre entièrement sur ses sentiments, son besoin de posséder une famille. Certes, Trillian et Morio n’ont pas eu beaucoup d’importance dans ce tome, mais ils se rattraperont peut-être dans le tome 13. A suivre !

Samedi 1er juin 2013 à 16:24

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/10447133020009.jpg"C'est à Rome, vers la fin de 1803, après la mort de Mme de Beaumont, que Chateaubriand conçut pour la première fois l'idée d'écrire les mémoires de sa vie. C'est un récit autobiographique et historique, dont Chateaubriand voulait faire un témoignage posthume, commencé en 1803, rédigé principalement de 1811 à 1822, et achevé de 1830 à 1841. Dans cette œuvre, il retrace les épisodes principaux de son existence aventureuse, des landes bretonnes aux forêts du nouveau monde, de l'armée des princes en Allemagne à l'exil en Angleterre."

C’est une œuvre d’une longueur importante, près de 2000 pages, qui peut laisser de marbre les lecteurs. On peut la considérer comme complète, puisque Chateaubriand est aussi bien romancier qu’homme politique. Son écriture a des allures de journaliste, il y a aussi un côté anthropologique, historique avec ses nombreuses relations humaines et une avec le temps, puisqu’il aura mis un peu plus de trente ans pour écrire cette autobiographie.

Maintenant, puis-je dire si j’ai aimé ou pas cette œuvre ? C’est compliqué, parce que certains passages semblent longs, trop longs, notamment quand il retrace ses nombreuses correspondances ou quand il introduit des discours de proches. Mais d’un autre côté, sa vie fut très mouvementée, ses voyages ont permis la construction de certains de ses écrits. De plus, il en retrace lui-même la naissance ainsi que les critiques qu’il a pu recevoir de son vivant lors de ses nombreuses rencontres en société et sa plume est juste fantastique, il y a des passages qui m’ont touché, c’est pourquoi, c’est difficile de la classer. J’ai adoré qu’il aborde sa proximité avec la famille royale, son séjour en Angleterre, l’histoire de sa famille, originaire de Bretagne, par contre, son voyage en Italie était un peu long, et les questions politiques qu’il traite sont complexes.

C’est sans doute une œuvre qu’il faut lire par étape, pas d’un coup comme j’ai pu le faire, histoire de ne pas faire une overdose à la moitié de l’œuvre. Néanmoins, j’ai été ravie de lire cela en connaissant au préalable René et Atala, qu’il aborde parfois tout en abordant son voyage en Amérique.

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