Mystica

Lectures de Sabbata

Mardi 29 mars 2011 à 19:17

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/9782265076808FS.gifEn quittant son ami David pour épouser un amour de jeunesse, Janine Hartschorn a fait l'erreur de sa vie. Mari qui se révèle psychotique, grossesse imprévue, accouchement catastrophique où elle perd son enfant et frôle la mort. Mais ce n'est là que le début de ses épreuves. Car quand son sort était encore incertain et qu'elle était plongée dans le coma, elle s'est retrouvée dans un lieu étrange, au bord d'une rivière, sous un ciel constellé d'étoiles pourpres. Et, comme dans la mythologie grecque, Charon, le nocher des Enfers est venu à sa rencontre pour la conduire de l'autre côté du Styx. Dans un ultime sursaut de révolte, Janine a refusé de le suivre. Mais le passeur n'accepte pas un tel rejet des règles. Déterminé à emmener la jeune femme avec lui, il la traque d'abord dans ses rêves, puis jusque dans notre monde.


Il faut avouer que le sujet est intéressant. La grande question de ce livre est l’existence ou non d’un monde après la mort selon les croyances. On peut également se demander si la religion chrétienne s’est bien fondée à partir de rien ou s’il y a un reste des croyances polythéistes, ce qui est le cas ici. On fait référence au passeur du Styx, cette créature sur sa barque qui demande de l’argent pour le passage vers les Enfers.

L’héroïne nommée Janine, après avoir perdu son enfant, rencontre dans son coma ce passeur qu’elle personnifie. Arrive alors de nombreux événements qui bouleverseront sa vie : l’amour renaissant avec son ex, la vengeance d’un autre, une nouvelle amante pour une amie, des revenants…

Il n’y a pas vraiment de personnages attachants, mais certains se démarquent par leurs gestes, leurs émotions. 

Je dois avouer que faire une critique sur ce livre est bien difficile, tout simplement parce qu’à part faire passer le temps, ce n’est pas un livre que j’ai trouvé très utile pour ma culture personnelle. Bien que le sujet m’intéresse, à savoir s’il y a une autre vie après celle que nous vivons sur terre, j’ai trouvé que l’auteur dans son écriture manquait d’un petit je ne sais quoi afin de pimenter l’œuvre. Les héros, malgré leur histoire et leurs mésaventures, s’en sortent plutôt bien dans certaines situations, trop bien même pour que cela paraissent réaliste. 

Vous me direz que ce n’est qu’un roman, mais certains auteurs arrivent pourtant à entraîner le lecteur là où ils le souhaitent. Alors c’est peut-être aussi de ma faute, je n’étais peut-être pas conditionné pour le lire, mais d’après cette lecture, je ne trouve pas un grand intérêt pour ce livre. Il est à lire histoire de passer le temps, rien de plus.

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5/15 Imaginaire

 

Jeudi 10 mars 2011 à 18:46

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Riche bourgeois romain de trente-cinq ans, Dino est un peintre raté. Par désoeuvrement et par curiosité, il devient l'amant de Caecilia, une jeune modèle de dix-sept ans. Cette liaison semble destinée à sombrer dans le gouffre de l'ennui quand soudain tout bascule : Dino est happé par une étrange passion, une fascination pour Caecilia qu'il ne comprend pas. Dans ce roman simple et fort publié en 1960, Alberto Moravia revient à l'un des thèmes centraux de son oeuvre : la crise des rapports de l'homme et de la réalité. Il analyse avec lucidité mais non sans poésie l'incapacité de son personnage à accepter le monde extérieur et à communiquer avec lui.
 

On a affaire dans cette histoire à un personnage complexe : un homme qui s’ennuie, comme l’indique le titre, qui possède une théorie sur la création du monde mais s’arrête dans sa réflexion car l’ennui le rattrape. Alors qu’il peint depuis une dizaine d’années, Dino se rend compte que cette activité l’ennuie encore une fois, que la vie tout simplement l’ennuie. 

Quand on est face à un personnage tel que lui, que faire ? Dino essaiera de combler se vide en essayant diverses choses : avoir une relation avec une femme qu’il trouve inintéressante, banale mentalement parlant, il tentera pourtant de s’y attacher et de comprendre ce qu’elle pourrait lui apporter. Notre personnage cherche également à expliquer son comportement, presque comme pour se justifier auprès des lecteurs de son état mental, de sa façon de voir la vie qui semble être complètement différente de la nôtre. 

Cette complexité du personnage est innovante, car on veut le comprendre sans toutefois pouvoir y arriver.sa relation amoureuse ne le satisfait pas, sa situation social lui semble éphémère, le monde ne l’intéresse pas, un peu comme le héros de Procès-verbal de Le Clézio. 

Roman des années 60, ce livre ne m’a pas plu au début, c’est pourtant une lecture riche qui m’a permis de remettre en question le personnage principal, a-t-il raison de penser comme il le fait ou faut-il qu’il laisse son esprit échapper à son contrôle obsessionnel de vouloir tout remettre en cause ?

Lecture déconseillée pour décompresser dû aux nombreuses prises de tête, mais conseillée pour les amoureux des histoires hors du commun qui parle de la nature humaine, si complexe.

Mercredi 2 mars 2011 à 17:29

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Quand il l'embrassa, Leya se sentit prise de vertige. Les lèvres de Brian avaient la douceur exquise d'un rayon de soleil qui aurait paresseusement glissé au creux de son cou, vers l'échancrure de son décolleté, là où son cœur battait à coups sourds. "Abandonne-toi, lui disait Brian, tu en as tellement envie... pourquoi nous refuser ce plaisir ?" Mais en contrepoint à cette ensorcelante mélopée, Leya entendit une autre voix, intérieure celle-là, qui lui chuchotait : "Il est trop tôt, Leya, si tu cèdes maintenant, Brian t'échappera..."

Une histoire digne des éditions Harlequin. Leya est une femme qui se dit banale alors qu’elle possède tous les atouts qu’un homme désire, à part son caractère spécial qui la rendra au finale plus intéressante pour le héros. 

Brian est quant à lui l’homme type de ce genre de roman à l’eau de rose : beau, intelligent, le genre d’homme qui vous promet le septième ciel et qui arrive à vous y emmener, avec une bonne situation financière. C’est une vraie tête à claque qui devient attendrissant au fur et à mesure de l’histoire. 

Quand on réunit les deux protagonistes, c’est une vraie étincelle, un feu d’artifice. Ils sont faits l’un pour l’autre, sont littéralement fous amoureux. Tout est parfait. 

Dans cette histoires, nos deux héros jouent au chat et à la souris : ils s’attirent physiquement, mais l’héroïne a peur de succomber et d’être prisonnière d’un amour qui pourrait être à sens unique, puis lorsqu’enfin, elle décide de répondre à ses pulsions, à l’ivresse de cette passion qui la dévore, c’est lui qui refuse car elle n’a pas entièrement confiance en lui. Bref, il faudra attendre un long cheminement pour que les deux héros succombent enfin à leur désir de s’unir. 

Mon avis sur cette histoire ? Bien que je ne sois pas fan extrême d’Harlequin, j’avoue avoir dévoré ce roman. Après tout, quelle femme n’a jamais rêvé d’être le centre d’attention d’un bel homme ? D’être aimé pour ce qu’elle est ? Qui n’a jamais rêvé de tant d’amour, d’attention ?

Alors effectivement, ce n’est pas de la grande littérature, mais que cela est reposant de lire un live sans prise de tête ! Je recommande donc ce livre à toute romantique qui sommeille en nous, évadons-nous !

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 1/1 Harlequin

Mercredi 2 mars 2011 à 13:01

http://mystica.cowblog.fr/images/Lectures20102013/Limperatricedesetheres.jpgUn majestueux palais que l'on croirait sculpté dans la glace, une impératrice aussi sublime qu'ensorcelante, un monde paradisiaque où vivent des êtres purs... La légende du Royaume éthéré fascine les enfants des Cavernes, ces grottes où vivent les hommes. Mais lorsque Bipa, l'une d'entre eux, partira à la recherche d'Aer, un garçon qu'elle adore détester, elle croisera en chemin des créatures animées d'une inquiétante puissance magique. À bien y réfléchir, c'est à se demander si cette terre idéale ne cache pas un désert de givre... et de mort.

Par où commencer ? Le thème est basé sur le voyage vers l’inconnu, comme beaucoup d’autres romans de cette auteure espagnole (Deux Cierges pour le Diable, L’Elfe Fenrir…). Nous avons ici affaire à un monde qui nous paraît inexistant, imaginaire. Cependant, nous pouvons interpréter cette œuvre comme une réponse de l’époque glaciaire inconnue pour nous autres, contemporains. De nombreux indices peuvent nous faire penser que l’histoire se situe pendant la préhistoire, ce qui expliquerait la croyance de la déesse liée à la terre. Pourtant, des doutes naissent au fur et à mesure de l’histoire.

Le livre se lit vite, il n’y a aucune prise de tête. Comme Bipa, l’héroïne de cette histoire, nous allons au fur et à mesure des pages vers une terre inconnue qui nous fait peur, car l’homme a peur de ce qu’il ne peut pas voir. Nous ne savons pas si l’entreprise de ce voyage était une si bonne idée jusqu’à arriver au lieu inconnu.

Mais ce roman n’est-il pas plutôt une réflexion sur la vie que nous menons ? Qu’est-ce qui nous attend en terre inconnue ? Cette terre inconnue est-elle la mort ou une sorte de seconde vie ?

Bien que ce livre soit rangé au rayon jeunesse, je me suis posée beaucoup de questions, bien plus qu’en lisant du Stephenie Meyer, par exemple. L’auteur a le don de nous emmener vers des mondes inaccessibles en nous laissant à la réflexion personnelle.

A lire pour ceux qui aiment l’aventure.

Si certains sont intéressés, voici sa bibliographie (traduit en français) :

- Les Chroniques de la Tour (trilogie)
- L'Elfe Fenrir (prélude de la trilogie)
- Deux Cierges pour le Diable

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4/15 Imaginaire

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