Mystica

Lectures de Sabbata

Mardi 26 février 2013 à 18:08

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/Grimalkinetlepouvanteur.jpg"Regarde tu saignes ! La mort guette. La douleur est terrible. Ton ennemi s'avance, prêt à prendre ta vie. Est-ce la fin ? Es-tu vaincue ? Non ! Le combat ne fait que commencer. Crois-moi, je sais de quoi je parle. Je suis Grimalkin."

"Détruire le Malin, c'est le but que s'est fixé Grimalkin, pour venger le meurtre de son fils. Après avoir aidé Thomas Ward et l'Epouvanter à entraver le démon, en Irlande, elle a regagné le comté. Elle doit à tout prix conserver, enfermée dans un sac, la tête coupée du Malin afin de garder sous contrôle son esprit maléfique. Grimalkin, la tueuse du clan Malkin, est puissante, et son seul nom suffit à inspirer la crainte. Mais les serviteurs de l'obscur sont à ses trousses. Ils emploieront tous les moyens pour lui reprendre son horrible et précieux fardeau."


Grimalkin. Rien que le nom force le respect, ou la peur, au choix. C’était un personnage que je redoutais beaucoup jusqu’au tome sept, où elle se lie avec Tom pour combattre le mal. Au final, même si elle est la plus redoutée des sorcières, l’auteur arrive à la rendre presque sympathique, touchante par instant.

Ce tome est la suite évidente du huit, après que Tom ait coupé la tête du Malin. Afin de lui faire gagner du temps pour trouver un moyen de le détruire définitivement, Grimalkin propose de garder la tête avec elle pour combattre les éventuels poursuivants qui voudraient le revoir sur pieds. La sorcière entreprend alors un voyage pour retourner chez elle et trouver refuge, mais l’ennemi est puissant, on crée même un monstre qui n’a qu’un seul but : celui de la détruire.

Comme tous les autres tomes, celui-ci se lit très vite. Ce n’est pas dérangeant que le narrateur change, car on perçoit les pensées de la sorcières et c’est intéressant de détruire un peu cette carapace qu’elle possède aux yeux des autres. De plus, nous en apprenons davantage sur sa manière de tuer, de recueillir les pouces de ses victimes, des coutumes des sorcières. Nous retrouvons aussi les tantes de Tom, les lamias, qui viennent en aide contre l’ennemi commun.

C’est un roman plein d’aventures, d’actions et de rebondissements. La fin est prévisible, puisque c’est Tom le véritable héros, il faut donc que l’action aille dans son sens pour le voir combattre définitivement le Mal.

Petit bonus avec l’interview de l’auteur, qui reste assez vague sur sa série, ce qui et légitime, mais qui nous apprend que le dénouement final est pour bientôt. J’attends donc la suite avec impatience.


Jeudi 21 février 2013 à 17:39

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/kafka2.jpg"K. entame là un long et harassant combat avec ce mystérieux Château, comme dans Le Procès un autre K. luttait contre un Tribunal omniprésent et pourtant insaisissable.
Le fondé de pouvoir Joseph K. rêvait de se justifier. Le géomètre K. désire être reconnu et accepté. Parviendra-t-il même à prendre la mesure de son impuissance et de son ignorance ?
"

C’est toujours frustrant de lire un roman qui n’a pu être achevé, pourtant, je me demande bien comment il aurait pu se terminer et surtout, sa longueur. Presque 400 pages qui parlent d’un homme arrivant dans un village pour y travailler, mais au final, il ne peut aller là où il a rendez-vous : au château. Du coup, tout un mystère entoure ce lieu qui accueille quelques individus, mais aucun étranger.

Très vite, on pointe du doigt l’administration, première cause de quiproquos et de problèmes, si bien que le personnage principal, nommé simplement K. comme dans le roman Le Procès, reste dans une auberge sans savoir quand il pourra prendre sa place d’arpenteur. Il y fait de nombreuses rencontres qui bouleversent sa vie. Ainsi, il trouve un emploi en tant que concierge dans une école après s’être fiancé avec une femme qui l’a séduite, non par son physique mais par ses relations.

Au final, le roman est long, on ne sait pas réellement ce qui se passe et on espère au final qu’il y aura plus d’action au fil des pages. Grosse erreur, car à part des dialogues sur des choses parfois insignifiantes, K. ne rentrera jamais dans ce château.

Une chose est sûre : le système administratif a profondément marqué l’auteur, pour en parler autant dans ses écrits. Il m’aura fallu du temps pour le terminer, mais au moins, c’est fait, un livre en moins de ma PAL qui commence à bien baisser, espérons que cela continue. Je pensais enchaîner avec des nouvelles de son cru, mais tout compte fait, les vacances arrivent et j’ai une grande envie de m’évader avec un roman fantastique.

Mardi 19 février 2013 à 22:34

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/ledemonduvitrail.jpg"Une malédiction ancestrale.
Un vitrail médiéval hanté par un démon.
Et une série de meurtres effroyables...
Pour la jeune Lin Fox, pas question d'être la prochaine victime.
Lin a dix-sept ans. Son père, un universitaire anglais, décide de s'installer avec sa famille dans un village allemand pour mener des recherches : retrouver les célèbres vitraux médiévaux d'Allerheiligen. Selon la légende, quiconque s'en approche serait condamné à mort. Et c'est Lin qui découvre le premier corps, entouré de verre brisé...
Bientôt, les cadavres s'accumulent. Aidée par son jeune voisin, Lin veut éclaircir ce mystère avant que la mort ne frappe à nouveau. Mais pourra-t-elle arrêter la malédiction ?
"

D’habitude, ce genre de roman reste dans la librairie mais ne vient pas dans ma bibliothèque, mais depuis la lecture des romans de Dan Brown et de Jean-Christophe Grangé, pourquoi ne pas s’intéresser à une auteure anglaise ?

Effectivement, on pense avoir entre les mains un thriller fantastique, mais comme les deux auteurs cités, les événements qui s’enchainent nous ramènent à une réalité difficile à accepter. Des meurtres inexpliqués, une jeune fille curieuse, très mature pour son âge, peut-être un peu trop d’ailleurs, des problèmes de santé qui atteignent sa sœur aînée… Une lycéenne normale si elle n’était pas poursuivie par une entité démoniaque sortie des croyances médiévales.

Ce qui est plaisant dans ce roman, c’est la recherche qu’a fait au préalable l’auteur. Nous plongeons avec plaisir dans l’histoire en se demandant si le démon du vitrail existe réellement ou si les événements sont liés par le hasard, voire par un psychopathe allemand qui pourrait être le voisin de Lin. De plus, les chapitres sont courts mais anticipent à chaque fois une curiosité malsaine, si bien qu’on s’attend sans cesse à un grand malheur qui arrive dans les derniers chapitres, mais on l’attend jusqu’à la scène décrite.

Pas le temps de compatir avec le personnage principal, nous devons à tout prix trouver l’auteur des crimes qui sèment des morceaux de vitraux derrière lui. De manière habile, nos soupçons sont tournés naturellement vers les personnes les plus proches de la famille de Lin, jusqu’à trouver le véritable coupable, que je n’ai, pour ma part, pas soupçonné une minute, même si j’ai trouvé au final que c’était évident.

Ce fut une lecture très agréable, j’ai beaucoup aimé le caractère de Lin, qui jouait parfois le rôle d’adulte à la place de ses parents, que ce soit dans ses actions ou ses paroles. Je pense refaire confiance à cette auteure à l’avenir, bien que je préfère, dans le même genre, la plume de Grangé.

Dimanche 10 février 2013 à 19:23

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/9782266233095.jpg"Évreux, 1788. Avant d’être le professeur préféré de Zoé dans La Maison de la Nuit, Lenobia était « juste » une jeune fille de 16 ans. Fille illégitime d’un puissant baron, elle grandit dans l’ombre de sa demi-sœur odieuse et gâtée, Cécile. Mais le destin intervient : soudain, Lenobia embarque sur un bateau, entourée de jeunes filles, direction la Nouvelle Orléans, où elle sera mariée à un homme riche et puissant. Mais un évêque diabolique la remarque lors du voyage… Lenobia doit fuir et se cacher. La jeune fille saura-t-elle échapper aux dangers qui la guettent et reconnaître le véritable amour quand elle le verra ?"

Lénobia, professeur d’équitation au sein de la Maison de la Nuit, se range du côté de Zoey lorsque la pagaille est semée avec le retour de Kalona sur Terre. On sait maintenant pourquoi avec ce mini roman. Jeune française née dans un siècle et surtout, dans une société qui ne l’accepte pas, elle doit faire face aux problèmes que lui confère sa beauté. Envoyée en Nouvelle-Orléans afin d’avoir une vie meilleure, elle doit affronter la pire espèce d’homme, mais découvre son grand amour, Martin, un jeune créole qui tombe aussi sous son charme.

Lénobia est un personnage très attachant, car elle se bat pour vivre une vie meilleure, elle affronte ainsi l’inconnu, le « Nouveau-Monde ». Le voyage en bateau est loin d’être tranquille avec la présence de l’évêque Charles, un homme d’église monstrueux, obscurci par le pouvoir du Mal qu’il porte. Son amour pour Martin est aussi touchant. Il ne lui faut que quelques semaines pour l’aimer et lui promettre une fidélité sans faille. Bien entendu, on commence à s’habituer aux mauvaises nouvelles dans la série, les deux auteurs jouant avec notre sensibilité, et la voir seule dans la période contemporaine prouve que quelque chose s’est passé pour qu’elle ne puisse vivre son amour pleinement.

Bien écrit, ce roman fait plus office de nouvelle et c’est dommage, c’est le seul petit bémol  de l’œuvre. Pourtant, on ne regrette pas une seconde de consacrer un peu de temps à ce personnage. On en apprend plus sur cette femme qu’on apprécie davantage. Cette petite pause permet également de ralentir l’impatience que nous pouvons ressentir. Patience, le tome 8 arrive !


Jeudi 7 février 2013 à 11:43

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/Sinien.jpg« Dans sa fuite éperdue devant les forces du mal, elle ne sait qui croire ou qui suivre. Derrière elle, le Shegir répand son haleine putride, écrase tout de sa masse hideuse et la traque sans répit. Devant elle, il n’y a rien, que la promesse de sa perte et de celle de la pierre d’Arkem. Alors celle qui n’est pas la déesse de la mort, qui est devenue Sinièn, ne peut que fuir, fuir les ténèbres, fuir la réalité, fuir ceux qui lui veulent du bien : Kéo Seaghan, Mage de Lannilis, son chevalier servant et son persécuteur ; Héran le Prince loup-garou, si beau et si animal ; les magiciennes d’Oonagh et leur rejet des hommes ; le peuple des Elfes dont elle parle la langue sans jamais l’avoir apprise ; la reine des licornes qu’elle reconnaît sans jamais l’avoir rencontrée. »


Le premier tome parlait essentiellement de la renaissance de Yanis, si je peux me permettre, sur sa liberté obtenue grâce à un mage bien étrange. Ce tome est concentré davantage sur le voyage de la vérité, la connaissance d’un passé encore obscur pour la jeune femme. Fuyant le Shegir, c’est aussi un apprentissage qui commence puisqu’elle découvre l’existence de peuples tels que les Elfes, les loups-garous mais aussi sorcières, magiciennes et autres mages.

Cela permet également de découvrir ses sentiments, vis-à-vis de ce qui l’entoure : elle ressent ainsi de l’amour, de la haine, de la jalousie, de la peur… Rebaptisée Sinièn lors du voyage, la jeune femme tombe amoureuse d’une liberté qu’elle pourrait avoir mais qu’elle ne peut atteindre à cause de la pierre d’Arkem qu’elle possède. C’est pourquoi, les instants passés avec Haren, bien que dangereux, sont bons à prendre, car il représente aussi ce qu’elle voudrait voir chez Kéo, le mage qui l’accompagne.

Parlons-en, justement, de ce personnage. Certes, Sinièn et lui sont loin d’être en couple, mais à qui la faute ? Aux deux, bien sûr. Comme le dit si bien Arnégonde, sorcière qui le connaît depuis longtemps, Sinièn ne se contentera pas de miettes et ne pourra se donner à un homme qui semble uniquement désirer un corps et non pas l’aimer, d’où ses petites relations passagères. Sa jalousie est donc malvenue vu son comportement. Donc oui, ce personnage est irritant, car on sait qu’il veut posséder Sinièn, mais sa manière de tout gâcher pour sauver son ego masculin risque de l’éloigner pour toujours de celle qu’il croit aimer. Attendons la suite pour avoir des éclaircissements.

Au fil de la lecture, plusieurs sentiments, les mêmes que ceux de l’héroïne, nous atteignent. On aime comme elle et on haït Kéo quand il va trop loin. Nous vivons l’histoire comme si nous y étions, cachés dans le décor.

L’histoire avance vite mais le chemin est encore long avant de détruire le mal qui se répand. Sinièn en apprend plus sur son héritage et il me tarde de suivre ses aventures. Pour Kéo, je mets une petite réserve, je n’arrive pas à lui faire confiance, à ce satané goujat, j’espère qu’il se rattrapera par la suite, ou qu’il se fera dévorer par les bêtes sauvages, au choix.

Mais une chose est sûre, mon addiction pour cette série augmente au fil des pages. Alors vivement la suite !


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