Mystica

Lectures de Sabbata

Dimanche 23 décembre 2012 à 18:38

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/YanisdeessedelamortMD.jpg"Née dans la douleur et dans la mort, fille d’un démon de Rhynantes et d’une Princesse des Elfes, elle est l’héritière de deux races qui se haïssent et qui ne cherchent qu’à se détruire. Élevée dans les mystères d’un culte issu des profondeurs de temps révolus, elle est l’image radieuse de la mort, la réincarnation d’une déesse terrible. Mais son héritage la tourmente. Que lui veulent cet elfe, cet oiseau noir bavard, ce magicien troublant, et quels sont ces pouvoirs qui la hantent et qu’elle n’ose deviner ? De la pierre pâle aux reflets liquides qu’elle porte depuis sa naissance, elle ne sait rien, sinon qu’elle a en elle une étrange chaleur, et qu’elles sont liées par une puissance inconnue. Mais dans la sombre tour de Ragnarok, les forces issues des ténèbres se rassemblent. Et Raban Siwash, l’Innommable, n’aura de cesse de la rejoindre pour la tuer."

Série en quatre tomes, le second n’est pas encore sorti aux éditions du Riez… L’attente va être longue ! Voire insupportable ! La fantasy n’est pas un style aisé, mais bien utilisé, on peut s’attendre à une œuvre qui vaut le coup et c’est le cas ici.

Contrairement à d’autres romans, l’histoire commence avant la naissance de celle qui possède un destin extraordinaire. On apprend qu’elle est issue de l’union de deux peuples ennemies et que l’enjeu de sa naissance est plus grand qu’on ne le croie.

L’histoire est passionnante et grande joie, on ne se perd pas dans les noms compliqués dès la première page. Bien au contraire, tout arrive progressivement pour ne pas nous brusquer, si bien que la retenue des noms est plus simple.

L’écriture est aussi très belle. La lecture fluide permet de nous échapper de la réalité durant 300 pages qui se lisent très vite. Yanis est parfois touchante, parfois agaçante, mais la liberté va sans doute la changer pour qu’elle accepte enfin son destin et ses souvenirs.

 

La fin est  brutale dans le sens où le livre s’arrête à un moment d’attente. Que va-t-il se passer ensuite ? Le tome 2 sort en janvier 2013 et je l’attends avec une grande impatience. De plus, il semblerait que l’auteure soit de la région, ce sera une excuse de plus pour aller visiter Lyon !

 



Vendredi 21 décembre 2012 à 19:00

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/Nervallesfillesdufeu.jpg«Les Filles du feu précédant Les Chimères, c'est la quête d'un or philosophal qui n'existe pas, mais dont Nerval a cru percevoir l'éclat dans l'alternance des jours et des nuits. Les Chimères à la suite des Filles du feu, c'est l'or poétique enfin trouvé, mais qui ne brille que sur fond de ténèbres.» Gérard Macé.

Recueil de nouvelles du grand Nerval, auteur du XIXe siècle, Les Filles du Feu possède sept nouvelles qui ont pour titre le nom d’une femme, objet principal de la nouvelle, valorisée, voire parfois glorifiée. De la simple fille au cœur pur à l’actrice jouant avec les sentiments des hommes afin de comprendre leur degré d’ « amour », chacune d’elles se voit attribuer une histoire différente où leurs valeurs morales sont mises en avant, contrastant parfois avec la fourberie ou la naïveté des hommes.

Autre chose très particulière, chaque nouvelle est liée avec les autres grâce à un détail : parfois, c’est uniquement l’évocation du nom de la femme qui apparaîtra dans la nouvelle suivante (Sylvie qui apparaît dans la nouvelle « Angélique », Isis dans « Octavie »), un lieu, comme Naples, le narrateur, qui semble être en lien avec toutes les nouvelles. Il semble donc qu’il y ait un fil directeur qui unit le recueil. Nerval s’essaie aussi au théâtre avec « Corilla ». Bonne surprise, cela marche à merveille, malgré sa taille (un simple acte).

Des thèmes sont souvent apparents : on remarque le thème de la comédie avec l’allusion au théâtre, d’acteurs. Il y a aussi des références à d’autres œuvres littéraires antérieures (on pense aux Métamorphoses d’Apulée qui consacre un chapitre entier sur Isis, ici, c’est une nouvelle entière plus l’allusion dans la nouvelle « Octavie »), sans oublier une forte référence à l’histoire.

Ensuite, arrive la section poésie avec des sonnets qui ont pour sujet la culture antique et biblique, on est plus dans de l’imaginaire cette fois-ci. On peut dire que c’est une œuvre complète.

J’ai eu une petite préférence pour la nouvelle « Isis », même si je me suis régalée avec le recueil en général. Il a fallu en revanche passer la première nouvelle pour vraiment entrer dans le livre, mais plus les pages tournent, plus les nouvelles sont courtes, pour le plaisir des lecteurs qui voudraient passer à autre chose.



Vendredi 21 décembre 2012 à 18:38

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/lestroismousquetairescouv.jpg"D’Artagnan, un jeune homme ambitieux, rejoint à Paris la compagnie des mousquetaires du roi. Il s’y fait trois amis, Athos, Porthos et Aramis, ardemment dévoués à la reine de France, Anne d’Autriche, compromise dans une affaire d’État. 
Face à eux, deux ennemis s'activent : le cardinal de Richelieu et la redoutable Milady. Qui va gagner ? 
Sur les pas des mousquetaires, le lecteur est entraîné dans un roman historique où, sur fond de guerre contre les Anglais, s’enchevêtrent rivalités politiques, trahisons, secrets de famille et intrigues amoureuses."

Même si je connaissais déjà Dumas pour un autre roman plus fantastique, je me suis plongée dans ce roman historique avec un très grand plaisir. Bien entendu, je connaissais déjà le roman à travers de nombreux films et téléfilms et grâce aux professeurs.

L’écriture est fluide, si bien que le livre se lit rapidement. Ce n’était peut-être qu’une version abrégée, car je n’ai pas trouvé de descriptions trop longues, souvent un obstacle pour la lecture. Les personnages sont attachants, les actions qui se succèdent apportent beaucoup de dynamisme.

On sent tout de même un parti-pris pour D’Artagnan contre Milady à travers un vocabulaire mélioratif pour l’un, plus péjoratif pour l’autre, nous conduisant ainsi vers le personnage qui représente la justice.

Pour tout public, ce roman plaira sans doute dès l’âge de l’enfance, c’est le genre de classique qu’il faut avoir dans sa bibliothèque pour le faire découvrir à plusieurs générations. C’est, dans la littérature, une valeur sûre.

Vendredi 7 décembre 2012 à 17:14

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/1Q843.jpg"Ils ne le savaient pas alors, mais c'était là l'unique lieu parfait en ce monde. Un lieu totalement isolé et le seul pourtant à n'être pas aux couleurs de la solitude. Le Livre 3 fait entendre une nouvelle voix, celle d'Ushikawa. Et pose d'autres questions : quel est ce père qui sans cesse revient frapper à notre porte ? La réalité est-elle jamais véritable ? Et le temps, cette illusion, à jamais perdu ? Sous les deux lunes de 1Q84, Aomamé et Tengo ne sont plus seuls. "

La boucle est bouclée. Nos deux personnages principaux se retrouvent enfin pour ne plus jamais se quitter. Pourtant, cela n’était pas simple au début. Aomamé obligée à rester enfermée après sa dernière mission, Tengo près de son père mourant, comment faire ?

L’introduction d’un troisième point de vue était intéressante, car on avait ainsi plus d’informations sur certaines scènes, mais on voit bien que ce personnage ne peut faire partie du monde des deux protagonistes cités plus haut. Cela rajoute également du piquant à l’histoire.

Dans ce troisième tome, la réalité et l’imaginaire ne font qu’un, sans oublier la venue des souvenirs du passé qui prennent forme, mais tout est permis en 1Q84. Ainsi, Aomamé peut devenir mère sans avoir eu de rapports avant, mais pour cela, il faut bien entendu un être intermédiaire, celui qui sert de gardien entre les deux mondes (pour cela, il faut être attentif au tome 2, mais des indices et des rappels sont aussi présents dans ce dernier tome).

Au final, Aomamé et Tengo sont bien liés depuis leur enfance, comme si, dans la salle de classe, un lien s’était secrètement créé. Notons qu’étrangement, le chiffre 10 a toute son importance et revient fréquemment, comme si c’était l’âge initiatique.

Pour ce qui est de la sortie des personnages de l’année 1Q84, ce que cherche à faire Aomamé, je ne suis pas sûre que cela soit une réussite. Au contraire, dans les dernières pages, on a plus l’impression que le passage de 1Q84 à l’année 1984 se referme pour s’ouvrir ailleurs (cf : la petite chose et le tigre d’Esso).

Sinon, au niveau de l’histoire, j’ai tout simplement aimé. C’est le genre de roman qui vous marque par son originalité, mais aussi par rapport à son contenu. Autant le premier tome me laissa perplexe, sans voix, le second me donna envie de terminer l’aventure, autant ce dernier tome me laisse ravie.

Très bonne découverte, cela me donne davantage l’envie de connaître les autres œuvres de cet auteur. Mais avant, il est temps de passer à un autre univers.



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