Mystica

Lectures de Sabbata

Vendredi 18 novembre 2011 à 17:19

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/lecriduloup.jpg"Anna est un loup-garou. Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du roi des loups-garous débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago... et qu il insuffle à Anna un pouvoir qu elle n avait jamais ressenti."


Amateurs de la série Mercy Thompson, ce livre est fait pour vous !

L’auteur nous emmène une fois de plus dans l’univers des loups-garous en écrivant une histoire en lien avec la meute des Tri-Cities, puisque nous allons dans le Montana, l’Etat du Marrok Bran Cornick. L’action centrée sur Anna, louve-garou depuis trois ans maltraitée par son ancien alpha Léo, on la retrouve ici avec Charles, après qu’il soit venu l’aider. Charles est le fils du Marrok, mais aussi le frère de Samuel, connu pour être l’ancien amoureux de Mercy, et le compagnon d’Anna.

Par ailleurs, on apprend qu’Anna est un Oméga, soit un loup-garou puissant qui peut contrer les ordres des alphas et apaiser les loups autour d’elle. Elle découvre une grande attirance pour Charles, le compagnon de sa louve qu’il l’a accepté avant elle. Leur histoire d’amour se crée en douceur pour le plus grand plaisir des lecteurs.

Une menace plane sur la meute, puisqu’il semblerait qu’un loup solitaire sème la panique dans les environs, mais la menace semble être étroitement avec le passé d’Asil, un loup dominant de la meute, autrefois compagnon d’une Oméga.

Alors qu’on parle beaucoup de Bran dans la série Mercy Thompson sans le voir (ou très peu), on découvre ici sa personnalité, protecteur envers ses fils et toute sa meute en général, on découvre un peu plus sur son passé. On connaissait déjà ses origines galloises, puisque Samuel a montré dans Le Baiser de Fer qu’il maîtrisait la langue, mais nous avons ici quelques informations supplémentaires, y compris pourquoi il prend une compagne qu’il n’aime pas d’amour. Tout s’éclaire dans les dernières pages sur sa personnalité.

On découvre également un Charles attachant malgré son statut d’assassin pour son père, il semble seulement maladroit parfois avec Anna, il a une certaine ressemblance avec le personnage de Clay dans la série Les Femmes de l’Outremonde.

Bien écrit, le lecteur est captivé par l’histoire du début à la fin. Les bons livres sur les loups-garous se font rares, mais Patricia Briggs semble être la maîtresse en la matière.

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Samedi 12 novembre 2011 à 17:34

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/LheritieredOwlon.jpg"Écrire un polar, c est finalement comme composer une musique. On pourrait alors se laisser tenter par un univers jazzy, donner dans la quarte, style be-bop. Mais on s aperçoit très vite que le rythme binaire convient le mieux. Aussi, même si l on ne veut pas faire d infidélités au jazz, on doit reconnaître qu écrire un polar, c est une démarche très rock n roll."


Même si à chaud, l’avis est partagé, il est plus positif que négatif, c’est pourquoi, je préfère commencer par le « pire » si on peut dire pour finir sur le « meilleur ».

L’histoire est plutôt courte, quoique ce ne soit pas un grand problème en soi, puisqu’elle permet d’être vite lue. Les chapitres sont très bien répartis, du coup, c’est plus facile pour pourvoir s’arrêter dans la lecture.

Mais ce qui est gênant, c’est la place que prend l’héroïne. Elle est un peu trop effacée, ce qui est dommage car s’il y avait eu un petit peu plus de scènes consacré à elle, c’était possible de la rendre plus accessible. D’un autre côté, n’est-ce pas fait exprès pour renforcer la personnalité du personnage, qui est au final comme une sorte de créature éphémère, bien loin de la réalité, comme un personnage de rêve par exemple ? Hypothèse qu’on peut prendre en compte.

Dernier point négatif (qui deviendra sans doute un point positif comme les précédents) : les explications qui ne sont pas assez clairs, le manque de précision. Ce n’est vraiment pas grand-chose, mais c’est un peu gênant parfois.

En revanche, pas mal de bons points, à commencer par l’écriture qui est tout simplement superbe, on croirait lire un livre du XIXe siècle, un peu dans la même veine que Baudelaire dans certains passages, sans oublier la chronologie très bien respectée.

Le réel et la fiction se mélangent à merveille, si bien que le roman devient passionnant, on pourrait facilement se laisser bercer par une histoire qui devient une sorte de légende urbaine qu’on s’échange lors des discussions festives.

L’histoire change du fantastique actuel qui tourne autour des mythes du vampire, donc on souffle un peu et cela rend l’œuvre originale, une sorte de pause entre deux romans sanguinaires qu’on s’apprête à lire (comme c’est mon cas).

Si l’auteur a d’autres projets de cette qualité, je suis prête à le suivre.

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14/15 Imaginaire

Vendredi 11 novembre 2011 à 18:41

C'est toujours utile de lire des avis concernant son œuvre, c'est pourquoi, en fouinant un peu sur internet, j'ai vu que certaines personnes avaient partagé leurs impression. voici ce que j'ai trouvé dernièrement, en espérant que ça vous donnera l'envie de lire L'Enfant de la Délivrance :

Sur le blog de Mystral que vous pouvez retrouvez ici
mystral.over-blog.com/article-l-enfant-de-la-delivrance-cyndie-soue-83937388.html :

"Note globale : 3/5

  Juliette se réveille d'un coma de 3 ans, âgée de 8 ans elle fait connaissance de Lucien, l'homme qui la veille depuis son admission à l'hôpital, Lucien adoptera Juliette et l'élèvera au sein de sa splendide propriété. C'est à l'âge de 20 ans que Juliette comprendra exactement ce que fait réellement son père dans la vie : il est tueur professionnel et toutes les personnes présentes dans leur demeure travaillent pour lui.

Juliette est un personnage dépourvue de sentiment, toutes ses décisions sont assumées et jamais regrettées, être tueuse professionnelle est un de ses choix et Juliette va exceller dans son job.

Toujours un peu de mal avec le changement de narrateur en milieu de roman. Cyndie SOUE nous présente donc deux personnages totalement différents et pourtant proches : la première partie du roman est consacrée à Juliette alors que la deuxième partie nous présente Charlène.

Juliette, devenue tueuse professionnelle pour le compte de son père, personnage qui n'est pas farouche, elle cumule les amants et ne croit pas en l'amour, elle n'éprouve donc aucun sentiment et a donc tout pour être la meilleure des tueuses pro. Amants ou amis, si on lui donne un contrat, quelque que soit la personne à abattre, elle n'hésite jamais et ne regrette rien.

Charlène est une jeune fille aux gènes génétiques très complexes, elle a du sang d'humain, de sorcière, de vampire et de loup-garou du coup elle est régulièrement victime de métamorphoses qu'elle n'arrive pas toujours a gérer seule. Elevée par sa grand-mère maternelle, Charlène croit en l'âme soeur et est réticente envers quelconque violence. Son jeune âge l'a rend innocente et naïve.

Cyndie SOUE n'hésite pas à faire mourir ses personnages sans aucun état d'âme et un peu rapidement, du coup elle se débarrasse des personnages secondaires qui avaient un rôle plus ou moins intéressants dans son récit pour pouvoir continuer sans que ceux-ci deviennent gênants.

Petite référence à Anita Blake au-cours d'un dialogue qui fait sourire, mais dans l'ensemble le roman de Cyndie SOUE est différent de l'Exécutrice, mis-à-part la violence très présente dans son roman.

Idée intéressante pour le premier vampire créer, victime d'une malédiction."



Autre commentaire sur Amazon cette fois de la part de Chacha
www.amazon.fr/LEnfant-Delivrance-Cyndie-Soue/dp/2917089636/ref=sr_1_1 :

"J'ai adoré ce livre. Les personnages (vampires, loups, humains) sont tous des assassins sans pitié, sans sentiment et n'ont pas froid aux yeux. Les relations entre ces personnages sont professionnel et sexuel point bar. Seul le véritable amour leur ouvre les yeux et les rends vulnérable et dans ces cas là c'est pas une partie de plaisir. Ceci est pour la partie 1 du livre. Dans la partie 2 c'est moins rude et beaucoup plus emotionnel, les personnages sont plus sympathique et ont l'esprit de famille, ce qui ne l'empeche pas d'avoir son lot d'horreur... car les "assassins" sont toujours d'actualité. Enfin bref, ce livre est top du début à la fin. Le suspence est intense et il y a beaucoup d'action. J'ai hate de lire le prochain roman de cette auteure qui j'espere sera aussi bon."



Mercredi 9 novembre 2011 à 21:06

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/Flirt.jpg"When Anita Blake meets with prospective client Tony Bennington, who is desperate to have her reanimate his recently deceased wife, she is full of sympathy for his loss. Anita knows something about love, and she knows everything there is to know about loss. But what she also knows, though Tony Bennington seems unwilling to be convinced, is that the thing she can do as a necromancer isn't the miracle he thinks he needs. The creature that Anita could coerce to step out of the late Mrs. Bennington's grave would not be the lovely Mrs. Bennington. Not really. And not for long."


Première critique sur un livre lu dans sa version originale, si ce n’est pas beau tout ça. Alors déjà pourquoi le lire en anglais et non pas en traduction française ? Tout simplement parce que j’ai pu continuer cette série en anglais quand une vilaine maison d’édition française à lâcher l’affaire au tome 9. Du coup, fan de l’auteur, il fallait bien trouver une autre solution : lire en anglais, ce n’est que comme ça qu’on peut progresser dans la langue de Shakespeare. Sans oublier que pour le défi lecture, ce serait idiot de ma part de ne pas mettre au moins UN Laurell K Hamilton.

Dix-huitième tome de la série Anita Blake, Laurell K Hamilton nous donne un livre bien petit contrairement à d’autres. Pas très épais donc, l’histoire est malheureusement très simple, trop même. On retrouve Anita dans son premier travail, celui de réanimatrice. Elle accueille deux clients dans son bureau et refuse de réanimer leur proche car tous les deux ont des raisons peu valables. Bon, jusqu’à présent, c’est une situation basique, on peut passer à la suite.

Elle retrouve ses hommes (oui, oui, elle en a plusieurs, la veinarde) pour un déjeuner, très simple ici aussi. Puis l’histoire se corse : on la kidnappe pour l’obliger à relever un mort. Voilà, toute l’intrigue est ici et bien que j’adore cette série, c’était vraiment juste. On a l’impression qu’il manque des choses, comme si l’auteure n’était pas allée aussi loin qu’elle le peut d’habitude.

Bon point tout de même, il y a contrairement à d’autres romans seulement une scène torride, qui de plus, est assez soft au niveau de la description et la petite BD en fin de livre est mignonnette.

C’est vraiment dommage, Anita a le droit à un autre homme dans son entourage qui ressemble plus à un pantin qu’à un homme. Est-ce qu’il va rester ? On verra dans le tome suivant.

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13/15 Imaginaire

 

Mercredi 9 novembre 2011 à 19:03

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/penseesdepascal.jpg"En 1656, après une existence mondaine où il cherche la gloire par l'exploitation de ses recherches scientifiques, Pascal entreprend une Apologie de la religion chrétienne que sa santé ne lui laissera pas le temps d'achever et dont nous restent seulement les fragments des Pensées. Le genre apologétique alors n'est pas nouveau. Mais Pascal écarte les démonstrations métaphysiques, inutiles et incertaines. Parce qu'il s'adresse au libertin, figure de l'incroyant, il ne parle pas d'emblée le langage de la foi que son interlocuteur ne recevrait pas : il ne part pas de Dieu pour aller à l'homme, mais de l'homme qui cherche le bonheur pour le tourner vers Dieu. Le lecteur devient donc partenaire d'un dialogue : il s'aventure dans une démarche où tout son être est engagé et qui doit le conduire à se mettre en chemin vers un Dieu que ne chante plus l'harmonie brisée du cosmos, un Dieu plus que caché : un Dieu qui se cache. Et celui qui laisse les espaces infinis à leur effrayant silence est le même qui murmure à l'âme : « Console-toi, tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais trouvé. »"


Première chose que l’on se dit quand on finit ce livre, c’est : « Enfin ! » Je défie quiconque qui voudra lire ce livre par pur plaisir, sans pensée derrière la tête.

Première chose qu’il faut noter : c’est long, très long. En très gros, on prend toutes les pensée qu’a écrit Pascal et on le met dans un livre qu’on publie et qu’on fait lire aux pauvres étudiants qui ont le malheur de s’intéresser à la littérature, à la philosophie, à la religion,…

Pour situer un peu le personnage, il faut savoir que Pascal était très pieu. Du coup, il parle surtout de la religion et fait l’éloge du christianisme, et critique voire supprime les autres de sa connaissance. Pour lui, il possède la vérité sur Dieu, peu importe alors votre vision des choses, ce n’est pas bon car il dit détenir les preuves suffisantes pour mettre en avant SA religion.

Il parle également du comportement humain et là, il faut avouer que par moment, notre cher Pascal n’a pas tort. En effet, on le sait tous, l’homme est imparfait, il consacre alors une bonne partie de son œuvre pour dénoncer ce que l’homme fait de pire.

Par moment, on a presque envie de le comparer à Rutebeuf. Tous les deux ont les mêmes sujets de prédilection, seule la langue et donc la forme de leur écrit changent : Rutebeuf préfère la versification, norme de son époque, ainsi qu’une langue accessible. Au contraire, Pascal choisit un aspect fragmentaire et un français haut, dans les normes de la cour.

Il faut essayer de se rassurer : on peut apprécier cette œuvre pour son aspect philosophique, un livre qui vous demande de vous questionner est toujours bon à prendre, sauf quand on force à trop s’en poser.

 

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